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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 11:21

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Entretien avec Miguel Romero, militant de la Gauche anticapitaliste (« Izquierda Anticapitalista », section de la IVe Internationale dans l’Etat espagnol) et rédacteur de la revue « Viento Sur ».

D’où vient cette extraordinaire mobilisation qui secoue l’Etat espagnol ?

Pour comprendre, il faut remonter à la grève générale du 29 septembre 2010, contre le projet de réforme des retraites. Par rapport à ce qu’on avait connu les années précédentes, la grève avait été un succès. Un quart de la population environ y avait participé. Il faut savoir que le nombre de grèves a chuté ces dernières années dans l’Etat espagnol; il y a un dialogue permanent entre les syndicats et le patronat sur les salaires et toutes les autres questions. La grève marquait donc une remobilisation sociale.

Mais une offensive médiatique a immédiatement été déclenchée, présentant le mouvement comme un échec. Les directions syndicales ont été fortement impactées par cette campagne et la mobilisation est restée sans précédent. Il n’est pas sûr qu’un nouvelle appel à la grève aurait été couronné de succès, mais il aurait lancé un message de détermination et de courage: « nous restons opposés au projet du gouvernement ». Au lieu de cela, les syndicats ont négocié avec le gouvernement et accepté la réforme des retraites, moyennant quelques modifications mineures.

Le bilan est très lourd pour le monde du travail : les actifs de 40 -45 ans, lorsqu’ils seront à la retraite, toucheront une pension inférieure de 20% à la pension actuelle. Cet accord a semé la frustration mais aussi la passivité dans le mouvement ouvrier. Par contre, il a suscité la colère des jeunes qui s’étaient investis dans la grève, avaient été solidaires des piquets, etc. L’idée s’est répandue qu’il n’y a rien à attendre des syndicats majoritaires. Quant aux syndicats minoritaires, comme la CGT, ils ont peu de poids. Ils auraient la force pour devenir une référence, mais leur ligne sectaire les en empêche. Dans ce cas-ci, ils se sont contentés d’une déclaration. Les conditions étaient ainsi réunies pour qu’une initiative émerge de la jeunesse elle-même.

Quels secteurs de la jeunesse sont à la base du mouvement ?

Début 2011, on sentait une certaine tension dans les universités. Mais, au niveau de la gauche anticapitaliste, nous étions assez pessimistes. Nous notions surtout l’absence de perspectives : l’impasse sociale se prolongeait. En mars, au Portugal, un appel « Jeunes précaires » était lancé sur internet et débouchait sur une extraordinaire manifestation de 250.000 personnes, à Lisbonne. La manifestation avait très peu de contenu politique : « Nous sommes humiliés » ; « Nous sommes la génération la plus formée et nous sommes au chômage ou dans des boulots précaires ». Mais le nombre de manifestants était impressionnant.

Cet exemple a eu un effet immédiat dans les universités espagnoles, notamment à Madrid. Il faut savoir que le chômage frappe presque 20% de la population, soit 4, 9 millions de personnes. Le chômage des moins de 25 ans est de 40, 5%. La plupart des jeunes entre 20 et 30 ans survivent grâce à des petits boulots, avec 600 Euros par mois. Ils ne sont donc pas en situation d’avoir une vie indépendante de la famille.

C’est ainsi qu’une centaine d’étudiants ont formé le groupe « Jovenes sin futuro » (« Jeunes sans avenir »). La plateforme se décrivait comme une initiative de jeunes « Sin curro, sin casa, sin pension, sin miedo » (« Sans boulot, sans maison, sans pension, sans peur »). Le plus important dans cette énumération est « sin miedo » (sans peur). J’ai interviewé ces jeunes à l’époque, pour "Viento Sur". Ce sont des personnes intelligentes et modestes. Leur plateforme a appelé à une manifestation pour le 7 avril. On y attendait quelques centaines de personnes. Ils étaient 4.000 à 5.000.

Le succès de la manifestation du 7/4 a incité les organisateurs à convoquer une autre manifestation, pour le 15 mai. Entre-temps était apparu un autre groupe : « Democracia real ya » (« Une vraie démocratie, maintenant ! »). Sa plateforme était très faible politiquement. Sur le plan social, elle se prononçait contre le chômage, contre la dictature du marché, etc. Mais, sur le plan politique, elle se disait « « ni de droite, ni de gauche ». Dans la gauche radicale, cette initiative est apparue comme très suspecte, car nous devons faire face aujourd’hui dans l’Etat espagnol à une droite très agressive. Par ailleurs, personne ne connaissait les initiateurs de ce groupe.

A l’origine, « Democracia real ya » était exclusivement madrilène. Des appels étaient lancés aussi dans d’autres villes. Les rassemblements y étaient très modestes mais, à Madrid, la manifestation a rassemblé de 20.000 à 25.000 personnes. C’était un cortège très combatif et joyeux, très différent des manifestations traditionnelles, qui sont ennuyeuses. La manifestation se terminait à la Puerta del Sol, avec des discours très à gauche, très critiques du syndicat majoritaire, prononcés non par des jeunes mais par des personnalités, notamment Carlos Taibo – un professeur d’université, libertaire.

Il y a avait un petit groupe de black blocks dans la manifestation, comme c’est souvent le cas. Ils ont provoqué des incidents. Mais la répression a été très forte. Quatorze d’entre eux ont été arrêtés. Cela a entraîné une solidarité immédiate contre la police. C’est là qu’une série de gens, totalement inconnus, inorganisés, ont eu une idée géniale : organiser un campement sur place, jusqu’au lendemain, à la Puerta del Sol. L’initiative était très sympathique, même si elle pouvait sembler bizarre. Vingt ou trente personnes à peine sont restées sur place. Pourtant, l’initiative a fait boule de neige. Une première fois délogés de la place par la police, le 16 mai au matin, une centaine de personnes étaient présentes au tribunal. L’après-midi, quelques centaines, voire quelques milliers de gens se rassemblaient à la Puerta del Sol.

La sympathie dans la population était énorme. Les rassemblements tous les soirs à 20H grossissaient : 15.000, puis 20.000 personnes. Du coup, la campagne électorale était complètement escamotée. Des rassemblements étaient organisés dans plus de cent villes. Une ville comme Valence, qui est très à droite, a vu un rassemblement de 10.000 hier. On n’avait pas vu ça depuis très, très longtemps. Il y a eu récemment 15.000 manifestants à Barcelone, 30.000 à Madrid – tellement de monde que l’accès à la place n’est plus possible.

Le rassemblement de vendredi était interdit par la Junta electoral. Le Ministre de l’Intérieur devait donc donner l’ordre de disperser les gens. Mais ce n’était pas possible. Ce Ministre, Rubalcaba, est un politicien sans principe, mais intelligent. Il était proche de Felipe Gonzales et aurait été à la base des GAL (des groupes paramilitaires clandestins, coupables de nombreux assassinats de militants et sympathisants de l’organisation indépendantiste basque ETA, NDLR). Il a déclaré: « En réalité, la police a pour fonction de résoudre les problèmes, pas de les créer. Dissoudre une manifestation de 30.000 personnes, c’est créer un problème encore plus grand. La police doit intervenir seulement en cas de conflit. Or, il n’y a pas de conflit ». Rubalcaba a agi intelligemment tout en jouant sa carte personnelle, car il est candidat aux élections. Les gens craignaient une expulsion des manifestants après 24H. A 2H du matin, la police s’est retirée : ce fut une explosion de joie. Un autre fait à noter est qu’il y a eu des rassemblements de solidarité dans 538 villes au monde !

Qui sont les animateurs de ce mouvement ? Le contenu ce celui-ci est-il plus clair aujourd’hui ? Quel est le rôle des femmes ? Et celui des immigrés ?

La coordination compte environ 60 personnes. Leur âge varie entre 25 et 28 ans. Ce sont de jeunes diplômés avec une bonne qualification professionnelle, en chômage, précaires, subissant de mauvaises conditions de travail, sans expérience ni affiliation politiques. Il n’y a pas d’étudiants parmi eux. Dans les rassemblements, il y a fort peu de jeunes des quartiers populaires. Pour éviter de donner l’image d’un mouvement du centre ville, la coordination madrilène a décidé d’aller dorénavant dans ces quartiers. Quant au Manifeste, il est assez bon. Il se prononce pour la nationalisation des banques, la protection des chômeurs, etc. Il conteste aussi la loi électorale. C’est un programme de réformes démocratiques et sociales. L’écologie est présente, mais de façon marginale. Il n’y a pas de grande conscience anticapitaliste. Le slogan « a-a-a-anticapitalista » est souvent repris dans les manifestations, mais sans qu’il ait un grand contenu idéologique.

Le mouvement compte beaucoup de femmes, mais le mouvement féministe est absent et les revendications féministes absentes : il y a beaucoup d’affichettes qui font penser à mai 68, mais pas une seule sur une question féministe. C’est inquiétant. C’est peut-être un résultat du fait que le mouvement féministe en Espagne, depuis 30 ans, s’est replié sur des questions spécifiquement femmes. Le mot « femme » est même absent du Manifeste. La même chose vaut pour les jeunes immigrés : ils sont nombreux dans le mouvement, mais pas dans la coordination. Tous les porte-parole sont des autochtones. (D’après les dernières informations reçues via Miguel Romero, à partir de ce samedi, il y a une présence très significative de personnes d’origine immigrée, Marocains, Saharaouis et latino-américains à la Puerta del Sol, NDLR).

Comment vois-tu les perspectives du mouvement ?

Sauf surprise, les élections donneront une large victoire à la droite, qui va gagner de nombreuses régions et municipalités, et donc un échec du PSOE. Il sera intéressant de voir les résultats d’Izquierda Unida. IU a tenté d’apparaître comme l’expression politique du mouvement. C’est très opportuniste, car IU est une gauche institutionnelle, et n’est pas anticapitaliste. Les sondages donnaient à IU de 6 à 8% des voix. S’ils ont plus que 8%, ce sera un effet du mouvement. IU a prévu une rencontre avec la direction du mouvement. Il y a là un certain danger. IU n’a aucune possibilité d’hégémoniser le mouvement, car ce n’est pas une organisation militante, qu’elle est sectaire et institutionnaliste. Mais le poids institutionnel peut apparaître comme intéressant à la direction du mouvement, qui peut croire ainsi disposer d’un relais dans le parlement. Cela représenterait un risque pour l’indépendance et la radicalité de la mobilisation. Les syndicats aussi ont demandé une rencontre. En fait, le mouvement est devenu une référence politique pour tout le monde.

Une question qui va se poser sera : « Que faire du campement ? » Il faudra le lever, mais cela fera l’objet d’un débat, et d’autres initiatives doivent prendre le relais, notamment les initiatives en direction des quartiers populaires. Les médias diront « c’est fini » ; des sociologues le disent déjà. Il ne faudra pas les croire. Je suis peut-être trop optimiste, mais il me semble peu probable que le mouvement disparaisse. Il implique trop de monde, trop de jeunes, trop de gens qui pensent que c’est « mon mouvement », et qui veulent que « la lutte continue ».

Au Portugal, la grande manifestation des 250.000 est restée sans lendemain. Ici, l’originalité est celle d’un mouvement en période électorale, dont le slogan le plus populaire est « PSOE, PP, la misma mierda es » (PSOE, PP, c’est la même merde »), et qui devient une référence pour la majorité de la population. L’enthousiasme est énorme. L’idée (juste) est que « plus rien ne sera comme avant », que tout sera mieux qu’avant. Pour notre courant (jeune, non sectaire, non doctrinaire, très lié aux mouvements sociaux), c’est une opportunité. Mais continuer sera difficile.

Une condition clé pour que le mouvement continue est qu’il s’élargisse en nouant des liens avec d’autres mouvements sociaux : mouvement des femmes, mouvement écologiste et, bien sûr, mouvement ouvrier. Cela demande une perspective à moyen terme, une accumulation de forces, et des impulsions venant de l’extérieur du mouvement. Nous avons eu une expérience négative en 2009, avec un mouvement très fort sur la question du logement : il n’a pas pu continuer par suite de dissensions internes provoquées par des sectaires. Des mouvements de ce type ne peuvent durer que s’ils sont unitaires.

Des impulsions sont-elles venues de secteurs syndicaux ?

Il n’y a pas de courant de gauche dans les grands syndicats et la CGT (petit syndicat aux positions radicales, d’inspiration libertaire, NDLR) est marginale. Il n’y a donc rien eu d’autre malheureusement que des déclarations des responsables en faveur du mouvement (ils ne pouvaient pas faire autrement). Il n’y a pas eu de communiqués de solidarité de la part de comités d’entreprises, d’entreprises en grève. Donc : mouvement tout à fait nouveau, sans lien avec les mobilisations existantes. (La CGT a émis plusieurs communiqué de soutien, ainsi que le syndicat CCOO de Catalogne. Dans les Asturies, les occupations se sont élargies des deux principales villes de la région, Oviedo et Gijon, aux petites villes du bassin minier, aux fortes traditions de luttes ouvrières, NDLR).

Quel est l’impact des révolutions arabes ? On note une certaine ressemblance dans les formes d’action…

Il y a certainement un écho des révolutions arabes du point de vue de l’occupation de l’espace public et des moyens de communication. Le courage des manifestants est aussi quelque chose qui a impressionné. Mais attention : un camarade m’a parlé de « place Tahrir à Barcelone ». Il ne faut pas exagérer : il n’y a aucune comparaison du point de vue de la dureté de la lutte!

Comment agissez-vous en tant que militants anticapitalistes ?

Nous sommes présents dans les rassemblements, depuis le début. Auparavant, nous étions déjà présents dans « Jovenes sin futuro ». Par contre, nous étions totalement extérieurs à « Democracia real ya », comme tous les courants politiques d’ailleurs. Nous avons participé ensuite à la rédaction du Manifeste. Nous avons de très bons rapports avec le courant autonome non-sectaire, qui est très présent dans le mouvement. D’une façon générale, il faut être très prudent et réservé, notamment par rapport à l’auto-affirmation : drapeaux, autocollants, etc.

Propos recueillis par Daniel Tanuro, le 21 mai 2011.

SARKOZY VOLE AUX PAUVRES POUR DONNER AUX RICHES !

Sarkozy a débuté son mandat présidentiel en faisant un sacré cadeau à ses amis les riches en instaurant le bouclier fiscal. Cette première réforme, après le coup du Fouquet's, nous montrait clairement que ce gouvernement était plus soucieux des riches que de ceux qui touchaient les minima sociaux. Avec cette mesure phare, le gouvernement privait l’État de 700 millions d'euros par an  qui retournaient dans les poches des plus gros contribuables comme celles de Madame Bettencourt. Contraint et forcé, à un an de la présidentielle, de le retirer, Sarkozy n'abandonne pas pour autant ses amis les riches.

 

Jackpot pour les plus riches !

 Avec  la réforme de l'Impôt de Solidarité sur la fortune (ISF) et la suppression du bouclier fiscal, le gouvernement vient d'effectuer un véritable tour de passe-passe. C'est purement et simplement un nouveau cadeau pour ceux qui possèdent un patrimoine supérieur à 3 millions d'euros. Au bout du compte, ce sera un peu plus de 300 000 riches contribuables qui seront désormais exonérés grâce à cette réforme. Avec en prime un sacré bonus pour cette année puisque si l'allègement de l'ISF est effectif dès cette année, la fin du bouclier fiscal, lui, ne prendra effet qu'après 2012. Bref, les plus riches sont doublement gagnants! A cela s'ajoute les niches fiscales, les exonérations de cotisations sociales, les aides publiques en tout genre....

 

Ces profiteurs de pauvres !

