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Vendredi 4 juillet 2008

Les 28 et 29 juin, s’est tenue la première rencontre nationale des comités d’initiative pour un nouveau parti anticapitaliste (NPA). Un vrai succès, à la fois numérique et politique.

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Photothèque Rouge/Charlie

Les travaux de la rencontre nationale des comités NPA étaient divisés en deux parties. La première partie de la discussion, en séance plénière, a permis à chacun de prendre la mesure du processus en cours, et à une soixantaine de délégués d’intervenir, pour faire part de leurs expériences, de leurs luttes, de leurs questionnements. S’agissant d’une première rencontre, cette étape était nécessaire, et, malgré sa longueur, les délégués l’ont suivie avec beaucoup d’attention.

La seconde partie était constituée par un travail en commissions thématiques : internationalisme, féminisme, écologie, entreprises, quartiers populaires, précarité, santé, nom du parti, presse et communication, site Internet, jeunes, LGBTI1, déclaration commune, organisation du processus. Pour chacune d’elles, un compte rendu écrit est à venir, le travail, très constructif, ayant rassemblé un nombre substantiel de personnes. Les deux dernières ont rapporté leurs conclusions à toute l’assemblée, car elles étaient chargées de prendre immédiatement acte de l’étape franchie ce week-end, en impulsant une nouvelle phase du processus. L’une a élaboré une déclaration commune : ce nouvel appel à la construction d’un nouveau parti anticapitaliste n’est plus lancé par la LCR ; il émane désormais du processus constituant lui-même (lire ci-contre). L’autre commission a longuement discuté des prochaines échéances du processus, des adhésions et du financement, des tâches du comité d’animation national et de sa composition.

Trois échéances font un large accord : l’investissement, par le nouveau parti, de la journée qui lui est réservée au cours de l’université d’été de la LCR, à Port-Leucate, du 23 au 27 août ; une nouvelle réunion nationale des comités à l’automne, fin octobre ou début novembre ; et un congrès de fondation, fin janvier 2009. Pas trop tôt, afin de laisser du temps au processus encore en plein développement, ni trop tard, parce qu’il faut avancer : le congrès de fondation n’est lui-même qu’une étape et non un point d’aboutissement.

Dans la perspective de la réunion nationale et du congrès, il semble important de matérialiser l’engagement dans le processus et de commencer à aborder la question des finances. C’est à cette fin que la commission a proposé la mise en place d’une carte de membre fondateur, à cotisation unique jusqu’au congrès, mais ensuite d’un montant variable en fonction du revenu. Cela permettra de se faire une idée plus précise du nombre de personnes engagées et d’avancer vers un système de représentativité dans les réunions nationales en fonction de cette réalité numérique. Ce type de matérialisation exclut toute idée qu’on fermerait la porte et qu’on se contenterait de structurer l’existant : le processus constituant est ouvert jusqu’au congrès. Il ne s’agit pas d’adopter un mode de structuration rigide, qui reviendrait à ce que le dernier entré ferme la porte derrière lui mais avoir en tête les centaines, les milliers de gens qui vont rejoindre le processus avant même la fondation du parti. Il a d’ailleurs été décidé de ne pas donner d’indication en termes de structuration intermédiaire : les comités font ce qui correspond politiquement à leurs besoins, il n’est pas question d’imposer d’en haut un type de structuration départementale ou régionale à un processus qui présente des rythmes très différenciés.

Comité d’animation national

L’autre affaire importante était celle du comité d’animation, mis en place pour assumer le transfert progressif des tâches, jusque-là assurées par la direction de la LCR. C’est une étape décisive, que la dynamique confirmée par la rencontre nationale a permis de franchir, même si, évidemment, le comité d’animation désigné – l’absence de système de mandatement vu le caractère très récent de la plupart des comités d’initiative rendant un vote impossible à cette étape – est transitoire et représentatif d’un processus encore en développement.

Chargé de coordonner et d’animer le processus constituant d’ici la prochaine réunion, ce comité d’animation a du pain sur la planche. Il va lui falloir, en particulier, assurer la circulation et la diffusion de l’information et préparer le congrès, qui pourrait s’organiser autour de trois documents : un sur le fonctionnement, un premier document programmatique (même si tout ne sera pas tranché au congrès et si la discussion se poursuivra sur une série de questions), un document de « conjoncture », qui indique les orientations du nouveau parti dans la situation.

La composition du comité d’animation a suscité beaucoup de débat et de discussion. Mais on est parvenu à un large accord sur des candidatures que l’on peut schématiquement répartir en quatre groupes. Commençons par la composante majoritaire, les représentantes des comités non membres de la LCR (à deux exceptions près). Il y en aura, une fois les dernières discussions abouties dans les comités qui avaient encore besoin d’un peu de temps, autour de 35 (25 pour le moment). Trois observateurs représentent la fraction l’Étincelle de Lutte ouvrière et la Gauche révolutionnaire, qui ont indiqué leur accord à cette étape pour participer au processus, avec une réserve en ce qui concerne l’issue finale de leur participation. La LCR est représentée par son bureau politique de 21 membres (auxquels s’ajoutent les deux exceptions issues des comités locaux). Les comités jeunes sont représentés par six personnes, trois membres de la LCR ou des JCR, trois qui ne le sont pas. Ce comité d’animation devrait parvenir à compter autant de femmes que d’hommes.
par zuzu
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Jeudi 3 juillet 2008
Déclaration de la rencontre nationale des Comités pour un Nouveau Parti Anticapitaliste
La Rencontre nationale des comités pour un Nouveau parti anticapitaliste, réunie les 28-29 juin s’insurge contre le prochain sommet de chefs d’Etat initié par Nicolas Sarkozy, lançant « L’Union pour la Méditerranée » les 13 et 14 juillet prochain à Paris. Ce que les gouvernants de l’Union européenne et du pourtour méditerranéen veulent ici avaliser, c’est un véritable pacte criminel contre les peuples. Pour les puissances du nord de la Méditerranée, il s’agit d’accéder librement au marchés du sud au prix d’un nouveau démantèlement de ces économies fragiles d’une part ; et il s’agit d’autre part de mener une politique d’exception contre l’immigration - guerre maritime contre les « boat-people », sous-traitance de la gestion des flux migratoires aux pays de premières frontières extérieures pour empêcher l’arrivée sur le territoire européen des populations africaines. La libre circulation, ce serait bon pour les capitaux et les patrons, pas pour les êtres humains, notamment les plus pauvres… Pour les dictateurs du sud de la Méditerranée, il s’agit de garantir l’impunité de leur régimes gangrenés par la corruption et écrasement de toute opposition politique ou sociale. Ainsi, la répression du soulèvement du bassin minier de Gafsa en Tunisie et de la ville de Sidi Ifni au Maroc viennent de faire plusieurs morts sans provoquer aucune réaction des gouvernements de l’Union Européenne. Enfin pour Israël, il s’agit d’obtenir la normalisation de ses relations avec les pays arabes tout en continuant à coloniser et étrangler les territoires palestiniens. Face à la parade du 14 juillet des oppresseurs unis contre les peuples de Méditerranéen, nous appelons à rejoindre toutes les initiatives unitaires organisées en France en solidarité avec ces peuples, à populariser les luttes sociales actuelles contre les dictatures du pourtour méditerranéen, pour la liberté de circulation, pour des conditions de vie dignes, pour la démocratie et les droits sociaux.
par zuzu
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Mercredi 2 juillet 2008
Les députés examinent le projet de loi instaurant la possibilité de travailler 48 heures par semaine. Il est nécessaire de rompre avec la politique du « dialogue social » pour défendre les intérêts du monde du travail.

Le jeu de dupes avait commencé avec la signature d’une « position commune » CGT-CFDT-Medef, le 10 avril dernier, sur la représentativité syndicale dans les entreprises du privé. Le gouvernement en avait ensuite profité pour aller plus loin dans la remise en cause des 35 heures. Nous voilà maintenant au temps de la comédie parlementaire.

Depuis le 1er juillet, les députés examinent le projet de loi de contre-réforme de la représentativité syndicale et du temps de travail. Avec cette loi, les patrons pourront faire travailler leurs salariés jusqu’à 48 heures par semaine, sans même l’autorisation de l’Inspection du travail, pourvu qu’ils obtiennent l’accord d’un syndicat de l’entreprise recueillant au moins 30 % des voix du personnel et qu’il n’y ait pas d’opposition de la part d’un syndicat qui en représente 50 %. Les salariés n’auront pas d’autre choix, sur le plan légal, que de se tuer au travail pour satisfaire, par exemple, un boom de commandes, sans même que les patrons aient besoin d’embaucher des intérimaires ou des salariés en CDD.