Dans le même temps, la crise continue de frapper la majorité de la population. Le chômage n'en finit pas de progresser. La pauvreté, la précarité se développent et pour beaucoup leur survie ne dépend que des minimas sociaux. C'est cette fraction de la population que Laurent Wauquiez a pointé du doigt, faisant passer les bénéficiaires du RSA pour des profiteurs.  Le RSA c'est 466 euros par mois pour une personne seule, alors qu'une des bénéficiaires du bouclier fiscal, Liliane Bettencourt, gagne 23 355 fois le Smic ! Alors même si Laurent Wauquiez s'est fait recadrer par Fillon, la politique de bouc-émissaire est bel et bien engagée par le gouvernement. Il chasse ouvertement sur les terres du Front National en accusant les immigrés, les précaires, les chômeurs de vivre aux crochets de la société.

 

Partager les richesses !

Les profits et les dividendes explosent malgré la crise. Les nombreuses luttes de ces derniers mois, malheureusement encore trop dispersées, montrent que les salariés ne veulent plus être les dindons de la farce.

C'est à ces profits exorbitants, confisquant une part toujours plus importante de la richesse produite, qu'il faut s'attaquer. La meilleure façon de prendre sur les profits c'est d’augmenter la part des salaires. Il y a urgence à imposer une augmentation de 300 €, avec aucun revenu inférieur à 1500 € nets et à opérer un rattrapage des salaires féminins. Il faut également supprimer la TVA, impôt le plus injuste, et taxer plus lourdement les hauts revenus.

  

Malgré les besoins flagrants de la population, patronat et gouvernement refusent d’augmenter salaires, pensions et autres allocations.
Plus fort encore, c’est aux plus précarisés qu’ils ont décidé de s’en prendre.

La question des salaires, du pouvoir d’achat, est devenue pour la majorité des salariés, du privé comme du public, des chômeurs, des retraités, la préoccupation principale. Les fins de mois deviennent de plus en plus difficiles pour la majorité de la population. Les prix des produits de première nécessité, gonflés par la spéculation, n’en finissent plus d’augmenter comme ceux de l’énergie, du logement, du transport et des denrées alimentaires. En 2010, les légumes frais ont augmenté de 11 %, le fioul domestique de 23, 2 %. L’indice Insee des prix à la consommation a augmenté de 2 % en un an, alors même qu’il minimise la hausse des dépenses d’une famille de salariés. Toutes les décisions et réformes du gouvernement aggravent cette situation : baisse des remboursements des dépenses de santé, de l’indemnisation des chômeurs, érosion des pensions des retraités... Cette politique, sans grande surprise, n’a fait qu’accentuer les inégalités. Selon les derniers chiffres de l’Insee, les riches sont de plus en plus riches. Entre 1996 et 2008, les revenus du patrimoine ont augmenté de 11 % par an. Pendant ce temps, les pauvres sont devenus de plus en plus pauvres ! Depuis 2004, « le niveau de vie des personnes les plus modestes a cessé d’augmenter alors que celui des plus aisées a continué sa progression. Ce sont les privés d’emploi qui sont les plus touchés par la hausse de la pauvreté ». 35 % d’entre eux vivent avec moins de 950 euros par mois.
Mais cela semble encore trop pour le gouvernement puisque Laurent Wauqiez, ministre des Affaires européennes, propose de mettre fin « aux dérives de l’assistanat », de contraindre les « bénéficiaires » du RSA à cinq heures hebdomadaires de « service social » et de « plafonner le cumul des minimas sociaux ». Développant ainsi un peu plus, un des thèmes de prédilection de l’UMP et du Medef, la lutte contre « l’assistanat » sous prétexte de la dette, de la crise. Et voulant ainsi mettre en place la même politique d’austérité contre les pauvres que l’ensemble des pays européens comme par exemple le Royaume-Uni où le gouvernement de David Cameron fait la chasse à la « culture de l’assistance » qui gangrènerait la société britannique. Depuis plus deux ans, la dette publique est un prétexte en or pour les gouvernements comme pour le patronat pour attaquer l’ensemble de nos acquis et nous imposer des reculs sociaux. Mais cette dette publique a été creusée par les milliards versés aux banquiers, par les cadeaux fiscaux en tout genre pour les patrons, les actionnaires et les plus riches.
Face à cela, le bilan des négociations salariales 2011 est clair : les patrons sont vent debout pour bloquer les salaires ou ne donner que des augmentations dérisoires. Et l’État patron refuse toute augmentation des traitements des fonctionnaires pour 2011 et 2012. Leur argument tourne en boucle : c’est la crise, il n’y a pas d’argent. Cela n’empêche pas qu’entre 2008 et 2009, les dividendes versés aux actionnaires des entreprises marchandes ont été augmentés de 4 milliards pendant que, dans les mêmes entreprises les salaires ont été réduits de 7 milliards.

De l’argent, il y en a
Depuis la crise de 2008, les patrons sont repartis à la course aux profits, mis à mal par la crise des banques et la récession. L’État a renfloué les banques à coup de centaines de milliards, puis imposé l’austérité au nom de la dette. Au total, les travailleurs passent trois fois à la caisse : comme contribuable, comme victime des coupes budgétaires et comme salariés subissant la perte de pouvoir d’achat. En clair, les entreprises et les actionnaires sont en train de se refaire une santé sur notre dos. L’annonce des augmentations de salaires des patrons du CAC 40 en est un dernier exemple. Au total, en 2010, ces 40 patrons se sont partagé 93, 3 millions d’euros. Soit l’équivalent du salaire annuel de plus de 6 000 salariés payés au Smic.
Ce n’est pas l’argent qui manque pour augmenter l’ensemble des revenus de 300 euros net pour tous et toutes, pour qu’aucun revenu ni minima social ne soit inférieur à 1 500 euros net, que l’on soit au chômage, en activité ou à la retraite. Il suffit de prendre l’argent où il est, c’est-à-dire dans les poches du patronat et non dans celles des pauvres. Pour cela, il faudra un sacré rapport de forces en faveur du monde du travail, c’est certain. Préparons-nous dès maintenant à un nouveau « tous ensemble », répandons l’idée autour de nous qu’il y en marre des bagarres isolées. Les patrons ne lâcheront rien sans qu’on leur fasse suffisamment peur. C’est bien un nouveau partage des richesses, imposé par nos luttes, que nous revendiquons.

 

 

Sarkozy va accueillir la réunion des huit plus grandes puissances. Les dirigeants de ces pays (USA, Grande-Bretagne, Japon, Canada, Allemagne, France, Italie et Russie) imposent leur domination sur le monde, décident du destin de la planète, cassent les droits des salariés, détruisent nos vie et notre environnement.

Le G8 contre les salariés

Le dernier G8 qui a eu lieu en France a décidé de « réformer les systèmes de retraites et de santé ». Résultat : dans tous les pays d’Europe, les durées de cotisation ont augmenté, le montant des retraites a diminué ! Les réformes de la Santé cassent l’hôpital public et réduisent le remboursement des médicaments… pendant, bien sûr, que les grandes entreprises pharmaceutiques réalisent des profits gigantesques.

C’est aussi au G8 que se discutent les plans de « réduction de la dette publique » : alors que leur système a produit la crise mondiale, après avoir offert des centaines de milliards aux banques, les grandes puissances nous font payer la facture. Casse des services publics, blocage des salaires, voilà les moyens de transférer les richesses vers les banques et les grandes entreprises.

Les saigneurs du monde

Alors que le G8 disait vouloir « favoriser la sûreté et la sécurité » dans le nucléaire, la catastrophe de Fukushima démontre qu’il ne peut y avoir de nucléaire sans danger et qu’il faut imposer la sortie du nucléaire.

C’est aussi le club des puissances qui veulent dicter leur loi aux autres pays. Si la révolution s'est déclenchée en Tunisie, c’est notamment en raison du poids de la dette, qui a été multipliée par sept en 20 ans, alors qu’elle a déjà été remboursée plusieurs fois intégralement… La dette n’est rien d’autre qu’un transfert de richesses vers les banques des pays les plus riches.

Ce n’est pas un hasard si les pays du G8 sont, dans leur grande majorité, les initiateurs des interventions militaires en Afghanistan, en Libye, en Côte-d’Ivoire (où la France a envoyé son armée), en Irak. Car la guerre est leur moyen de défendre leurs intérêts lorsque la dette et les accords économiques qu’ils imposent par le biais de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (le FMI de Dominique Strauss-Kahn) ne suffisent plus.

Et ce sont encore les mêmes qui expulsent les migrants qui tentent de fuir la misère.

Pour toutes ces raisons, la mobilisation contre le G8 doit être massive. Cela permettra de faire se rencontrer différentes luttes, les militants de différents pays. Cela permettra de montrer que leur monde n’est pas le nôtre, que nous nous battons contre leur système économique : le capitalisme a montré qu’il ne servait qu’à enrichir les possédants pendant que les salariés et les peuples vivent de plus en plus mal.

Contre les politiques anti-sociales, contre les interventions militaires, pour l’annulation de la dette :

Toutes et tous au Havre contre le G8 au Havre les 21 et 22 mai

Des autocars ou des trains sont organisés pour participer à la manifestation et aux concerts du samedi, ainsi qu’aux débats du dimanche. Toutes les informations sont disponibles sur http://www.mobilisationsg8g20.org/g8-degage/infos-pratiques-g8/

WAUQUIEZ INSULTE LES BENEFICIAIRES DU RSA !
L.Wauquiez, ministre et figure de proue d'une droite dite sociale, s'en prend avec une rare violence aux bénéficiaires du RSA et dans la foulée aux étrangers accusés de profiter indument d'avantages sociaux. Il voudrait imposer des heures de « travail social » aux bénéficiaires du RSA. Cette proposition fait partie, depuis quelque temps, de l'arsenal gouvernemental y compris pour les chômeurs inscrits à Pôle emploi, indépendemment de leurs compétences ou de leurs qualifications professionnelles. De surcroit, en voulant limiter à 75% du Smic le cumul de tous les minima sociaux, il contribue à maintenir sous le seuil de pauvreté les 8 millions de personnes qui vivent avec moins de 950 euros par mois. Rappelons qu'une personne seule touche 466 euros net par mois au titre du RSA et un couple avec un enfant 840 euros. La sortie de L. Wauquiez est une insulte à l'égard de tous ceux et de toutes celles en situation de précarité, de pauvreté qui se trouvent ainsi discriminé-e-s et montré-e-s du doigt. Ce n'est ni l'aumône ni un travail forcé que demandent les bénéficiaires du RSA mais un travail à temps plein, une formation en cas de besoin et une rémunération à hauteur de 1500 euros net.Pouvoir d'achat : augmenter les salaires !

300 euros de plus pour tous !

Le locataire de l’Élysée essaye à nouveau d’endosser les habits du président du pouvoir d’achat.
Il propose une prime de 1 000 euros pour les salariés dont les entreprises distribuent des dividendes à leurs actionnaires. L’annonce qui devait, sans rire, démontrer que le pouvoir se préoccupe des salaires, a fait flop très rapidement. La prime des 1 000 euros n’est qu’une grosse arnaque : face à la colère feinte de la patronne des patrons Laurence Parisot, Christine Lagarde a de suite rassuré, pour financer la mesure le gouvernement propose de baisser les cotisations des entreprises qui font des bénéfices !
Nicolas Sarkozy a beau vouloir multiplier les annonces pour reconquérir l’électorat populaire, personne n’est dupe. Même la visite à Charleville-Mézière, ville où il s’était rendu lors de la campagne de 2007, ne convaincra personne : le chef de l’État gouverne pour ses amis du Fouquet’s, distribue les cadeaux aux plus riches, continue d’exonérer les entreprises.
La prime de 1 000 euros ne fera en aucun cas oublier les profits indécents du CAC 40, profits qui montent à plus de 80 milliards d’euros.
À côté de cela, le salaire des fonctionnaires sera gelé pour 2012, pour la deuxième année consécutive.
Mais depuis plusieurs semaines, dans de nombreuses boîtes, les salariés ont décidé de se battre et d’exiger un autre partage du gâteau, refusant d’être toujours les perdants, « les damnés de la crise ».
En effet, les grèves pour les salaires se multiplient et il est légitime d’exiger leur augmentation et de revendiquer tout de suite 300 euros net pour tous les revenus. Quand les prix montent, les salaires, les retraites et les pensions doivent suivre automatiquement tous les mois. C’est donc l’échelle mobile des salaires et de tous les revenus, allocations et retraites qu’il faut imposer.
Les travailleurs en lutte actuellement montrent le chemin à suivre : prendre sur les profits !

Myriam Martin

Par zuzu
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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /Juil /2009 14:22

 

Des employés ont décidé de se mettre en grève. Photo L. Dard
Des employés ont décidé de se mettre en grève. Photo L. Dard
Des employés ont décidé de se mettre en grève. Photo L. Dard

Plusieurs employés du centre d'appel Call Center Factory ont observé, hier à partir de midi, un mouvement de grève.

« Ce sont les employés qui ont décidé de faire grève car rien n'avance » explique Mme Rey, déléguée CGT du personnel. « Il y a une quarantaine de grévistes sur les 70 employés présents sur le plateau » précise-t-elle.

La représentante du personnel décrit « un ras-le-bol général » concernant les conditions de travail et de rémunération.

« La prime d'intéressement a baissé de 200 € pour chacun sans explication » indique encore Mme Rey.

De même, les conditions de travail sont pointées du doigt : « il faut justifier de tout en permanence. » Les employés du centre d'appel en grève réclament « des explications sur la baisse de la prime d'intéressement. Nous réclamons une prime de mérite de 100 € pour tous les employés présents l'an dernier qui ont fait de gros efforts.

Nous avons tenté de contacter la direction sans succès.

Basé sur Pyrène Aéropole à Juillan, Call Center Facory traite des appels sortants pour des clients comme SFR, Filia Assurance, Télé 2 ou France Loisirs. DEUX  ARTICLES de LA DEPECHE du MIDI...

La CGT refuse de siéger au conseil général

Les instances paritaires n'ont pas pu se réunir.

Les élus CGT du conseil général protestent contre un manque de démocratie au sein des instances paritaires. Photo Laurent Dard.
Les élus CGT du conseil général protestent contre un manque de démocratie au sein des instances paritaires. Photo Laurent Dard.
Les élus CGT du conseil général protestent contre un manque de démocratie au sein des instances paritaires. Photo Laurent Dard.

Élus pour la première fois en novembre 2008, les élus CGT représentants du personnel du conseil général n'ont pas tardé à donner de la voix. En refusant de siéger lors des différentes instances paritaires (comité hygiène et sécurité, commission administrative paritaire et comité technique paritaire) pour cause d'irrégularités par rapport au règlement intérieur. « Il faut savoir que ces réunions n'ont soit pas d'ordre du jour, ou bien les convocations arrivent hors délais, quand les décisions ne sont pas prises sans consultation », résume Hélène Andrillon, secrétaire CGT du conseil général. « Du coup, nous avons décidé de ne pas siéger. Il y a un règlement, il faut l'appliquer ! Et puis, au fond, cela traduit une volonté de réduire les élus du personnel à leur rôle minimal. Il n'y a pas, au conseil général, de vrai dialogue social, et encore moins de transparence. Si nous avons été élus, c'est parce que les agents voulaient que les choses changent. Or, avec ces méthodes, on ne peut pas assumer ce pour quoi nous avons été élus. »

Notons au passage que la CFDT, l'autre syndicat du conseil général, a également refusé de participer au comité hygiène et sécurité qui aurait dû se tenir lundi dernier.

Le droit à la paresse 

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Les gouvernements profitent souvent de la période estivale pour faire voter des lois antisociales importantes. Cet été ne dérogera pas à la règle et la principale attaque contre les salariés portera, cette année, sur l’extension et la banalisation du travail du dimanche.

Cette loi, soi-disant tant attendue par les salariés, aura, selon Henri Guaino, « une portée limitée » et elle ne touchera donc pas l’ensemble des salariés. Autres arguments mis en avant pour défendre cette loi, la majoration de la rémunération et le volontariat. On n’imagine très bien ce que cela peut donner dans la période actuelle de licenciements et de chômage.