Qui peut croire que les députés pourraient, et surtout voudraient, revenir sur le recul que constitue ce texte ? Les députés UMP n’ont cessé de réclamer la fin du « carcan » des 35 heures. Quant aux députés socialistes, ils ne se sont jamais opposés à toutes les dérogations permettant aux patrons d’augmenter les quotas d’heures supplémentaires. L’auteur même de la loi sur les 35 heures, l’ancienne ministre socialiste Martine Aubry, vient de proposer d’aménager le temps de travail « tout au long de la vie ». Elle juge que le « combat sur les 35 heures » est un combat « d’arrière-garde ».

Qu’à cela ne tienne, la CFDT présente aux parlementaires un cahier de revendications, après que le journal Le Figaro a publié une interview conjointe de Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l’Assemblée, et de François Chérèque, sous le titre : « Notre méthode pour travailler ensemble. » Tout cela, qui n’est pas vraiment nouveau de la part de la CFDT, s’opère dans le plus grand silence de la part des dirigeants de la CGT qui n’ont pas eu un mot pour remettre en cause leur rapprochement avec la CFDT ou leur signature de la « position commune ».

Les dirigeants de la CGT et de la CFDT s’étaient indignés, lorsque le gouvernement s’était servi de la position commune pour avancer sa contre-réforme allongeant le temps de travail ; ils avaient appelé à une journée d’action le 17 juin pour protester contre la déloyauté de la méthode. À la suite de quoi, Fillon propose une « charte du dialogue social » et les parlementaires UMP une concertation à laquelle ils se rendent !

Quoi d’étonnant que le ministre du Travail, Xavier Bertrand, qui se dit impatient de « sortir enfin du carcan des 35 heures », déclare en même temps qu’il aborde ce débat à l’Assemblée « avec beaucoup de sérénité ». Il attend « des propositions de la part du PS ». Tout ce petit monde discute de la meilleure manière de présenter à l’opinion publique des mesures qui sont des attaques d’une violence extrême contre les conditions de vie des travailleurs.

Mais le mécontentement s’exprime de plus en plus fortement parmi les militants syndicaux, qui n’acceptent pas les compromissions de leurs dirigeants. Et quand Olivier Besancenot exprime ce que bien des salariés et militants ressentent comme nécessaire pour s’opposer à ces reculs, une lutte sérieuse, le « blocage des entreprises », le même Xavier Bertrand dénonce « des propos intolérables », et il invite à n’avoir « aucune forme de sentiment gentillet vis-à-vis de lui ». Une hargne bien révélatrice de ce qui leur fait peur et pourrait les faire reculer.
par zuzu
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Vendredi 27 juin 2008
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Tarbes, 25 mars 2008, au rassemblement contre la venue de Sarko...

Le Nouveau parti anticapitaliste est en marche !

Nous sommes des milliers de travailleur-s-es, des villes et des campagnes, avec ou sans emploi, avec ou sans papiers, des jeunes, des retraité-e-s, des précaires, des militant-e-s politiques, associatifs, syndicaux, nouveaux ou anciens, en train de concrétiser ce projet.

Il regroupe aujourd’hui plus de 300 comités et la dynamique se renforce. Elle est le résultat d’une prise de conscience : on ne peut plus laisser faire un système capitaliste mondialisé qui conduit le monde dans le mur ! Entré dans une crise économique, financière, énergétique, alimentaire dont nul ne peut prédire les conséquences, ce système met plus que jamais la seule recherche du profit au centre de ses décisions au mépris de millions de vies. Les grands équilibres écologiques sont menacés. Parce qu’il est à la source du problème, le capitalisme, comme tous les systèmes productivistes, est incapable d’y apporter une solution. Dans un monde où les inégalités se creusent, les émeutes de la faim se généralisent, conséquence de la politique des grandes puissances impérialistes, des institutions à leur service (FMI, OMC...) et de la spéculation honteuse sur les produits de première nécessité. La guerre « sans limites » décrétée par Bush et ses alliés dont la France, étend ses horreurs à travers le monde.

Ici, Sarkozy et le Medef multiplient les attaques qui traduisent l’arrogance des puissants. Rarement la politique de la droite a été aussi ouvertement agressive envers l’immense majorité de la population. Rarement les possédants, les actionnaires, le patronat se sont montrés aussi avides de profits au mépris du bien-être élémentaire des populations. Oui, l’exaspération est partout, contre la mise en cause des acquis, des solidarités, des services publics, la difficulté à « joindre les deux bouts », contre la dégradation des conditions de vie et de logement, le racisme et les discriminations, les politiques sécuritaires… Il ne faut pas gaspiller les potentialités de cette exaspération en se prêtant au jeu de dupes du « dialogue social » avec le gouvernement, par la division, les journées de grève saucissonnées, secteur après secteur. Ici et maintenant, nous pouvons réagir ! Un « tous ensemble » déterminé et unitaire, la généralisation des luttes et des grèves, voilà ce qu’il faut pour battre le gouvernement et ses contre-réformes !

Pour peser dans ce sens, il faut regrouper nos forces dans un parti qui ne lâche rien, n’abandonne personne. Il n’est pas possible de rassembler dans un même parti ceux qui veulent en finir avec le capitalisme et ceux qui s’en accommodent. Il n’est pas possible de rassembler dans un même gouvernement ceux qui défendent les droits des travailleurs et ceux qui défendent le pouvoir des actionnaires, ceux qui veulent rompre avec les politiques libérales et ceux qui les mettent en pratique, ceux qui veulent construire une Europe des travailleurs et les plus zélés artisans de l’Europe de la libre concurrence et du profit. C’est pourquoi nous voulons un parti totalement indépendant du Parti socialiste, un parti qui défende jusqu’au bout les intérêts de tous les exploité(e)s.

Nous vous appelons à construire toutes et tous ensemble une gauche qui ne renonce pas, une gauche de combat, anticapitaliste, internationaliste, antiraciste, écologiste, féministe, révoltée par toutes les discriminations. Pour changer le monde, il nous faut un parti qui se bat jusqu’au bout contre le système, pour la transformation révolutionnaire de la société. La gauche que nous voulons doit s’organiser à l’échelle internationale et notamment européenne, être présente aux élections sans jamais oublier que ce sont les mobilisations sociales, culturelles et écologistes qui imposeront le changement.

Avec la mémoire des expériences passées, nous allons élaborer ensemble, en prenant le temps du débat, une nouvelle perspective socialiste démocratique pour le 21ème siècle. Nous n’avons pas de modèle, et surtout pas les régimes prétendument « communistes » du siècle dernier, mais nous avons des objectifs. En finir avec la dictature que le capital impose à l’économie et à la société toute entière, pour construire la démocratie la plus large que l’humanité ait jamais connu, où la « main invisible du marché » sera remplacée par des décisions collectives.

Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir répondre à ce défi. Individus, équipes militantes, courants politiques révolutionnaires, libertaires, communistes, socialistes, écologistes, antilibéraux, continuons à nous rassembler !… Dans son village, son quartier, son entreprise, son lieu d’étude, chacune, chacun peut et doit apporter, à son rythme, sa pierre à la construction de cet outil pluraliste et démocratique. La réussite est à notre portée.

En avant !

St Denis, le dimanche 29 juin 2008.

par zuzu
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Jeudi 26 juin 2008

C’est une grande victoire que viennent de remporter les personnels de l’hôpital de Carhaix, le comité de soutien, la population, les élus qui s’opposent à la mise à mort de l’hôpital.

Le tribunal administratif de Rennes vient d’annuler la décision de l’Agence régionale d’hospitalisation de fermer les services de chirurgie, gynécologie-obstétrique, anesthésie.

La lutte a payé contre la désertification médicale en Centre Bretagne, inspirée par le rapport Larcher.

La mobilisation unitaire de toute une population aura eu raison d’un pouvoir qui, semaine après semaine, durcissait la répression policière lors des manifestations à Quimper. Il n’en reste pas moins que plusieurs manifestants ont été sérieusement blessés le samedi 21 juin et qu’un jeune a eu plusieurs doigts arrachés.

La vigilance reste de mise, contre un éventuel appel de la décision de la part du gouvernement ou de tout autre moyen utilisé, asphyxie financière par exemple, pour couper les vivres à l’hôpital de Carhaix. Bien évidemment, la LCR sera présente au rassemblement devant l’hôpital de Carhaix, aujourd’hui à 18h.

Pour un véritable service public hospitalier de proximité, la lutte continue.

Le 25 juin 2008.

par zuzu
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Mercredi 25 juin 2008

Face à l’ampleur de la crise environnementale, il est nécessaire de développer une politique radicalement écologiste. Pour être efficace, celle-ci ne peut qu’être anticapitaliste.