En fait, cette de loi s’insère dans une stratégie globale de remise en cause de la durée légale du travail. C’est pour cette raison que Sarkozy y tient tellement. Elle permet encore plus de flexibilité et rend les salariés toujours plus corvéables. Contrairement à ce que veut bien nous faire croire le gouvernement, travailler le dimanche ne permettra pas de gagner plus et ne créera pas de nouveaux emplois.

Cette loi s’inscrit totalement dans l’offensive de Sarkozy et de son gouvernement contre les acquis sociaux de l’ensemble du monde du travail. Au moment où l'Insee prévoit la destruction de 700000 emplois cette année, où le chômage atteint des chiffres records et touche l’ensemble des salariés, l’urgence est de travailler moins pour travailler toutes et tous. Pour cela, il faut répartir le travail sans diminution de salaire et abaisser le temps de travail jusqu'à l'embauche de tous les travailleurs aujourd'hui privés d'emploi ou condamnés à des emplois précaires sous-payés.

Nous ne pouvons pas nous contenter de défendre le dimanche comme jour de repos: il nous faut reprendre, plus globalement, la bataille de la réduction du temps de travail. Cette bataille, c’est celle de l’emploi mais aussi du temps libre, des loisirs, de la grasse matinée. Cette bataille, c’est celle du droit à la paresse.

Un "sommet " loin des mobilisations....

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Le énième sommet social, le 1er juillet dernier, a été pour Sarkozy l’occasion de présenter aux confédérations syndicales un bilan évidemment très positif de sa politique, d’essayer de leur « vendre » son fameux emprunt, mais il a surtout été l’occasion de ne rien changer. 

La dernière rencontre entre Sarkozy et les confédérations syndicales avait donné lieu à quelques « miettes sociales ». Celle du 1er juillet dernier n’aura vu aucun scoop social. Et pour cause, ce n’était pas vraiment le sujet. En fait, il s’agissait, pour Sarkozy, de vanter les mesures prises face à la crise et de discuter des « priorités d’avenir » que financera l’emprunt, nouveau cadeau aux plus riches. Lors de cette rencontre, Sarkozy a voulu montrer que, grâce aux milliards d’euros donnés aux banques et au patronat, la France résistait mieux face à la crise que nos voisins européens.

Le gouvernement aurait donc ainsi, par exemple, « sauvé » le secteur automobile, grâce aux 6 milliards d’euros généreusement distribués. Les milliers de salariés licenciés du secteur apprécieront. Quant à l’emploi et aux licenciements, première préoccupation de la majorité de la population, Sarkozy est resté évidemment très vague, avançant quelques pistes, comme le développement du contrat de transition professionnelle (CTP) réservé aux licenciements économiques. A Sarkozy et à Fillon, les confédérations syndicales ont réitéré leurs revendications : protéger l’emploi et améliorer le pouvoir d’achat. Ils ont jusqu’à octobre « pour faire valoir les priorités dans lesquelles il paraît important que notre pays investisse pour les générations à venir ».

Ce sommet social est à des années-lumières des préoccupations quotidiennes de la majorité de la population, des salariés, des chômeurs, des jeunes et des retraités, qui subissent chaque jour les effets de la crise. Sarkozy a encore une fois réussi à enfermer les directions des confédérations syndicales dans un pseudo-dialogue social.

Face aux licenciements, aux suppressions massives d’emplois dans la fonction publique, au projet d’instauration du travail le dimanche, au recul annoncé de l’âge de la retraite, oui, nous devons prendre rendez-vous avec Sarkozy et son gouvernement, mais dans la rue. Le dialogue doit avoir lieu entre les salariés en luttes, les équipes syndicales mobilisées, pour organiser la convergence, à l’image des premières initiatives encourageantes prises dans le secteur automobile autour des Continental et des Goodyear.

La mobilisation doit continuer pour aboutir à la construction d’un mouvement d’ensemble qui ne doit pas être la succession de journées sans lendemain auxquelles nous ont habitué les directions syndicales ces derniers mois, mais l’extension et la généralisation des luttes dans la durée, à l’image des semaines de grève en Martinique et Guadeloupe. C’est nécessaire et possible ces prochains mois.

Le NPA est ANTICAPITALISTE et UNITAIRE !

Alors que Sarkozy et son gouvernement annoncent de nouvelles attaques, il est impératif d'amorcer la riposte politique et sociale. 

De grâces en disgrâces courtisanes, le jeu des chaises musicales organisé par Sarkozy II s'est achevé par la constitution d'une équipe de choc, déterminée à faire payer la crise aux travailleurs. Ouvrir la voie au travail du dimanche, « externaliser » la longue maladie vers un régime d'assurances, dégraisser en masse dans la fonction publique, renforcer l'arsenal répressif, les ministres réactionnaires ont de quoi nous préparer un été meurtrier pour les acquis sociaux et les libertés.

Face un telle machine de guerre, la seule réponse possible, c'est la mobilisation générale des salariés et de la population. Grèves, manifestations, marches nationales, pétitions, occupations, protestations de toutes sortes en sont les passages obligés. Aucune force politique ou syndicale ne peut, à elle seule, décréter la généralisation des mobilisations. Il faut une rencontre de tous les partis, syndicats et associations de gauche1, pour examiner la situation et proposer rapidement un plan de mobilisation ne se résumant pas à deux ou trois journées de grève étalées sur huit mois.

L'autre tâche de l'heure, liée à la première, est de faire grandir une opposition radicale à Sarkozy sur le plan directement politique. La crise que traverse la social-démocratie libère de l'espace. Il s'agit de crédibiliser les solutions anticapitalistes et antiproductivistes à une échelle de masse. Nous ne négligeons aucun terrain pour le faire. Nous sommes ouverts à toutes les collaborations unitaires, y compris dans un cadre électoral. Nous proposons au Parti de gauche (PG), aux Alternatifs, à la Fédération, au PCF et à Lutte ouvrière de constituer partout des listes communes au premier tour des régionales de mars 2010.

Ces listes doivent porter les exigences sociales et écologistes face à la crise, ainsi que des mesures anticapitalistes adaptées au rôle des conseils régionaux. Cela suppose un bilan critique des gestions des vingt régions de gauche. Cela suppose aussi, dans le cas où les listes auxquelles nous participons fusionneraient avec celles du PS au second tour, que nos élus et ceux de nos partenaires conservent leur totale liberté de vote dans l'institution. Nous sommes prêts à participer à des coalitions de gauche – donc sans le Modem – au second tour2, pour faire échec à Sarkozy et à ses amis, mais pas à nous renier. Hors de question de se soumettre à une solidarité de gestion qui nous obligerait par exemple à voter des subventions régionales à des entreprises qui licencient.

Diverses déclarations du parti de Jean-Luc Mélenchon vont dans le bon sens. Celles des dirigeants du PCF sont très contradictoires. « La stratégie du Front de gauche qui vient d'être expérimentée devra être élargie […] au NPA et à d'autres […]. Ça suppose que le NPA change sa posture quant à sa prise de responsabilité sur la gestion des régions puisqu'ils ne veulent pas travailler avec le Parti socialiste, ce qui n'est pas notre cas », a, par exemple, déclaré le député communiste Roland Muzeau. Entre la soumission aux politiques libérales mises en œuvre par le PS et la rupture anticapitaliste avec le NPA, le PCF devra pourtant choisir. Pour clarifier, des rencontres rapides, dont nous rendrons compte au fur et à mesure, sont prévues avec l'ensemble des partenaires pressentis. i

Frédéric Borras et Raoul Jennar

1. Le NPA a demandé des rencontres bilatérales à tous ces mouvements.

2. La loi électorale permet à deux listes ayant dépassé les 5 % au premier tour de fusionner au second.

Par zuzu
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Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 10:43

 

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Une bonne centaine de salariéEs de Molex, toujours sur le pont du combat de classe, et de syndicalistes CGT, CFDT, FSU toulousains ont accompagné Denis Parise, ce lundi 15 novembre à 14 heures, à sa convocation au commissariat de l’Embouchure de Toulouse. Il devait être entendu sur les faits survenus à l’usine de Villemur-sur-Tarn, les 20 et 21 avril 2009, sur plainte déposée pour « séquestration » par Marcus Kerriou, ancien cogérant de l’entreprise, âme damnée des actionnaires voyous de Molex Automotive. Guy Pavan, délégué syndical est quant à lui convoqué au commissariat le 18 novembre pour les mêmes faits.
En avril 2009, l’exaspération des 283 Molex de Villemur était à son comble. Cela faisait sept mois, depuis l’annonce de la fermeture de l’entreprise que la direction entravait systématiquement le droit à l’information des représentants des salariés au comité d’entreprise (CE). Sommée de fournir les documents qui auraient attesté la bonne foi de son argumentation d’une entreprise « non rentable » alors que le cabinet Syndex, saisi par le CE, avait démontré le contraire (taux de « profitabilité » de 19 %), cette direction s’essuyait les pieds sur le code du travail qui fait obligation aux patrons d’une « information sincère » aux représentants des salariés au CE dans ce genre de situation.
Bref, les « 283 » ont fait spontanément ce qu’ils devaient faire : non pas « séquestrer » ni même « retenir » (l’homme est resté libre de vaquer à ses occupations, seulement accompagné), mais garder à vue pour 26 heures un cogérant d’entreprise qui se comportait comme un délinquant, recelant des documents comptables et administratifs (fax, courriers papier, courriels…) attestant que l’entreprise était rentable. Bref, les Molex ont fait ce dont les autorités judiciaires et policières haute-
garonnaises n’avaient pas reçu l’ordre du gouvernement : faire respecter la loi.
Ils ont eu raison de prendre le contrôle, de réquisitionner leur entreprise. C’est le message de soutien, sans équivoque, qu’aux portes de l’usine les porte-parole du NPA, Olivier Besancenot et Myriam Martin, leur ont adressé le 23 avril, encore renouvelé le 24 mai, après la condamnation par le TGI le 19 mai de Molex Automotive, dans un communiqué du NPA 31 qui disait :
« [...] Les 283 de Molex se sont donné les moyens d’aller chercher l’information. Passant outre le “secret commercial” et le “secret industriel” qui ne protègent que les tripatouillages des actionnaires, ils ont livré au juge une preuve essentielle : un courriel du directeur des achats de PSA, le principal client de Molex, attestant leur complicité dans un plan d’accumulation de stocks de pièces pour faire face à un éventuel débrayage des travailleurs de Villemur menacés de perdre leur emploi. [...]» Soutien total et inconditionnel à Denis Parise et Guy Pavan et aux Molex dans leur combat passé et à venir pour faire respecter leurs droits ! Non à la criminalisation de l’action revendicative ouvrière !

Par zuzu
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Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /Juin /2009 13:44

Changements climatiques, raréfaction des ressources, crise pétrolière, libéralisation des marchés de l’électricité et du gaz, la question des services énergétiques est au cœur de nos sociétés. Elle constitue également un des enjeux majeurs du 21e siècle.

Et si le sujet est aujourd’hui au cœur de l’actualité et de l’agenda politique, il reste certains tabous qui échappent au débat public et démocratique. C’est notamment le cas du nucléaire et plus particulièrement du programme EPR, que le gouvernement est en train d’avaliser en présentant au Parlement la programmation pluriannuelle des investissements (PPI). Prise en dépit du bon sens et au mépris de la démocratie, cette programmation n’est pas la réponse aux enjeux graves auxquels nous devons faire face.

L’annonce de la construction d’un 2e EPR à Penly, faite par Nicolas Sarkozy le 30 janvier dernier, est un véritable déni de démocratie. Aucun débat public, pas de consultation, censure dans le cadre du grenelle de l’environnement, le parlement et le ministre de l’Energie court-circuités. Le président de la République persiste à décider seul, alors que l’énergie doit être une affaire de citoyens. L’EPR ne répond pas aux besoins énergétiques de la France. Notre pays est déjà en surproduction électrique et n’a pas besoin de nouvelles centrales. Les nouveaux réacteurs EPR vont en fait augmenter les exportations d’électricité, déjà très importantes. Le risque et les déchets resteront quant à eux en France. En outre, l’EPR n’est qu’une vitrine commerciale pour vendre des réacteurs à l’étranger.

Faire le choix d’un programme EPR, c’est tourner le dos aux exigences actuelles de sobriété et d’efficacité énergétique et se mettre en totale contradiction avec les engagements, pourtant bien insuffisants, du Grenelle de l’environnement. Celui-ci prévoyait une baisse des consommations énergétiques et le développement des énergies renouvelables, tout en laissant de côté la question épineuse du nucléaire. On voit aujourd’hui quelle voie le gouvernement a choisi... Augmenter la production d’électricité nous enferme dans la logique qui a prévalu jusqu’à présent : pas de maîtrise de l’énergie, les renouvelables reléguées au second plan.

L’EPR n’est pas une solution pour lutter contre les changements climatiques. Au niveau mondial, le nucléaire ne représente que 2 à 3% de la consommation finale d’énergie. Selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), même en triplant le nombre de réacteurs d’ici 2050, c’est-à-dire en construisant 30 réacteurs par an, on ne réduirait que de 6% les émissions de gaz à effet de serre.

L’EPR ne répond pas à la crise économique. Il s’agit d’un projet coûteux (4 à 5 milliards d’euros) qui dépasse largement les prévisions initiales et qui ne tient pas compte du coût de la gestion des déchets et du démantèlement. Les énergies renouvelables et la maîtrise de l’énergie sont bien plus créatrices d’emplois et porteuses d’avenir. Des études confiées à des cabinets indépendants ont montré qu’à investissement équivalent, un programme éolien produirait deux fois plus d’électricité et créerait près de 5 fois plus d’emplois stables.

Enfin, l’EPR ne répond pas aux problèmes du nucléaire : risque, déchets, prolifération. Pire, il les aggrave ! En effet, les déchets qui seront produits par l’EPR seront beaucoup plus dangereux que ceux produits actuellement.

Pour toutes ces raisons, nous, associations, partis politiques et syndicats nous prononçons, collectivement, contre le programme EPR et demandons son arrêt immédiat, ainsi que l’organisation d’un réel débat démocratique sur l’avenir de la filière nucléaire française.

Paris, le 5 juin 2009

Signataires : Agir pour l’environnement, ATTAC, CAP 21, Greenpeace, Les Amis de la Terre, Les Verts, NPA, Parti de Gauche, Solidaires, Réseau « Sortir du nucléaire »

Par zuzu
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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /Mai /2009 08:49
La déjà longue liste des fermetures d'entreprises et des licenciements, depuis 30 ans dans notre département (Hugues-Tool (ex- Creusot Loire) Ceraver, Giat...) vient à nouveau de s'allonger avec celle de ESK (pôle céramique de BAZET). Aucune justification économique ne vient exppliquer cette nouvelle catastrophe sociale. Comme le disent les salarié(e)s, il s'agit de « licenciements boursiers ». Au lieu de s'attaquer aux profits des actionnaires et du grand patronat, il est à nouveau question de faire payer la crise aux travailleurs, une crise du capitalisme dont
ils ne sont nullement responsables! A l'image du comité de soutien qui s'est formé contre le scandaleux licenciement de 3 salarié(e)s du Méridien,nous proposons que se créée un comité de soutien aux salarié(e)s d'ESK. Pour exiger l'annulation des licenciements!, Tarbes, le 20 mai 2009. Agnès FRANCESCHI, Lysiane BRIGANT (candidate aux élections européénnes), Christian ZUERAS, porte-paroles du NPA 65

Le combat continue contre cette Europe des financiers, du chômage et de la précarité

La droite, l’UMP de Sarkozy, se félicite de sa victoire aux élections européennes. Elle plastronne et voudrait faire de son score de 28% l’approbation de sa politique. Mais en fait ce sont moins de 12% des électeurs qui ont voté pour les candidats de Sarkozy ! Un succès qui ressemble bien plus à un désaveu qu’à une approbation de cette politique et de l’Europe dont elle se revendique, l’une et l’autre au service des possédants, des riches, des financiers et des multinationales. En effet, ce sont près de 60% des électeurs qui se sont abstenus d’aller voter le 7 juin. Cette abstention est particulièrement forte dans les quartiers ouvriers et populaires, les plus frappés par les effets de la crise du capitalisme, le chômage, la misère.  En restant chez eux, nombre d’électeurs, en particulier dans la jeunesse et les classes populaires, ont envoyé un message clair : cette Europe n’est pas la nôtre !