 

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Le capitalisme, c’est la crise ! Après avoir détruit une partie de notre environnement, la folle course au profit menace désormais les équilibres de la planète. Celle-ci traverse une crise écologique sans précédent, due aux conséquences désastreuses d’un système économique et énergétique basé sur les énergies fossiles, le gaspillage, l’utilisation de technologies dangereuses et l’absence de principe de précaution. La pollution et la destruction engendrées par les activités humaines croissent et s’étendent au même rythme que le capitalisme.

Ces crises inédites ne peuvent aller qu’en s’amplifiant : les combattre, c’est remettre en cause le capitalisme. La période, tourmentée et durable, que traverse le cours du pétrole n’est qu’un nouvel exemple d’un système incapable de résoudre ses contradictions. Cette crise pétrolière a des conséquences sur le quotidien de chacun. On ne la résoudra pas par des demi-mesures qui ne pourront qu’atténuer ces conséquences et ne feront que reculer de quelques années l’échéance d’une catastrophe d’ampleur. C’est dès maintenant qu’une alternative à la société pétrolière est indispensable.

Les partis politiques qui défendent ce système et qui, en même temps, prétendent protéger l’environnement sont au mieux inconséquents, au pire hypocrites. L’exercice de tartufferie auquel s’est livré Nicolas Sarkozy lors du Grenelle de l’environnement ne doit pas créer d’illusions quant au vernis vert de ce gouvernement : sitôt les micros des journalistes éteints, les industriels du pétrole, du nucléaire, de l’agrobusiness, les défenseurs du transport routier et des OGM ont repris le pouvoir pour qu’au final, tout continue comme avant. On ne peut pourtant pas lutter contre la prédation des sociétés humaines sur l’environnement si on ne se bat pas contre la prédation de quelques-uns sur tous les autres.

De son côté, la gauche traditionnelle, qui refuse de s’en prendre aux causes profondes des pollutions, n’est pas en capacité de mettre en œuvre un programme réellement écologiste. Quant à la direction des Verts, sa participation croissante aux rouages de la cogestion social libérale lui fait accepter nombre de compromis, y compris en matière environnementale, l’empêchant d’être porteuse d’une écologie radicale.

 

Axe central

 

Il y a pourtant urgence, comme le montrent les nombreuses luttes écologistes qui se mènent sur des terrains aussi variés que le nucléaire, les OGM en plein champ, la poursuite des projets autoroutiers, la défense du transport ferré, le maintien d’une agriculture paysanne, le droit à la santé en particulier pour les salariés des industries polluantes, la défense du climat, la préservation de la biodiversité, la défense de services publics respectueux de l’environnement… Mais celles-ci restent souvent locales et isolées. Il s’agit aujourd’hui de les développer et de travailler à leur convergence. Mais cela ne peut suffire. Un parti anticapitaliste digne de ce nom, donc radicalement écologiste, doit rendre perceptible qu’un autre monde est nécessaire et possible, qu’une société débarrassée de la marchandisation et respectueuse des équilibres naturels peut et doit advenir. Ce projet de société nécessite des bouleversements radicaux de nos modes de production, de transports, mais aussi de consommation et de comportement. Cela implique notamment une transformation profonde, et démocratiquement élaborée, de l’appareil productif et énergétique.

Mais cela nécessite aussi d’articuler systématiquement dimension sociale et dimension écologiste. Non content de détruire la planète, le capitalisme rend les pauvres plus pauvres, mais aussi plus vulnérables aux dégradations environnementales. Inégalités sociales et inégalités écologiques se conjuguent de façon accrue, comme le démontrent encore récemment les émeutes de la faim qui ont enflammé nombre de pays du Sud. L’écologie que nous défendons s’inscrit donc dans la perspective de mouvements pour la justice globale et elle ne peut se réduire à une défense frileuse de la nature, considérée comme un corps extérieur au fonctionnement de nos sociétés. Elle doit saisir les mécanismes et identifier les premiers responsables de la dégradation de notre environnement. Car, pas plus que nous sommes égaux face à la crise écologique, nous ne sommes également pas responsables de cette crise.