Le désaveu des partis institutionnels
Tout a été fait pour que grandissent cette colère et ce désaveu. Les partis institutionnels, dont le Parti socialiste, se sont assis sur le non au référendum de 2005 en imposant, par la voie parlementaire, un traité jumeau de celui qui avait été majoritairement rejeté. Quelle façon de dire clairement à la population que son avis ne compte pas, que l’Europe capitaliste se construit contre les peuples, au mépris de leur opinion comme de leurs intérêts !
Le Parti socialiste, qu’il soit au gouvernement ou dans l’opposition, a participé à cette politique. C’est cela qu’il paye aujourd’hui. Le même phénomène d’abstention massive se produit au niveau de toute l’Europe au profit des forces réactionnaires. Le Parlement qui sort de ce suffrage ne représente pas les peuples ni les courants d’idées qui les traversent, il est sans légitimité.

Pas question de payer leur crise

Tout en combattant cette Europe des financiers et des multinationales, cette démocratie monopolisée par les partis institutionnels, notre parti, le Nouveau parti anticapitalistes, le NPA, né voilà quatre mois, a tenu à être présent dans ces élections pour y porter les exigences des classes populaires et permettre à leur révolte de s’exprimer. Avec toutes celles et tous ceux qui le souhaitaient, nous avons voulu dire qu’il n’était pas question de faire les frais de leur politique, de leur crise. Plus de 800 000 travailleuses, travailleurs, jeunes, chômeurs et précaires - 5 % des votants - ont avec nous exprimé leur colère, leur volonté de dire une nouvelle fois non à cette Europe, non aux attaques dont ils sont les victimes. Ils ont ainsi permis à notre parti, leur parti, de s’affirmer comme une force nationale qui comptera, demain, dans les combats sociaux et politiques du monde du travail.

Les attaques du pouvoir et du patronat qui redoubleront nécessitent une opposition déterminée, la défense d’une politique anticapitaliste. Une gauche de combat, pas une gauche de gestion du système capitaliste, un parti qui milite pour l’unité du monde du travail autour de ses exigences, en premier lieu l’interdiction des licenciements.C’est ce que nous avons défendu dans ces élections et ce que nous continuerons à défendre au cœur des mobilisations pour construire, tous ensemble, la riposte nécessaire.

Le « cens » d'un vote en France...

Victoire de l'UMP. Percée écologiste. Berezina pour les socialistes. Echec de Bayrou. Les commentateurs insistent sur ces quatre éléments.

Évidemment, tout le monde s'accorde aussi à souligner la force de l'abstention.

Mais peu d'observateurs en tirent la conclusion qui s'impose : le nouveau paysage politique sorti des urnes représente une vision très déformée de l'audience réelle des formations politiques dans ce pays.

Organisées au suffrage universel direct, les européennes se sont apparentées à un suffrage censitaire de fait. L'abstention et la participation ont pour l'essentiel épousé les contours des classes sociales fondamentales. Celles et ceux qui sont allés voter sont pour beaucoup d'entre eux plus âgés et plus aisés, plus protégés face à la crise que les abstentionnistes qui se recrutent massivement parmi les jeunes, les travailleurs, les chômeurs. Deux chiffres suffisent à illustrer cela : plus de 70 % des 18 – 34 ans, 70 % des ouvriers ont boudé les urnes. En le faisant, ils ont aussi manifesté politiquement leur mécontentement face aux conséquences de la crise dont ils sont les victimes, face à des partis institutionnels qui se sont moqués de la victoire du « non » à l'Europe libérale en 2005

.Phénomène analogue à ce qui s'est passé dans toute l'Europe, 60 % des électrices et électeurs soit 26,3 millions de personnes, ne sont pas déplacées dimanche dernier en France. Une paille.

Ne pas tenir compte de cela pour analyser le sens du vote, c'est fausser le raisonnement. Le pouvoir le sait pertinemment, mais il ne gêne pas pour s'accorder un satisfecit. Pendant la campagne, les porte flingue de Sarkozy ont usé de la bonne vieille ficelle de l'insécurité et cherché à tuer toute confrontation politique pour protéger le patron. Depuis dimanche, il répètent en boucle que l'on a jamais vu un gouvernement gagner une élection intermédiaire 2 ans après avoir été élu. Il est vrai qu'avec 29 % des voix, l'UMP, à l'image de toutes les droites en Europe est largement en tête.

A y regarder de plus près, s'il est discutable d'estimer que 29 % des exprimés ce n'est jamais que 10 % des inscrits, en revanche il ne fait aucun doute que 71 % des votants se sont prononcés en faveur de listes hostiles au gouvernement, chacune à leur façon.

Autre élément inquiétant du scrutin, surtout dans le contexte de la crise, est lle bon résultat obtenu partout en Europe par des listes d'extrême droite de toutes sortes.

Le PS apparaît comme le principal perdant du 7 juin, vivant une sorte de remake du 21 avril. Plumé – provisoirement ? - par Cohn Bendit, éreinté par l'abstention, son score est mauvais. La social démocratie européenne, dans toutes ses versions, des plus libérales ou plus traditionnelles, au pouvoir ou dans l'opposition, a reculé de façon importante. Sur le plan économique, les politiques qu'il prône et celles de la droite sont très proches.

Le PS français est englué dans ses batailles internes et doit maintenant affronter un épineux choix d'alliance. La solution Bayrou a provisoirement fait flop mais peut se réinviter tant le programme du Modem est « socialo compatible ». Les Verts vont se faire gourmands en vue des régionales, qu'ils fassent le choix de discuter avec le PS dès le premier tour ou au second. Quant au PC et au PG, leurs dirigeants viennent d'indiquer au PS que pour discuter avec eux, il faut tourner le dos à Bayrou...

Le vote écolo a constitué la principale surprise faisant oublier le score calamiteux de Voynet à la présidentielle. Il marque autant la volonté de souligner la gravité des enjeux environnementaux que la volonté de faire bouger les lignes au plan politique, Cohn Bendit et Bové apparaissant – en grande partie à tord – comme hors du système. 

A la gauche du PS, la campagne dynamique du Front de gauche a permis à ses composantes d'enrayer le déclin que connaissait le PCF seul. En 2004, les listes de ce parti obtenaient 5,9 % et celles du Front de gauche en 2009, 0,15 % de plus (6,05 %).

Pour le tout jeune NPA, cette échéance était très difficile. Sans électorat stabilisé, sans relai institutionnel, confronté à l'abstention des jeunes et des classes populaires, il était guetté par la réédition du scénario qu'a connu l'alliance LCR-LO en 2004 (2,6 % au final). Il ne s'est pas produit. Il a fallu prendre en charge la campagne avec peu d'expérience, peu de temps, peu de moyen. Ces dernières semaines le NPA a servi de cibles à de nombreux et divers joueurs de fléchettes.

5 %, 890 000 voix, c'est un score encourageant. C'est plus que le pourcentage obtenu par Olivier Besancenot dans des circonstances plus favorables. C'est inédit pour une formation de la gauche anticapitaliste seule à ce type de scrutin. Bien sur, nous aurions aimé obtenir plus, et nous avons cette petite pointe de regret de n'avoir pu franchir – de si peu – la barre pour obtenir des élus. 70 % des électrices et électeurs d'Olivier Besancenot de 2007, soit plus d'un million de personnes ont cette fois choisi la voix de l'abstention pour protester contre le gouvernement et la crise, sans pour autant renier leur vote des présidentielles.

Le NPA dispose sans nul doute d'une réserve de sympathie importante. A l'issue d'une année fondatrice où les militant-e-s de notre mouvement se sont dépensés sans compter, le pari est réussi. Le NPA s'est installé comme une force politique durable, qui compte sur le champ politique et personne ne le nie.

De quoi aborder la nouvelle période avec conviction et sérénité, sur la base d'une ligne de conduite claire dont il faut préciser le mode d'emploi dans le cadre du débat démocratique interne : continuer à prendre toute notre part dans la construction des luttes et des mobilisations sociales parce que le plus gros de la crise, comme des résistances, est à venir ; proposer le rassemblement de toutes celles et et tous ceux, individus, mouvements et partis politiques, qui veulent changer les rapports de force, construire ensemble une gauche radicale, indépendante de la direction du Parti socialiste.

Consolider le NPA, le perfectionner, et en même temps approfondir les liens avec les autres force de la gauche anticapitaliste par delà les frontières.

Europe Ecologie : score en surchauffe ?
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Europe Ecologie a créé la surprise: 16,28%, quatorze eurodéputés, et des scores devançant parfois le PS, comme en Ile-de-France (20,86% contre 13,57%). 

Dans les médias, tout le monde y va de son commentaire pour expliquer cette percée inédite des écolos : l'altercation entre Bayrou et Cohn-Bendit du jeudi 4 juin sur les plateaux de France 2, la diffusion du documentaire « Home »,de Yann Artus Bertrand, vendredi 5 juin,  avec une audience de 9 millions de téléspectateurs, les enjeux européens et seuls ces enjeux-là mis au coeur de la campagne, commencée très tôt, des Verts, expliqueraient ces bons résultats. Ce faisceau de circonstances a sans doute contribué au succès. Mais, à y regarder de plus près, la crise du « politique » et les préoccupations profondes de la population sur la crise écologique peuvent expliquer cet engouement pour les listes Europe écologie: à la fois, un vote pas « très politique », séduit par la présence de « personnalités » (Bové, l'altermondialiste, EvaJoly, la juge anticorruption et, bien sûr « Dany le vert », en meneur de liste), et un vote révélant une inquiétude forte face aux dangers menaçant la planète.

Mais qui a exprimé ces préoccupations? Là encore, force est de constater qu'il faut être prudents sur cette « percée » : après une première analyse des résultats globaux, le vote pour la liste Europe écologie est fortement un vote de citadins. C'est à Paris, dans les centres des villes, dans les capitales régionales notamment, qu'on observe des pourcentages très élevés, au-dessus de la moyenne nationale. Le vote vert n'est pas franchement un vote des classes populaires, qui se sont largement abstenues (abstention relativisant la portée des résultats) et qui majoritairement ne vivent pas dans les centres-ville.

Europe Ecologie a sans doute grignoté l'électorat du Modem, mais a aussi mordu sur les autres listes à gauche. Le PS, en particulier, semble en avoir fait les frais. Ainsi, la liste Europe écologie a réussi à apparaître comme à part, en dehors du système. Or, son orientation globale se situe entièrement dans le cadre du système, pour un capitalisme vert: la préoccupation majeure des abstentionnistes, la crise et ses conséquences sociales, est absente de sa campagne. Cohn-Bendit ne cache pas son ralliement à l'économie de marché. Preuve en est ses positions sur les services publics : d'après lui,  pour sortir du nucléaire, il faut en finir avec le monopole d'EDF et il faut des services publics d'intérêt régional! C'est-à-dire en finir avec les services publics. On est bien loin des services publics européens sous monopole public, ce qu'exigeaient ceux qui se battaient contre la Constitution libérale en 2005, dont… José Bové!

Alors quel avenir pour ce type de rassemblement hétéroclite? Durable ou éphémère comme une poussée de fièvre? Peut-être que Cohn-Bendit a apporté un élément de réponse dès le lendemain des votes : les Verts européens négocient déjà avec les socialistes européens « pour essayer de faire une majorité ». Du déjà vu. 

Privatisation de la sécu : Sarkozy l'a rêvé, les mutuelles veulent le faire !

Réduire toujours la part des soins remboursés à tous par la sécurité sociale solidaire, est une des obsesssions libérales de N. Sarkozy, alors qu’une personne sur 5 renonce déjà à des soins pour des raisons financières.

Après les « franchises médicales » le gouvernement avait l’année dernière lancé un « ballon d’essai » pour remettre en cause le remboursement à 100% par l’assurance maladie des maladies chroniques. Devant le tollé, il avait dû reculer. 

Mais ce que Sarkozy avait rêvé, sans parvenir à l’imposer, la Mutualité française réunie en congrès à Bordeaux, et son président J.P. Davant proposent de le réaliser. « Ce que l’assurance maladie n’arrive pas à faire, nous pouvons l’assumer » a-t-il déclaré préconisant la création de filières de santé spécifiques et ouvrant ainsi la porte à la privatisation de l’assurance maladie. N Sarkozy s’est immédiatement engouffré dans la brèche, et a donné son feu vert pour des « expérimentations ».

Le NPA dénonce cette attitude indigne des dirigeants de la Mutualité française qui utilisent sans vergogne le potentiel de confiance des salariés mutualistes pour le mettre au service des basses œuvres de privatisation de l’assurance maladie.

Dans une période de stagnation du pouvoir d’achat de précarité et de chômage, chacun peut constater que la réduction de la part des soins remboursés par l’assurance maladie se traduit par une hausse permanente des assurances complémentaires.

Le NPA exige le maintien du remboursement à 100% des affections chroniques et défend la perspective d’une sécurité sociale solidaire remboursant à tous les soins à 100%.

 

Pas d'Europe sociale sans changer d'Europe !

 

Instrument de la mondialisation libérale, l'Europe va à rebours du progrès social. Seule une contre-offensive des salariés sera à même d'inverser la logique. 

Dans la langue de bois des autorités européennes, «l'Europe sociale» est le terme officiel qui désigne l'ensemble des politiques de l'Union européenne (UE) ayant trait à l'emploi, aux conditions de travail et à la protection sociale. Son domaine n'a cessé de s'élargir depuis l'Acte unique, en 1986. C'est à cette époque que la construction européenne, jusque-là essentiellement union douanière et commerciale, est devenue un instrument de l'offensive de la mondialisation capitaliste et libérale, de l'offensive, autrement dit, des multinationales et de leurs Etats, qui ont repris aux travailleurs ou sont en passe de le faire tous les « acquis sociaux » gagnés par leurs luttes.

Tout n'est que cynisme dans le vocabulaire employé pour justifier cette politique dont l'objectif est de mettre en concurrence les travailleurs de tous les pays afin d'abaisser le coût du travail au minimum. A l'image de la Charte des droits fondamentaux, censée protéger les salariés, un des principaux arguments des partisans du « oui » au traité constitutionnel européen (TCE), qui a été incluse dans le Traité de Lisbonne. « Tout citoyen ou toute citoyenne de l'Union, dit par exemple celle-ci, a la liberté de chercher un emploi, de travailler, de s'établir ou de fournir des services dans tout Etat membre. » Le « droit au travail » est devenu la « liberté de travailler » avec, comme complément implicite mais indissociable, la liberté d'être… au chômage.

Une véritable Europe sociale ne pourra voir le jour que par une contre-offensive des travailleuses et des travailleurs afin d'annuler toutes les lois et mesures de régression sociale imposées par le patronat et ses gouvernements dans tous les pays d'Europe et d'imposer des mesures sociales, rendues d'autant plus urgentes par la crise, qui répondent aux besoins des populations. 

Interdiction des licenciements

L'organisation patronale Business Europe prévoit que 4,5 millions de salariés perdront cette année leur emploi dans l'Union européenne. Partout en Europe, les trusts font payer la crise dont ils sont responsables aux travailleurs par les licenciements et les fermetures d'usines, aggravant la catastrophe sociale déjà existante. La première urgence est l'interdiction des licenciements dans les entreprises privées. Les petites et moyennes entreprises ne pourraient pas y survivre, nous dit-on ? Mais combien d'entre elles ne sont que des filiales ou des entreprises sous-traitantes de multinationales qui ont fait de plantureux bénéfices ces dernières années ? Il faut faire payer les donneurs d'ordre et établir publiquement la « traçabilité » de leurs réseaux d'entreprises, prendre sur les profits accumulés et les dividendes encore versés, imposer que les grosses entreprises cotisent à une caisse, comme l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) avait pu le faire pour combattre les grèves, mais cette fois pour sauvegarder les emplois dans les toutes petites entreprises. 

Répartition du travail entre tous

Exemple parmi d'autres, Renault, qui a empoché 3 milliards d'euros d'aides de l'Etat, ferme des usines et licencie d'un côté, tandis que la multinationale impose des heures supplémentaires d'un autre. Pour éradiquer le chômage, il faut répartir le travail entre toutes et tous, sans diminution de salaire, diminuer le temps de travail jusqu'à l'embauche de tous les travailleurs aujourd'hui privés d'emplois ou condamnés à des emplois précaires sous-payés. C'est la course à la rentabilité et à la baisse du coût du travail, l'exacerbation de la concurrence qui ont conduit à la crise, augmentant d'un côté les profits dont une énorme partie, accaparée sous forme de dividendes, a été réinjectée dans les circuits de la spéculation, réduisant de l'autre côté le pouvoir d'achat des populations par le chômage et la précarité. Il faut mettre un coup d'arrêt à cette logique destructrice et en inverser la tendance : travailler pour vivre et non vivre pour être exploité toujours davantage. 

Embauche massive dans les services publics

En France, Sarkozy et son gouvernement prévoient de supprimer 35000 postes de fonctionnaires en 2010. C'est dans tous les pays d'Europe que les Etats diminuent les dépenses utiles à la population pour augmenter les subventions à fonds perdus versées aux capitalistes ou les budgets consacrés aux armées, aux équipements militaires, aux forces de répression. L'Etat nous ressasse qu'il faut diminuer les dépenses publiques en réduisant les effectifs de la fonction publique dans le même temps qu'il met en avant son impuissance contre le chômage. Mais 35000 postes de fonctionnaires, c'est moins de 1 milliard d'euros par an, alors que le coût du seul paquet fiscal du gouvernement Sarkozy, destiné essentiellement à alléger les impôts des plus riches, se monte à 15 milliards d'euros par an. Sans parler, pour ne prendre qu'un seul autre exemple, de la réduction de l'impôt sur les sociétés de 50% jusqu'en 1985 à 33% aujourd'hui. Alors oui, ce sont des centaines de milliers d'embauches par l'Etat qu'il faut imposer. 

Un salaire pour vivre, pas pour survivre

Avant la crise, 78 millions de personnes dans l'Union européenne, 16% de sa population, étaient officiellement considérées comme pauvres, avec un revenu équivalent à 650 euros par mois environ. En France, en 2006, elles étaient près de 8 millions, soit 1 million de plus qu'en 2004. La seule explication à cette diminution du niveau de vie réside dans l'accaparement des richesses par une minorité outrageusement privilégiée. Dans les 25 dernières années, la part des salaires dans la création des richesses a reculé de 10% au bénéfice des revenus du capital. Mais cela n'empêche pas dirigeants patronaux et gouvernementaux d'expliquer qu'il ne saurait être question d'augmenter les salaires, les minima sociaux ou les retraites. L'augmentation de 300 euros net par mois pour tous les salaires, ce n'est qu'un simple rattrapage. A l'argument de la faisabilité d'un point de vue capitaliste, il faut opposer le droit de chacun à vivre. Et non à survivre, comme c'est le cas avec l'aumône des minima sociaux ou de salaires misérables. Le minimum pour cela aujourd'hui, c'est 1500 euros net par mois, en équivalent de pouvoir d'achat partout en Europe. Et avec ou sans travail, tant il est vrai que ce ne sont pas les chômeurs qui sont responsables de leur situation, comme le gouvernement voudrait le faire croire en multipliant les sanctions à leur égard, mais bien les licencieurs. 

Ne pas perdre sa vie à la gagner

« Travailler plus » pour gagner moins, telle est la devise des Sarkozy, Berlusconi, Merkel et bien d'autres. Dans l'Union européenne, la durée hebdomadaire de travail est de 48 heures et encore, on ne compte pas les dérogations qui permettent au patronat dans plusieurs pays de faire travailler bien au-delà, 60 heures et plus par semaine. Bien vivre exige au contraire de diminuer le temps de travail, en deçà même des 35 heures que le patronat français veut remettre en cause, vers les 30 heures, et cela sans flexibilité ni annualisation. Quant à l'âge de la retraite, il ne cesse d'être repoussé. Au sommet européen de Barcelone, en 2002, les gouvernements de l'Union européenne - en France Jospin et Chirac - s'étaient accordés pour le retarder de 5 ans d'ici à 2010. Ils y parviennent malgré les résistances sociales. Mais c'est une aberration d'autant plus scandaleuse que le taux de chômage chez les jeunes ne cesse de croître. Retraite à 60 ans au plus tard, après 37,5 annuités maximum, avec 75% du meilleur salaire et un Smic minimum, telle est notre revendication. 

Droit au logement, à la santé, à l'éducation

Hôpitaux et maternités fermés, bureaux de poste supprimés, transports collectifs dégradés, nombre d'enseignants et de travailleurs sociaux réduit… Leur politique, c'est tout faire pour que les services publics se dégradent, les mettre en concurrence avec le privé, avant d'en privatiser les parties les plus rentables. Les premières victimes de cette politique de destruction des services publics, ce sont les habitants des quartiers pauvres dans les villes et ceux des campagnes laissées à l'abandon et, en premier lieu, les personnes âgées, les femmes et les jeunes. Mais Sarkozy et son gouvernement font mieux encore. Dans les banlieues pauvres des grandes villes, ils veulent transformer les victimes de leur politique en coupables, en faisant des jeunes rendus seuls responsables de la violence des boucs émissaires, des cibles de leur politique sécuritaire et répressive. Le droit au logement, à la santé, à l'éducation passe par l'arrêt du sabotage des services publics et leur renforcement, sous le contrôle de la population. Et il faut créer en outre des services publics de la petite enfance et du quatrième âge. 

Un service bancaire unifié et public

Combien d'argent les banques et les sociétés de finance ont-elles perdu dans des spéculations hasardeuses ? Le FMI les chiffrait récemment à plus de 4050 milliards de dollars, dont 1193 milliards pour les banques européennes. Les mêmes aujourd'hui pleurent misère pour bénéficier des aides des Etats et refusent néanmoins de desserrer le crédit, préoccupées avant tout de refaire leurs marges. Pour faire servir l'épargne et les capitaux à la production et la distribution de richesses socialement utiles et soutenables d'un point de vue écologique, il faut exproprier les gros actionnaires des banques et unifier celles-ci en un seul organisme financier public sous le contrôle des populations. A ces conditions, une monnaie unique européenne comme l'euro et une banque centrale européenne pourraient servir à cette planification démocratique indispensable pour mettre l'économie au service du bien-être des peuples. 

Vive l'Europe des travailleurs et des peuples

Riposter à la coalition européenne des trusts et de leurs fondés de pouvoir gouvernementaux exige le regroupement démocratique des travailleurs à la même échelle. Pour imposer un plan commun de mesures d'urgence sociale, pour soustraire l'économie à la mainmise d'une poignée d'actionnaires, pour mettre les grandes entreprises privées et les Etats sous le contrôle des populations. C'est dans ce sens, pour avancer dans la voie de la coordination des luttes à l'échelle européenne, dont nous n'avons vu encore que de faibles balbutiements, que nous menons aussi campagne, avec d'autres organisations anticapitalistes en Europe. Car il s'agit dès aujourd'hui de préparer l'avenir, pour une autre Europe, qui rompe radicalement avec l'Europe des trusts et de la finance. Les richesses et les moyens de les produire existent. Le chômage, la précarité, la misère et le cortège de souffrances et de violences sociales qui en résultent ne sont que la conséquence d'une organisation sociale injuste, un système d'exploitation qui se perpétue sur la base de la propriété privée capitaliste, dont la crise met au grand jour l'absurdité. L'avenir appartient au socialisme, à l'appropriation sociale de tous les grands moyens de production, dont le fonctionnement est d'ores et déjà basé sur la coopération de millions de femmes et d'hommes à l'échelle internationale.

 


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Le Parti socialiste accuse l’UMP et le Modem de « défendre une Europe qui protège alors qu'ils n'ont eu de cesse, au cours des dernières années, avec leurs alliés de toutes les droites européennes, de soutenir la libéralisation sans frein au Parlement européen ». On souscrit à l'argument. Le même Parti socialiste prétend, dans la foulée, représenter « le choix entre une Europe protection que nous, socialistes, proposons et une Europe démolition ».

Difficile de le prendre au sérieux, quand on sait à quel point il a participé à la construction de l’Europe telle qu’elle est, du « oui » au référendum sur le TCE au traité de Lisbonne, en passant par le vote de la plupart des directives qui imposent aujourd’hui toujours plus de reculs sociaux. On comprend bien en revanche que, comme l’UMP, il tente d’esquiver le débat sur son bilan. C’est pourtant une Europe radicalement différente qu’il faut imposer, une Europe au service des populations et du monde du travail, autrement dit sociale, démocratique, écologiste, féministe, internationaliste. Alors, le 7 juin, avec la crise que nous subissons, il y a une autre réponse que l'abstention.

Les capitalistes ne s’abstiennent pas, eux; ils votent pour ceux qui protègent leurs intérêts. Celles et ceux qui subissent la crise, c'est-à-dire la majorité, ne doivent pas leur laisser le champ libre, la colère et la révolte qui se sont exprimées et qui se manifestent toujours dans les luttes et dans les résistances doivent s'exprimer aussi dans les urnes, en envoyant au Parlement des élus militants qui défendront l'intérêt des peuples et du monde du travail. Ce sera le vote de la riposte, de la contre-attaque du monde du travail et de la jeunesse, le seul vote utile, utile parce que sans concession avec la droite et le patronat, et sans compromis avec le social-libéralisme, utile pour sanctionner Sarkozy et son gouvernement, enfin utile parce que porteur d'un projet alternatif au capitalisme.

Jetez un pavé dans la mare de cette Europe capitaliste, l’Europe de la crise et du chômage ! Contre Sarkozy et l'Europe des patrons et des banquiers, votez pour l'Europe des travailleurs et des peuples, votez NPA!

La campagne des européennes va se résumer à sa dernière ligne droite. Tous les observateurs notent le désintérêt pour ce scrutin traditionnellement peu mobilisateur. Ce qui est en cause, c'est une construction européenne opaque, obsédée par le fric, n'envoyant aux peuples que de mauvaises nouvelles, ne protégeant de la crise que les capitalistes. L'autre raison en est sans doute la décision du pouvoir, qui tient les grands médias, d'organiser la campagne la plus courte possible pour favoriser l'abstention et éviter que la colère sociale ne s'invite dans les urnes.

Preuve que, décidément, le NPA doit gêner, les coups à son encontre pleuvent. « Violents », assène la droite alors que c'est elle qui en fait la preuve au quotidien en maniant la matraque contre le mouvement social. « Rapaces », accusent les Chérèque (CFDT) et Mailly (FO), qui feraient mieux de réserver leur énergie contre le Medef. « Inutiles », bégaye le Parti socialiste qui appelle piteusement au vote « utile », alors qu'il vote avec la droite 97 % des textes du Parlement européen.  Certains en rajoutent et brocardent le NPA, qui serait en perte de vitesse ou tellement occupé par les luttes sociales qu'il en négligerait les européennes. Le NPA rejette la séparation artificielle qui voudrait que le social se résume à la rue, et la politique aux institutions. La campagne des européennes se situe dans le prolongement du combat que ses militants mènent au quotidien. Son programme montre comment faire payer la crise au capitalistes, en organisant par exemple l'interdiction des licenciements ou la hausse des salaires, des pensions de retraite, des minima sociaux à l'échelle de toute l'Europe. Il défend une Europe qui donne l'exemple dans la lutte contre le réchauffement climatique, en rompant avec le productivisme, en changeant les choix énergétiques, en réorganisant les transports.

Face à la vie chère et aux licenciements, des millions de travailleurs et de jeunes sont tentés par l'abstention. Ce n'est pas le bon choix. Pour protester utile, il faut protester fort, clair et net. Il faut voter pour les listes du NPA ! Trois mois après sa création, il faut lui donner des élus, pour marquer sa dynamique et sa progression, pour aider à la construction d'un parti anticapitaliste européen, pour être les oreilles et la voix de la population.

Le NPA va jeter tous ses forces dans cette campagne. Et cela va se voir, dans les quinze jours qui viennent, sur les murs, dans les boîtes aux lettres, sur les marchés, dans les quartiers populaires, dans les villages, aux portes des entreprises. 

 

Le Nouveau Parti anticapitaliste en campagne
Les militants du NPA en campagne pour les élections européennes. Photo Laurent Dard.
Les militants du NPA en campagne pour les élections européennes. Photo Laurent Dard.
Les militants du NPA en campagne pour les élections européennes. Photo Laurent Dard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Pas question de payer leur crise », voici le slogan du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) fondé par Olivier Besancenot. Christian Zueras, porte-parole du NPA des Hautes-Pyrénées, veut que les choses changent, « il y a vraiment un problème en France avec le gouvernement actuel, par exemple, les licenciements de masse le prouvent ». Ce parti d'extrême gauche veut également lutter contre l'abstention pour les élections européennes. « Il faut que les gens expriment leur colère en votant et non en s'abstenant ! » Pour cela, les militants font du porte-à-porte et distribuent des tracts. « Les élections européennes n'intéressent pas les gens, or ils sont pourtant intéressés par l'urgence sociale, notamment les salaires qui diminuent, les licenciements de masse et le chômage », déclarent les porte-parole qui veulent une répartition des richesses équitables. Les militants de Tarbes dénoncent les moyens qu'utilise le gouvernement pour lutter « soi-disant » contre la crise en Europe, « le gouvernement remet en cause l'ensemble des services publics, pour cela il va supprimer 33.300 postes en 2009, est-ce une façon de lutter contre le chômage ? » Dans les Hautes-Pyrénées, Lysiane Brigant est placée 11e sur la liste du NPA. Des meetings sont régulièrement organisés avec, en tête de liste, Myriam Martin.

Ripostez,

Dites votre colère,

Le 7 juin, votez NPA

 

Le Parti socialiste accuse l’UMP et le Modem de "défendre une Europe qui protège alors qu'ils n'ont eu de cesse, au cours des dernières années, avec leurs alliés de toutes les droites européennes, de soutenir la libéralisationsans frein au Parlement européen". Il a raison. Il prétend aussi représenter « le choix entre une Europe protection que nous, socialistes, proposons et une Europe démolition". Mais n’est-ce pas, en réalité la même Europe qu’il nous propose ? N’étaient-ils pas tous d’accord pour dire oui au référendum du 29 mai 2005, oui à cette Europe de la libre concurrence, des privatisations ? N’est-ce pas Jospin et Chirac, ensemble au pouvoir, qui ont mis en œuvre le traité de Lisbonne, cette entente entre gouvernements contre les travailleurs et les peuples ?  N’est-ce  pas cette Europe des patrons et des banquiers qui est une Europe de démolition que gèrent alternativement et ensemble des gouvernements de droite ou de gauche voire de coalition ?

Partout, la même politique au service de l’économie de marché dominée par la dictature des financiers et des multinationales provoque les mêmes ravages, les mêmes reculs, les mêmes drames.

Votez contre Sarkozy et l’Europe des patrons et des financiers

Devant le mépris et l’arrogance de la droite, les faux-semblants du PS, le monopole que ces partis voudraient imposer sur la campagne électorale,   nombreux sont ceux qui se détournent de ces élections si loin  de leurs difficultés, de leurs inquiétudes. Mais il y a une autre réponse. La réponse des travailleurs qui luttent pour leur emploi, leur salaire, contre le chômage et la précarité ; celle des hospitaliers qui refusent de voir la santé devenir toujours plus une source de profits pour le privé ; ou encore celle des jeunes qui se révoltent contre une politique universitaire qui sacrifie leur avenir au nom de la rentabilité et de l’élitisme. Le 7 juin, il est possible de condamner, de rejeter cette politique, de dire, une nouvelle fois, non à l’Europe des financiers et des patrons.
Le seul vote utile, c’est de jeter un pavé dans la mare des jeux politiciens des partisans, de droite ou de gauche, de cette Europe capitaliste, l’Europe de la crise et du chômage.

Votez pour l’Europe des travailleurs et des peuples

Tous ceux qui ont manifesté en masse le 29 janvier et le 19 mars, ceux qui étaient dans la rue aussi le 1er mai ou le 26 mai peuvent utiliser les élections pour faire entendre leur ras l’bol.

Le vote du 7 juin peut être celui de la riposte, de la contre-attaque du monde du travail et de la jeunesse, un vote de solidarité pour une Europe débarrassée des frontières, de la concurrence, une Europe fondée sur la coopération des peuples.

Le seul vote utile sera le vote pour une opposition résolue qui a toujours été fidèle aux intérêts des classes populaires pour élire au parlement européen des travailleurs comme vous.

Contre Sarkozy et l’Europe des capitalistes, pour la solidarité des travailleurs et des peuples par delà les frontières, votez pour les listes NPA,  Pas question de payer leur crise !

                                                                        Le 25/05/09


Par zuzu
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Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /Mai /2009 14:52

http://licenciesdumeridien-infos.blogspot.com/

Le 19 mars dernier, et c’est une première, nombre de salariés du LECLERC d’IBOS ont participé, en arrêt de travail, à la manifestation interprofessionnelle départementale dans le cadre de la journée nationale d’action.

Le 14 mai 2009, 3 salariés ont reçu de la Direction du LECLERC une convocation à un entretien préalable à un licenciement pour motif économique.

Deux éléments peuvent inspirer une certaine curiosité dans l’enclenchement de cette procédure :

1 – la découverte que la situation économique de l’hypermarché d’IBOS soit si périlleuse que la Direction soit contrainte de procéder à des licenciements économiques.

2 – les 3 personnes convoquées à l’entretien étaient … toutes 3 grévistes le 19 mars dernier et participaient à la manifestation !

Le doute peut donc exister sur la réalité des motivations qu’avancent la Direction de LECLERC.

Devant ce doute sérieux, il ne peut être question de laisser la Direction du LECLERC d’IBOS procéder à ces licenciements...

http://licenciesdumeridien-infos.blogspot.com/

 

Par zuzu
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Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /Mai /2009 10:10

 

Face à l'attitude méprisante du Directeur Général du CFA, Mr Petit, à l'égard de nos revendications en terme de :

- augmentation de la rémunération des travailleurs pauvres du CFA (bas salaires : 900€ pour 30h / moins de 1150€ pour 35h  etc...!!!),

- revalorisation salariale (perte constante du pouvoir d'achat depuis plusieurs années),

- harmonisation des salaires à fonctions identiques (favoritisme/népotisme)

- amélioration des conditions de travail des personnels et des apprentis (classes surchargées/amiante dans un atelier/manque de matière d'oeuvre pour les jeunes...)

 

les salariés en colere du CFA des Hautes-Pyrénées ont décidé de lancer un mouvement de grève lors de notre journée portes-ouvertes prévues le samedi 16 mai de 09h à 12h30.

Dans un souci de dialogue, et alors qu'aucune disposition légale ne nous y oblige, relevant de contrats de travail de droits privés (et non! nous ne sommes pas fonctionnaires mais de simples salariés corvéables à merci!), nous avons lancé un préavis de 5 jours ouvrables en précisant explicitement que nous tendions la main à notre Directeur Général et que nous souhaitions l'ouverture de réelles négociations durant ce laps de temps.

 

La seule et unique réponse de sa part : MEPRIS TOTAL en ANNULANT les portes ouvertes, prévus depuis décembre 2008 à grand renfort de campagnes de communication financés par des fonds publics (Conseil Régional, CFA)!! Mépris, nos seulement pour nos revendications, mais également et surtout, pour les jeunes et les familles, les demandeurs d'emploi, qui comptaient sur ses portes ouvertes pour élaborer ou préciser leur projet d'orientation pour l'année prochaine!

 

Nous devons réagir !!  Nous n'accepterons pas un tel traitement méprisant pour les salariés (notamment pauvres), les jeunes, les familles, les demandeurs d'emploi !!

 

 

Les salariés de plus en plus en colere du CFA des Hautes-Pyrénées

 

 

des amendements - écran de fumée pour faire passer la loi Bachelot.

A la veille du débat au Sénat sur la loi Bachelot, Nicolas Sarkozy change de discours. Hier il exigeait « un patron un seul, le directeur » et un fonctionnement d’entreprise pour l’hôpital public.

Désormais : "Le directeur d'hôpital ne doit pas devenir un despote absolu" et " personne n'a jamais dit que l'hôpital devait devenir une entreprise » ! La mobilisation des personnels et des médecins hospitaliers est passée par là.Mais ce recul verbal, tout comme les amendements retenus par les sénateurs n’ont qu’un but : maintenir le cœur du projet de privatisation de l’Hôpital qu’est la loi Bachelot. Non seulement les mesures annoncées par le chef de l’Etat ne concernent que les CHU, mais rien ne change concernant les « Agences Régionales de Santé » (ARS), véritables « quartiers généraux » de la privatisation de l’Hôpital et de la sécurité sociale. La logique comptable de gestion de l’Hôpital reste intacte. De même, aucun recul du gouvernement sur les suppressions d'emplois dont le NA exige le rétablissement. Retirer un peu de pouvoir au directeur d’hôpital ne change rien sur le fond, car le véritable patron c’est le directeur de l’ARS, qui peut révoquer sans appel tout directeur ne respectant pas les plans de restructurations et les objectifs de productivité. Les buts fondamentaux de la loi Bachelot : réduire la place de l’Hôpital et le faire fonctionner avant tout sur des critères marchands restent en place. La journée de grève et de manifestations du 14 Mai est donc plus que jamais justifiée, pour imposer non un toilettage de façade mais le retrait de la loi Bachelot, de toute la loi Bachelot. Le NPA appelle à faire du 14 mai, une grande journéede lutte pour la défense du service public hospitalier.

La CGT de l'hôpital de TARBES, le Comité des Usagers de l'Hôpital Public, la convergence 65 service public appellent à participer à une distribution de tract à partir de 14h, et à une conférence de presse à 16h30 devant l'accueil de l'HOPITAL de TARBES !

Pas question de payer leur crise !

Les manifestations du Premier Mai ont été un large succès. Partout, dans tout le pays, des centaines de milliers de travailleurs du privé et du public, de chômeurs, de précaires, de licenciés, de jeunes sont descendus dans la rue pour dire leur colère, leur exaspération, pour dire qu’ils ne voulaient pas payer la crise dont seul le patronat, les financiers et l’Etat sont responsables.

La révolte et la colère continue de se manifester dans les usines victimes de licenciements, dans les hôpitaux ou les universités, chez les électriciens et gaziers... Parmi les gardiens de prison aussi, excédés par la dégradation des conditions carcérales dont ils sont eux-mêmes les victimes. Les prisons craquent, c’est toute la société qui craque sous la pression de la politique des classes dominantes.

L’arrogance et le mépris du gouvernement et des patrons

Au lendemain du Premier mai, le ministre du travail, Hortefeux, a parlé d’un « témoignage de l’inquiétude qui est compréhensible dans le contexte de crise économique mondiale. Pour y répondre, le gouvernement est attentif, réactif et pragmatique. Nous sommes entièrement mobilisés aux côtés des français ». Quel baratin creux et hypocrite !

Les seules mesures prises par le gouvernement ne visent qu’à aider ses amis les privilégiés. Pour les travailleurs, les chômeurs, les licenciés, que des mauvais coups !

Derrière ce baratin, qui vise à donner des arguments aux directions syndicales qui veulent à tout prix éviter l’affrontement avec le pouvoir, il n’y a une offensive en règle pour faire payer la crise à la population. Face à cette offensive, les travailleurs et leurs organisations n’ont pas à craindre l’affrontement avec le pouvoir, il est inévitable, il faut le préparer et avancer nos propres exigences. Oui, les licenciements sont intolérables ! Il faut les interdire, partager le travail entre toutes et tous, sans perte de salaire. Il faut la garantie d’un travail et d’un revenu qui ne soit pas inférieur à 1500 euros net. Il faut une revalorisation générale des salaires, des pensions de 300 euros net.

Approfondir la mobilisation, sur tous les terrains

Au lendemain de ce Premier Mai, les directions syndicales viennent, une nouvelle fois, de se dérober en refusant d’appeler à la préparation d’un mouvement d’ensemble pour imposer les exigences du monde du travail. Elles ont appelé à deux nouvelles journées d’action, sans perspectives et sans réels objectifs. Elles voudraient enterrer les mobilisations qu’elles ne s’y prendraient pas autrement… Mais elles n’y parviendront pas. Bien au contraire, face à l’accentuation de l’offensive patronale, notre mouvement va s’approfondir, se regrouper autour de ses exigences fondamentales. Dans chaque lutte, dans nos syndicats, associations, partis, il nous faut discuter du programme et du plan d’action dont nous avons besoins pour aider aux convergences afin de faire payer leur crise aux financiers et aux riches.  Dans la campagne électorale qui commence pour les élections européennes du 7 juin aussi. Le NPA d’Olivier Besancenot participe à ce combat. Ce sera cette perspective et ces idées que ses candidats aux élections européennes défendront.

Par zuzu
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 13:34

un article de La Dépêche du Midi

LA GROGNE SOCIALE GAGNE DU TERRAIN

A deux jours de la manifestation du 1er mai, qui promet d'être importante, l'inquiétude est vive dans le privé et le public.

Autour de Jean-Marc Massip (au micro), délégué CFDT SCT, responsables syndicaux et salariés des quatre entreprises du pôle céramique, rassemblés sur le site de Bazet. Photo DDM, Joël Boyé
Autour de Jean-Marc Massip (au micro), délégué CFDT SCT, responsables syndicaux et salariés des quatre entreprises du pôle céramique, rassemblés sur le site de Bazet. Photo DDM, Joël Boyé
Autour de Jean-Marc Massip (au micro), délégué CFDT SCT, responsables syndicaux et salariés des quatre entreprises du pôle céramique, rassemblés sur le site de Bazet. Photo DDM, Joël Boyé

Après Giat, Pechiney, Spria, le département des Hautes-Pyrénées croyait ne plus avoir d'emplois industriels à perdre. Aujourd'hui, la crise risque de casser le pôle céramique.

à l'appel de l'intersyndicale, les salariés d'ESK, SCT, Pall-Exekia et Boostec se sont rassemblés, hier, sur le site de Bazet afin d'afficher leur détermination à sauver leurs emplois.

L'entreprise la plus menacée, c'est ESK, qui compte 97 salariés. Elle subit de plein fouet la baisse d'activité du secteur de l'automobile. « L'avenir à court terme, c'est soi un gros plan social, soit la fermeture du site et le transfert de l'activité vers l'Allemagne. On souhaite absolument garder un noyau afin de repartir car si on ferme, c'est fini », indique Véronique Platel, déléguée CFDT. Les salariés devraient être fixés sur leur sort dans une quinzaine de jours, à l'occasion du conseil d'administration de l'entreprise ESK.

chômage partiel

Pall-Exekia, de son côté, connaît entre 10 à 12 jours de chômage partiel par mois, depuis février dernier. « L'autre levier utilisé, c'est la formation ». François Casanave, délégué CFDT, souligne « le peu de commandes fermes et le problème du financement. Les banques ne jouent pas le jeu ».

Chez SCT, après la suppression de 60 emplois il y a moins de 6 mois, le carnet de commandes stagne. « On nous annonce la fermeture de l'usine pendant deux semaines supplémentaires avec solde obligatoire de tous les congés et RTT », indique Danielle Dias, du comité d'entreprise SCT.

Du côté de Boostec, Alain Soubde explique que l'entreprise, « liée à ses clients par des contrats pluri-annuels, ne semble pas souffrir de problèmes conjoncturels. On a un bon plan de charge jusqu'en 2010, mais après ? ».

La situation du pôle céramique pourrait faire des dommages collatéraux. Notamment pour le restaurant d'entreprise, géré par Compass Group. « Il y a 4 salariés qui pourraient se retrouver au chômage car il y a peu de possibilités de reclassement dans le département », explique Thierry Garrido, secrétaire du syndicat des services CFDT.

Alors, quelles solutions pour le pôle céramique ? Joseph Fourcade (CGT) a rappelé la création, il y a quelques années, du regroupement Pyrénées Industries Céramiques. « Il devait permettre la mise en commun des ressources céramiques locales. Il n'en a rien été. Il semble surtout que le rattachement au pôle de compétitivité céramique de Limoges, qui ne nous a guère profité jusqu'à ce jour, puisse s'avérer d'une aide précieuse, pour peu qu'une volonté ferme se dessine. »

Patrick Delaporte, secrétaire départemental CFDT, a conclu ce rassemblement en invitant à faire bloc, le 1er mai, derrière la banderole unitaire des 4 entreprises du pôle céramique.

28 avril : pour sauver l’Hôpital Public, amplifier la mobilisation pour le retrait de la loi Bachelot !

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A la veille de la journée de manifestation du 28 avril, la mobilisation contre la loi « Hôpital, Patient, Santé, Territoire » s’amplifie.

L’appel à manifester avec l’ensemble des personnels hospitaliers par 25 chefs de services et de nombreuses organisations de médecins hospitaliers, de psychiatres est un appui à la lutte engagée par les personnels hospitaliers, pour le retrait de l’ensemble du projet de loi Bachelot.

Roselyne Bachelot a beau s’en défendre, l’Hôpital Public est aujourd’hui en danger. La loi «Hôpital, Patients, Santé et Territoires» vise à compléter la privatisation engagée depuis 2003 par ses prédécesseurs. Face à la montée des critiques, la ministre affirme «il n’y a pas de privatisation de la santé». Elle déclarait pourtant le 25 mars 2008 «un établissement n’a pas besoin d’être public pour assurer un service public de santé, il doit simplement en respecter les exigences».

Depuis son élection en mai 2006 N. Sarkozy n’a cessé de le répéter :«l’hôpital ne peut pas tout faire.» Il ne s’agit pas pour lui donner au service public les moyens d’assurer ses missions. Il veut au contraire faire assurer une part croissante de celles-ci au secteur  privé. C’est pourquoi la loi Bachelot supprime toute distinction entre établissements publics et privés.

Pour limiter la place de l’hôpital, le projet de loi Bachelot prévoit la mise en place d’Agences Régionales de Santé les ARS. Ces agences et leur tout puissant directeur, auront la possibilité de ponctionner les crédits de l’hôpital public pour les reverser au secteur privé libéral, associatif ou commercial et aussi de démanteler la Sécu et l’action sanitaire et sociale.

La loi Bachelot prévoit, en outre, le regroupement des hôpitaux au sein de vastes « communautés hospitalières de territoires ». L’objectif est la fermeture des services d’urgence, de chirurgie, les maternités qui subsistent encore dans les hôpitaux de proximité. 250 sites sont aujourd’hui directement menacés. Ceux ci seront transformés en services de long séjour pour personnes âgées.

La « permanence des soins » 24h/24 sur le territoire ne sera plus assurée que par des « maisons médicales », centres de consultations libéraux payants, ne pouvant répondre aux besoins de l’urgence hospitalière.

Quant aux services d’urgences qui subsisteront: ils seront de plus en plus éloignés d’une partie de la population et de plus en plus saturés. C’est la « mise en danger de la vie d’autrui » qu’instaure délibérément cette loi ! La rentabilité avant le soin. En même temps qu’il veut réduire la place de l’hôpital public, N.Sarkozy veut achever la transformation de l’hôpital en entreprise rentable, au détriment de la sécurité et de la qualité des soins ainsi que des conditions de travail des personnels.

La loi prétend imposer « un chef et un seul », le directeur, qui pourra désormais venir d’entreprises n’ayant rien à voir avec le soin. Son objectif principal est la rentabilité et la productivité du personnel afin de « dégager des marges ». Les services « non rentables », même s’ils sont utiles aux malades devront disparaître ou être « restructurés ». La rémunération et même le poste du directeur en dépendront. Les médecins eux même devront devenir des « managers ». Tous les contre pouvoirs existant au sein de l’hôpital sont réduits.

La mobilisation doit se poursuivre au-delà pour imposer le retrait de la loi Bachelot et du rapport Couty, pour  sauver et améliorer le service public de santé.

Dans la logique de la loi Bachelot, le rapport Couty préconise le morcellement et la privatisation de la psychiatrie publique. Praticiens et des professionnels libéraux assureraient les soins ambulatoires, les hospitalisations dites « légères » iraient aux cliniques commerciales qui y trouveraient un créneau rentable. Les hospitalisations dites « lourdes » et les missions sécuritaires d’ordre public resteraient bien sûr l’apanage de l’Hôpital qui devrait transférer dès que possible des patients « stabilisés » vers le secteur médico-social.

Dans ce domaine comme dans bien d’autres, ce serait la disparition de la continuité d’un service public gratuit de qualité et de proximité au service de tous.

Pas question de payer leur crise !

Tous ensemble pour la convergence des luttes

Dans tout le pays, ce Premier mai est l’occasion d’un large rassemblement, dans la rue, des travailleurs du public et du privé pour exprimer le mécontentement, la colère, l’exaspération qui montent de partout. Une vague de licenciements frappe de plein fouet la classe ouvrière. Sony, Caterpillar, Molex, Altis, Continental, Fulmen-Exide… la liste des plans sociaux n’en finit pas de s’allonger. Le chômage explose, en un an il a augmenté de 16%. En mars, on compte, comme les mois précédents,  70.000 chômeurs de plus dans le même temps que l’on apprend que les grandes entreprises ont versé plus de 35 milliards de dividendes. Des milliers de vie sont ainsi brisées, des villes ou des régions saccagées  pour les intérêts de multinationales à la recherche de la rentabilité maximum avec le soutien actif, la complicité du gouvernement et de l’Etat.

C’est bien pourquoi la grande majorité de la population est solidaire des travailleurs qui séquestrent leur direction ou des ouvriers de Continental qui ont exprimé leur colère contre la sous-préfecture de Compiègne  pour protester contre une décision de justice insupportable. Chacun comprend l’écoeurement des travailleurs baladés de promesses en promesses et jetés à la rue comme des malpropres.

La violence est du côté des patrons et du pouvoir

Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, s’en prend « aux casseurs » dans la même veine que Fillon qui dénonçait les coupures de courant par les électriciens comme « des actes de sabotage » et, d’une même voix, ministres et patrons réclament des sanctions en invoquant « l’Etat de droit ». Mais qu’est-ce donc que cet « Etat de droit » qui autorise une minorité de privilégiés à s’octroyer des dividendes mirobolants, des parachutes dorés, des salaires de plusieurs millions d’euros en lui donnant les pleins pouvoirs pour décider de la vie de millions de femmes, d’hommes, du sort de toute la société ? Cet Etat de droit, c’est la dictature des financiers. Et c’est elle qui impose une violence sociale intolérable : les licenciements, des conditions de travail et de vie de plus en plus dures, une régression sociale généralisée.

C’est l’avenir de toute la société, celui de la jeunesse qui est sacrifié aux intérêts égoïstes d’une minorité de privilégiés.

Face à cela, la révolte relève du civisme, de la responsabilité sociale. Les casseurs, les saboteurs ce sont les patrons et leurs amis du gouvernement.

Sauvegarder les profits au mépris des intérêts de la population

Casseurs, saboteurs et qui plus est hypocrites et menteurs. Car tous ces gens nous expliquent que tout ça, c’est la faute à la crise. Eux, ils n’y sont pour rien. C’est la crise internationale. Mais d’où vient-elle cette crise si ce n’est de la politique des classes dirigeantes et des Etats qui les servent ? N’est-ce pas eux qui ont entraîné les pays du monde entier dans une folle course au profit, à la productivité en accumulant des capitaux spéculatifs alors qu’ils dilapidaient le richesses produites, pillaient les peuples, limitaient la consommation en bloquant les salaires et en augmentant le chômage dans leur course sans fin à la rentabilité. Oui, les responsables, ce sont eux, c’est leur politique de classe.

Et aujourd’hui, la crise qu’ils ont provoquée devient le prétexte aux licenciements massifs. Mais à qui peut-on faire croire que licencier va résoudre la crise ? C’est encore un mensonge. Licencier ne sert qu’à maintenir les profits. Tout comme les plans de relance du gouvernement. Ce dernier n’investit pas dans l’éducation, la santé, les services publics pas plus qu’il ne contraint les financiers à investir dans la production, ce qui serait la seule réponse. Non, l’Etat donne aux financiers des milliards pour leur éviter la faillite, pour sauvegarder leurs capitaux.

Une telle politique est inacceptable, elle n’est pas négociable.

Un programme pour unir nos forces

Par les luttes, par les manifestations de ce 1er mai, nous disons non, pas question de payer pour eux.

Pas question de payer pour eux, ça veut dire refuser les licenciements. Tout le monde a droit à un travail et à un salaire, c'est-à-dire qu’il faut partager le travail existant entre tous, sans perte de salaire, et garantir à chacun un revenu décent, au minimum 1500 euros net.

Cela veut dire aussi qu’il faut une autre répartition des richesses, en premier lieu, une augmentation générale des salaires de 300 euros net.

Il faut aussi donner la priorité au service public.

Une telle politique exige des moyens financiers et pour cela d’en finir avec la dictature de financiers incontrôlés qui ont tous les pouvoirs y compris sur l’Etat en nationalisant les banques sous le contrôle des salariés et de la population.

Préparer l’affrontement avec le pouvoir

Le mécontentement qui s’exprime massivement ce premier mai est porté par les mobilisations et les luttes qui éclatent dans le privé. Il est porté aussi par la mobilisation des enseignants des universités, des chercheurs, par les mouvements de grève engagés depuis 4 semaines par les électriciens et les gaziers d’EDF et de GDF, par ceux des hôpitaux… Il serait vain de se féliciter de l’unité syndicale réalisée pour le 1er mai si nous n’étions pas capables de fédérer ces mobilisations en un mouvement d’ensemble afin de faire céder patronat et gouvernement.

L’ampleur des attaques exige une réponse à la hauteur. Les directions des grandes confédérations syndicales tergiversent, freinent, se refusent à contester frontalement la politique du gouvernement et du patronat. Il n’y a pourtant pas d’autre issue, il nous faut nous y préparer en particulier autour de l’exigence de l’interdiction des licenciements.

C’est l’intérêts de toutes et tous. L’heure est à la convergence des luttes, à l’unité de toutes les organisations syndicales, politiques, associatives, pour, comme l’ont fait les travailleurs des Antilles, défendre les exigences fondamentales du monde du travail par la grève générale.

Il faut dès maintenant construire la suite en nous organisant, en tissant des liens en particulier autour des entreprises victimes de licenciements ou de menace de fermeture.  C’est notre affaire à toutes et tous.

Voilà ce qui serait réellement exceptionnel, historique, que toutes les forces du monde du travail s’unissent pour faire reculer patronat et gouvernement. 

Besancenot appelle à une «marche nationale» des licenciés

Le porte-parole du NPA était venu soutenir jeudi les employés de Molex qui manifestaient contre la fermeture annoncée de leur entreprise.

 

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, le 23 avril à Villemur-sur-Tarn, lors d'une visite de

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, le 23 avril à Villemur-sur-Tarn, lors d'une visite de soutien aux employés de l'équipementier automobile américain Molex.
(AFP)

Olivier Besancenot (Nouveau parti anticapitaliste) a appelé jeudi, devant les employés de la société Molex Automotive SARL, à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), à «une marche nationale sur Paris, en mai, de tous les salariés licenciés».

Parlant à des dizaines de salariés de Molex qui manifestaient devant un cercueil géant symbolisant la mort annoncée de leur entreprise, le leader d’extrême-gauche a voulu, avec ce projet de marche, «que soient abordés les vrais problèmes et les vraies solutions». Défileraient en tête, a-t-il poursuivi, «les salariés de Molex, de Continental, de Caterpillar» pour «montrer le visage de tous ceux qui résistent».

«Nous avons proposé un rassemblement unitaire des forces syndicales et politiques, au lieu de défiler les uns après les autres», a souligné le porte-parole du NPA, précisant que cette marche pourrait se tenir à une autre date que le 1er mai.

Interrogé sur sa position face à la séquestration en début de semaine, de deux des dirigeants de la société Molex dans leurs bureaux de Villemur-sur-Tarn, Olivier Besancenot a campé sur sa position: «Je soutiens les salariés dans toute forme d’action, ne comptez pas sur moi pour les désapprouver».

(Source AFP)

LA DEPECHE du MIDI de HAUTE GARONNE

Villemur. Olivier Besancenot est venu soutenir les salariés de Molex

Olivier Besancenot s'est adressé aux ouvriers de Molex en les encourageant à persévérer dan s leur lutte pour l'emploi.
Olivier Besancenot s'est adressé aux ouvriers de Molex en les encourageant à persévérer dan s leur lutte pour l'emploi.
Olivier Besancenot s'est adressé aux ouvriers de Molex en les encourageant à persévérer dan s leur lutte pour l'emploi.

Le combat des Molex trouve de plus en plus de sympathisants et de soutiens.

Ils font la « une » de tous les médias, trouvent l'appui des élus et des politiques mais surtout du grand public.

Depuis 6 mois maintenant ils ont engagé un combat juste pour garder leur emploi.

Olivier Besancenot n'est pas resté insensible à cette résistance des ouvriers de Molex et il est venu les rencontrer. Alors que se profilent les élections européennes, les combats des salariés prennent une tournure emblématique et vont devenir un thème incontournable de la campagne.

« Des combats qui réussissent »

Accueilli par Guy Pavan délégué CGT et Denis Parise, délégué du Comité d'entreprise, ils ont longuement discuté de la situation. S'adressant aux ouvriers de Molex le leader du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), ex Ligue communiste révolutionnaire, leur faisait part de son désir de les soutenir le plus possible, les encourager à continuer.

« Il ne faut pas oublier qu'il y a malgré tout des combats qui réussissent dans un système qui tourne à l'envers ».

Il insistera sur l'importance de porter ce combat au niveau national aux côtés des Continental… et dernièrement des employés de Freescale, une autre entreprise américaine, et de bien d'autres.

Le jeune leader a souhaité aux salariés malmenés «plein de courage, les remerciant de l'exemple qu'ils donnent en redressant la tête et en continuant la lutte sans faillir».

Sur place, ils étaient plusieurs centaines d'ouvriers de chez Molex, mais aussi leurs collègues de Labinal, des élus locaux pour applaudir ce soutien d'Olivier Besancenot et des membres de la délégation du NPA.

 

Une fois encore, un grand groupe capitaliste, Free Scale, utilise le prétexte de la crise pour fermer une usine, au nom du "maintien de la compétitivité" et donc jugée "insufisamment rentable"!
Près de 1700 salariés risquent donc de se retrouver sur le carreau. Cela est inacceptable surtout pour un groupe qui s'est gavé de fonds publics.
Pour le NPA, Il est plus que temps que les travailleurs de Free Scale comme ceux de Molex auprès de qui se sont rendus jeudi olivier Besancenot et Myriam Martin, se coordonnent avec les salariés de Caterpillar, Continental etc... afin d'organiser une manifestation nationale contre le fléau des licenciements en exigeant leur interdiction.

Pour le NPA, Myriam Martin, tête de liste aux élections européennes
 

Contre ce gouvernement de « saboteurs »

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« Je pense à la séquestration de certains dirigeants d'entreprises, je pense aux coupures de courant sauvages qui ont eu lieu ces derniers jours: c'est du sabotage, ça n'est pas la grève, ça n'est pas de l'action sociale » déclarait, en fin de semaine dernière, Fillon. Quel culot, quel cynisme !

Des saboteurs, les salariés d'EDF et de GDF mobilisés, depuis trois semaines, pour les salaires ?  Ils réclament leur dû. Les ministres s’indignent mais ils n’avaient rien à dire quand les patrons d’EDF-GDF s’étaient accordé des stock-options mirifiques auxquels ils ont dû renoncer ou quand ils ont distribué plus de 9 milliards de dividendes ! Les salariés ne demandent pourtant que 5 % d’augmentation alors que la plupart d’entre eux gagnent 1200 euros. Leurs directions se joignent aux protestations en invoquant « l'esprit de service public ».  Quel culot de la part de ceux qui l'ont privatisé et démantelé.

Des saboteurs aussi les travailleurs de Caterpillar licenciés comme des malpropres par une direction qui leur avait promis de sauvegarder leur emploi s’ils acceptaient des sacrifices ? Le tribunal de grande instance de Grenoble voulait condamner 19 d’entre eux pour « entrave à la liberté de travailler ». Mais qui empêche qui de travailler ? Ceux qui licencient ou ceux qui se battent pour garder leur emploi ?

Faire converger le mécontentement et les luttes

Oui, les saboteurs sont ceux qui, au gouvernement, ferment les usines, licencient, démantèlent les services publics pour pouvoir sauvegarder les profits de leurs amis financiers et patrons. Au cours des deux premiers mois de l’année, 200 000 travailleurs on été jetés au chômage.  Et partout dans le pays la colère monte. Depuis onze semaines les enseignants des universités et les chercheurs sont en lutte. La contestation s’exprime dans l’ensemble de l’Education nationale, « de la maternelle à l’université »…A la Poste ou à la SNCF aussi. Dans les hôpitaux, 25 professeurs viennent de lancer un appel contre la réforme Bachelot dénonçant une « médecine mercantile » qui sacrifie l’hôpital public au privé. Le 28 avril, le personnel hospitalier sera en grève et dans la rue.

Partout, dans le privé comme dans le public, le mécontentement s’exprime. Dans le nord, c’est la grève chez Toyota pour les salaires. Même à Monaco, grande première, 3000 salariés sont descendus dans la rue contre les licenciements et pour les salaires.

Ces mobilisations ont toutes rendez-vous le 1er mai. L’heure est au rassemblement de toutes les forces syndicales, politiques, associatives du monde du travail pour faire de cette journée un point d'appui à une généralisation des luttes afin de mettre un coup d’arrêt au sabotage généralisé de la société par le patronat et le gouvernement, et pour imposer l’interdiction des licenciements,  l’augmentation pour tous de 300 euros et aucun revenu inférieur à 1500 euros nets.

Le 20/04/09

Il ne se passe pas un jour sans que ne soient annoncées des fermetures d'entreprises, des licenciements ou des mesures de chômage partiel. Pendant que des centaines de milliers d'hommes et de femmes sont livrés au désespoir, les grandes entreprises qui licencient continuent à faire des profits fantastiques et le gouvernement leur distribue des milliards. Pas un jour non plus sans son lot de scandales où les principaux patrons du pays dissimulent leurs comptes dans des paradis fiscaux pendant que  la plupart des dirigeants d'entreprises s'en mettent plein les poches accumulant stocks options, bonus ou parachutes dorés.

La violence c'est la propriété capitaliste

Au milieu de cet enrichissement scandaleux des plus riches et d'une détresse croissante des plus pauvres, il a suffi que les travailleurs de 6 entreprises retiennent leurs dirigeants quelques heures afin de sauver leurs emplois pour qu'on assiste à un déluge de haine et de menaces du gouvernement et du patronat.  "Illégal", "violence inadmissible", "revolver sur la tempe" et Sarkozy qui affirme martialement qu'il "ne laissera pas faire". Mais où est la violence ? Dans les actes d'hommes et de femmes qui essaient de se défendre pour ne pas mourir où dans celle qui consiste à les priver de leur seul moyen de vivre, leur salaire ?  Comment peut-on vivre avec le Smic ou quand le salaire est réduit de 2 à 300 euros par le chômage partiel ? Où est la violence quand les harcèlements, les humiliations, le surmenage, l'exposition aux produits dangereux, les maladies professionnelles, les accidents du travail voire parfois les suicides font partie du quotidien ? Le nombre de travailleurs pauvres dépasse les 7 millions. A tous les âges la violence sociale frappe. Chez les jeunes le chômage a augmenté de 57,2% dans les Zones Urbaines Sensibles entre 2008 et 2009. Quant aux retraités, ils en sont réduits à la misère et même certains à faire les poubelles. Les banquiers et les grands patrons fraudent, mettent en danger délibérément leurs salariés, ruinent la société, plongent l'humanité dans la crise mais ne sont pas considérés comme des délinquants, des fraudeurs et des voyous.

Les premiers signes visibles d'une colère qui couve et grandit

Alors quand ceux de Sony, Caterpillar, 3M, Fnac, Faurecia ou Scapa redressent la tête, "retiennent" leurs patrons et que seulement 7% de la population les condamnent, les "puissants" qui piétinent les pauvres s'inquiètent et voudraient les faire taire. Ils craignent qu'encouragés par ces premiers pas vers une fierté retrouvée, le peuple entier ne se soulève comme aux Antilles et ne rentre dans une grève générale, seul moyen de ne pas payer la crise. Alors oui, les "séquestrations" sont légitimes et peut-être les premiers signes avant-coureurs de l'explosion qui vient et qu'il faut préparer, comme celle du dirigeant de l'usine Sud Aviation en 1968  fut le prélude à la grève générale.

Communiqué du NPA. Le projet de loi Bachelot doit être retiré.

25 professeurs des hôpitaux publics viennent de publier un appel, à la veille du débat au Sénat de la loi Bachelot « Hôpital, Patients, Santé et Territoires ».

Cet appel dénonce le glissement de l’Hôpital Public vers une médecine mercantile pour laquelle « la préoccupation centrale n’est plus le malade, mais le compte d’exploitation de l’Hôpital ». Cette dérive, engagée depuis 2003 serait encore aggravée par le renforcement du pouvoir des directeurs, qui pourront venir désormais d’entreprise privée. Cette dénonciation et l’exigence des 25 de l’arrêt des suppression de postes, l'appel à manifester avec l’ensemble des personnels hospitaliers le 28 avril ne peut que renforcer la lutte, engagée par les personnels hospitaliers, pour le retrait de l’ensemble du projet de loi Bachelot. La transformation de l’hôpital public en entreprise rentable dénoncée par l’appel des 25 n’est en effet qu’une partie du projet global et cohérent qu’est le projet de loi Bachelot. Celui-ci prévoit également grâce à la création des Agences Régionales de Santé (ARS), la réduction de la place du service public hospitalier au profit de la médecine libérale, des cliniques privées et du secteur médico-social associatif. Il organise enfin la restructuration des hôpitaux publics accompagnée de la fermeture des services d’urgence, de chirurgie et des maternités des hôpitaux de proximité. Pour le NPA, l’enjeu des semaines qui viennent ne peut se limiter à la suppression des dispositions des parties de la loi sur l’Hôpital Entreprise, c’est de mettre en échec l’ensemble du projet qui n’est, comme l’ont dit les manifestants le 29 janvier et le 19 mars « ni amendable, ni négociable » Le projet de loi Bachelot doit être retiré.

 

 Le groupe Texan, Celanese, envisage la fermeture d'une usine de production chimique à Pardies (64) malgré des bénéfices conséquents. Cette décision entraînerait le licenciement de 350 salariés. 1500 emplois indirects seraient de plus menacés sur le bassin de Lacq.

Les hommes et les femmes qui produisent les richesses sont utilisés comme variables d'ajustement afin de garantir des profits toujours plus élevés aux actionnaires.

L'indignation affichée par la classe politique est légitime mais ne saurait suffire. Nous devons répondre par la nationalisation de l'outil de production et la réappropriation des brevets sous le contrôle des travailleurs.

Nos vies valent plus que leurs profits !

CONTRE les LICENCIEMENTS ! Une vidéo sur une tentative concrète (et qui est en train d'aboutir) de convergence dans le privé...
http://www.dailymotion.com/swf/x8x6t6_convergence-a-fumel_news&related=1

Par zuzu
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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 14:22
Que n’a-t-on entendu après le sommet du G20, tenu le 2 avril à Londres… “ Un tournant historique ” (Obama), “ redonnant confiance aux populations de tous nos pays ” (Gordon Brown, premier ministre britannique), et rien moins que “ la moralisation, la refondation du capitalisme ” aux dires de Sarkozy !

La réalité est cependant bien différente. La soi-disant lutte contre les paradis fiscaux, auxquels toutes les grandes entreprises font appel pour échapper à l’impôt, se limite à… la publication d’une liste, de pays que tout le monde connaissait déjà.

La seule décision concrète prise au G20 a été la mise à disposition du FMI et de la Banque mondiale de 1100 milliards supplémentaires. Ces deux institutions bien connues des peuples du Sud pour leurs politiques d’écrasement sont à la pointe de toutes les mesures de dérégulation et financiarisation.

A New York, Londres, Berlin ou Paris, partout une même politique

Sarkozy a cependant de bonnes raisons de se déclarer satisfait : ce qui a été décidé au G20 concorde parfaitement avec ce qu’il fait ici depuis deux ans ! D’ailleurs, l’enrobage aussi est assez similaire. Le “ communiqué final ” du G20 vaut bien le décret Fillon sur les stock-options, qui ne concerne en tout et pour tout que huit entreprises, pour deux ans seulement, et que les intéressés contournent déjà en augmentant la part de leur rémunération versée sous forme de salaire…

Une conclusion commune peut être tirée des sommets du G20 et de l’OTAN : les dirigeants capitalistes mènent partout la même politique mortifère, et partout c’est la mobilisation populaire qui est seule à pouvoir y mettre un coup d’arrêt. Coordonner nos luttes par-delà les frontières, en commençant par le niveau européen, est un besoin incontournable. Le NPA entend bien agir dans ce sens, en commun avec les autres organisations de la gauche anticapitaliste européenne.

Déclaration unitaire : pour un grand 1er mai de convergence des luttes !
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Après les mobilisations des 29 janvier et 19 mars, c'est un 1er mai exceptionnel qui se prépare dans toute la France. Pour la première fois depuis longtemps, en effet, toutes les organisations syndicales y appellent ensemble et prévoient plus de manifestations qu'il n'y en a eu le 19 mars.

Cela fait maintenant plusieurs mois que la colère sociale grandit dans le pays, multipliant les actions les plus diverses. La défense de l'emploi et le refus des licenciements sont à l’origine de conflits de plus en plus nombreux. Des secteurs comme l'université et l'éducation, la santé ou la Poste sont mobilisés depuis des mois. D'autres comme EDF-GDF intensifient leurs actions. Le 1er Mai peut constituer une étape supplémentaire dans la convergence et la généralisation de mobilisations sociales dont le mouvement des Antilles, notamment, a montré l’efficacité.

Bien que les choix politiques du gouvernement soient de plus en plus largement mis en cause, celui-ci refuse d'entendre les exigences sociales qui se sont exprimées, entre autres, au travers de la plate forme intersyndicale du 5 janvier et dans les journées des 29 janvier et 19 mars. Le gouvernement loin d’apporter une quelconque réponse aux urgences sociales du pays, une quelconque réponse efficace à la crise, laisse faire les plans de licenciement, continue de mettre en œuvre des choix qui font payer aux populations l'addition de la crise et s'enfonce à tous les niveaux dans un autoritarisme et un mépris insupportables. Tous les clignotants de la situation sociale et économique du pays restent au rouge. Il faut mettre un coup d’arrêt à la politique de Nicolas Sarkozy et du Medef et contribuer à faire grandir l’exigence d’autres choix de justice et de solidarité.

Cela concerne notamment l’opposition aux suppressions d’emplois et à la précarisation, dans le privé comme dans le secteur public, l'augmentation des salaires, du SMIC, des minimas sociaux et des retraites; la défense et le développement des services et de l'emploi publics ; l’annulation des lois Bachelot et Pécresse, la réorientation des richesses vers le développement de productions et de services susceptibles d'engager notre pays dans un tout autre mode de développement fondé sur la satisfaction des besoins sociaux dans le respect des équilibres écologiques.

La réunion du G20 présentée par Nicolas Sarkozy comme un grand succès n’a fait que conforter les choix qui sont à l’origine même de la crise. Aucun des mécanismes d'accumulation financière à l’origine de celle-ci n'est mis en cause, l’essentiel pour N. Sarkozy comme pour les dirigeants des grandes puissances étant la sauvegarde même de ces mécanismes.

De plus en plus en difficulté, le gouvernement semble aujourd'hui tenté par une stratégie de la tension dans laquelle il agite à nouveau le thème de l'insécurité. Il renforce sa volonté de criminaliser l'action sociale et collective, tente d’instrumentaliser les « séquestrations de patrons » que soutient une majorité de la population et lance une nouvelle loi sécuritaire stigmatisant les jeunes. Les enquêtes d'opinion ont montré que l'exaspération sociale était largement partagée. Nous refusons toutes atteintes aux libertés qui visent à museler la contestation sociale et politique.

La question de l'emploi devient cruciale. Face à des groupes qui sacrifient leurs salariés au profit de la rémunération des actionnaires et des plus hauts dirigeants patronaux, il est temps de stopper au plus vite les licenciements et d’éliminer toute conséquence du chômage partiel pour les salarié-e-s. Nous agirons dans ce sens aux côtés de celles et ceux qui sont concerné-e-s.

Nos organisations, comme elles l'ont fait lors des précédents rendez-vous de mobilisation sociale, appellent à la réussite d'un 1er mai 2009 historique. Elles seront aux côtés des salarié-e-s, de tous les travailleurs, de toute la population pour amplifier la mobilisation populaire afin d’obtenir les changements de cap politiques nécessaires.

Signataires : Les Alternatifs, le NPA, le PCF, le PS, La Gauche Unitaire, Le PG, Le MRC, Le PCOF, La Fédération, ADS, Alter-Ekolos-Ecologie Solidaire, La CNCU.

Stratégie syndicale en question : la mobilisation est mise au chômage partiel
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Les plans de suppressions d’emplois, les fermetures d’entreprises se multiplient et  la colère monte chez les salariés concernés. Le gouvernement et le patronat veulent profiter de la crise pour avancer dans les réformes libérales et les actionnaires entendent bien maintenir leur marge en utilisant les salariés comme variable d’ajustement.

Après le19 mars, comme au soir du 29 janvier, les millions de grévistes et de manifestants n’ont pas réussi à infléchi cette politique…Alors, que faire ? Un important sentiment d’incompréhension s’est répandu depuis  15 jours dans les milieux syndicaux combatifs.

L’unité syndicale maintenue est sûrement un atout pour mobiliser ensemble. Mais c’est un outil pour gagner, pas une fin en soi… ….

Alors, le 1er Mai comme seule perspective ? Qui peut dire sérieusement que le but des directions confédérales est de construire un rapport de force pour faire mettre un genou à terre au patronat et au gouvernement, comme l‘ont fait les Guadeloupéens ?

 

Ce n’est visiblement pas leur but. La direction CFDT a le mérité de la clarté, elle qui disait clairement qu’il n’était pas question de nouvelle date de grève et qui se satisfait des « débuts de réponses » que sont pour elle la création du « fonds d’investissement social », et le décret-bidon sur les rémunérations des dirigeants d’entreprises qui va toucher quelques dizaines de patrons, au plus !

LA CGT, plus discrète à applaudir les « avancées » du gouvernement, l’est, malgré tout, tout autant pour avancer un projet de mobilisation d’ensemble….et met toutes ses forces pour un 1er Mai massif et unitaire en proclamant que les salariés « jouent la gagne ». De même Force Ouvrière qui tout en menaçant d’une nouvelle journée de grève, se satisfait du cadre de l’Intersyndicale.

La FSU avait manifesté la nécessité d’une nouvelle journée au mois d’avril, et Solidaires dans un communiqué de son Bureau national réaffirme « Si une grève générale ne se décrète pas, ne pas proposer cette perspective, ne pas l’organiser, c’est faire en sorte qu’elle n’ait pas lieu. Au contraire, nous pensons qu’il est de la responsabilité du mouvement syndical, aujourd’hui, d’y travailler. ». C’est  vrai, et justement ce n’est pas le chemin que prend le front intersyndical. Pas plus qu’il ne cherche à souder ensemble les salariés des entreprises touchées par les plans de fermetures et de suppressions d’emplois pour réaliser une mobilisation nationale pour interdire les licenciements et défendre tous les emplois.

A ce jeu de saute-mouton, une nouvelle initiative (peut-être ?) au mois de juin et les vacances d’été arriveront.

La stratégie de l’essentiel des directions syndicales est seulement de rappeler leur présence au gouvernement et à Sarkozy pour tenter d’obtenir quelques limites à l’offensive patronale. Mais elles n’envisagent nullement de construire un mouvement d’ensemble, une grève générale qui imposerait l’interdiction des licenciements, le paiement à 100% par le patronat du chômage partiel, et de réelles augmentations de salaires.

Pourtant, l’aspiration existe réellement pour aller dans ce sens. Des revendications de cet ordre, et d’autres plus détaillées, apparaissent dans des déclarations d’intersyndicales locales, de syndicats CGT, dans l’appel de Solidaires. Ces mêmes appels critiquent la tactique de journées ne visant pas réellement à créer un rapport de force.

Il faudra faire en sorte que ces voix se fassent entendre et dépassent les blocages existant dans le mouvement syndical.


Par zuzu
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 09:23

 

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Le samedi 16 octobre dernier, plusieurs centaines de milliers de travailleurs ont manifesté à Rome à l'appel de la FIOM - le syndicat des métallos de la CGIL, principale centrale du pays - contre la volonté de la direction de la FIAT et de la Cofindustria (le patronat italien) de liquider les conventions collectives. Outre l'appui du gouvernement, le patronat jouit également de la complicité des autres centrales syndicales (CISL et UiL) et d'une attitude jusqu'à présent passive de la CGIL. Mais le succès de la manifestation du 16 octobre, qui démontre la capacité de mobilisation de la classe ouvrière et sa volonté de lutte - le slogan dominant était « grève générale! » - a changé la donne et marque une nouvelle étape dans la situation sociale italienne. Mis sous pression, le secrétaire général de la CGIL, Epifani, a annoncé une « journée d'action » pour le 27 novembre prochain, permettant « d'évaluer » la possibilité d'une grève générale.

Parallèlement, le mouvement étudiant est en train de se remobiliser contre les mesures d'austérité dans l'enseignement supérieur.

L'Italie pourrait donc connaître prochainement une vague de mobilisations similaire à celle qui se déroule actuellement en France. Cette évolution s'inscrit en outre dans un cadre politique marqué par la crise du berlusconisme et de son bloc au pouvoir, face à un centre-gauche incapable de se constituer en véritable alternative.

Par zuzu
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