Questions de santé, d’agriculture, de pollutions quotidiennes, risques de catastrophes climatiques ou nucléaires… tout concourt à faire de l’écologie un axe central d’une politique émancipatrice pour le xxie siècle. Avec tous ceux et toutes celles qui pensent que l’écologie ne peut se satisfaire de repeindre en vert le capitalisme, tous ceux et toutes celles qui veulent conjuguer au présent luttes sociales et luttes écologistes, nous voulons contribuer à une écologie anticapitaliste, aujourd’hui encore tâtonnante, mais qui se trouve confrontée à d’immenses défis qu’il s’agit de relever, dès aujourd’hui.

par zuzu
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Mercredi 25 juin 2008

Le directeur de la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie (CNAM) a lancé un ballon d'essai en recommandant la fin du remboursement à 100 % des traitements et soins pour les 8 millions de malades atteints d’affections de longue durée (ALD) comme le diabète, le SIDA, les cancers… Roselyne Bachelot, ministre de la santé a confirmé et…deux jours plus tard, devant les protestations unanimes, la proposition est retirée.

 

La double peine !

Ceux qui sont capables d’envisager une mesure aussi scandaleuse sont capables du pire. D’autant qu’elle ne faisait que s’ajouter aux précédentes.

Depuis 2004, un forfait d’un euro sur chaque consultation ou acte médical reste à la charge des assurés sociaux. Depuis le 1er janvier 2008, avec les franchises,  ils doivent payer de leur poche 50 centimes par boîte de médicament et deux euros par transport sanitaire. Chaque catégorie de dépenses est en principe plafonnée à 50 euros (50 euros pour les médicaments plus  50 euros pour les transports, cela fait 100 euros...)

Tous ces déremboursements ont été imposés au nom de la lutte contre le « déficit de la Sécurité Sociale » que  Roseline Bachelot a même qualifié d’ « immoral »!

Et Xavier Bertrand a souligné que la lutte contre le déficit de la Sécu restait un enjeu prioritaire, «parce qu'il n'est pas question de  laisser rembourser les dettes par nos enfants». Et le ministre d'assurer  qu'il fallait «maintenant un nouveau plan, avec des nouvelles mesures. Eric  Woerth et Roselyne Bachelot le font avec  beaucoup de ténacité et courage». On peut craindre le pire.

La plus grande vigilance s’impose d’autant que, comme tous les sales coups, la question pourrait être tranchée pendant l’été !



Un déficit fabriqué pour détruire la Sécu !

La commission des comptes de la Sécu a annoncé que le déficit total devrait atteindre 9,5 milliards d'euros, dont 4,6 milliards pour la branche maladie.

Evidemment, comparés à nos salaires, ces chiffres font peur. Ils sont là pour ça !

Mais comparons-les à d’autres chiffres : 27,9 milliards d’exonérations de cotisations, ce sont précisément ces cotisations qui doivent alimenter la Sécurité sociale. L’essentiel est représenté par les exonérations patronales liées aux 35 heures. Et aujourd’hui les patrons soutenus par le gouvernement veulent se débarrasser des 35 heures, mais sûrement pas renoncer aux milliards empochés !!! Il faut y ajouter plus de 12 milliards de dettes patronales et de l’Etat .

Ce qui est « immoral », c’est la machine à détruire la protection sociale construite pas à pas par les gouvernements successifs. Acte 1 : multiplier les exonérations qui ne sont que des cadeaux aux patrons sans aucun effet sur l’emploi et ainsi fabriquer un déficit. Acte 2 : profiter de ce déficit pour réduire les remboursements. Acte 3 : faire la part belle aux assurances privées pour ceux qui pourront se les payer afin de compenser les déremboursements.

 

Nos vies valent plus que leurs profits !

Une riposte unitaire doit s’organiser au plus vite pour mettre échec les projets inhumains de ce gouvernement au service des possédants.

Le droit à la santé n’est pas négociable. Il faut une véritable insurrection pour stopper la dégradation, supprimer les exonérations de cotisations sociales accordées aux patrons et assurer le remboursement à 100 % de tous les soins.

La victoire des personnels et de la population de Carhaix contre la mise à mort de leur hôpital le montre : la mobilisation unitaire, déterminée, peut mettre en échec la politique de Sarkozy !

 

 

par zuzu
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Mardi 24 juin 2008
Sous le règne de N. Sarkozy, seul le président de la république et les grands patrons du CAC 40 ont droit à de solides augmentations de salaires. Pour les salariés, c’est ceinture, y compris pour les 2,5 millions de smicards qui n’auront droit qu’à à 8 centimes d’augmentation au 1er juillet. Pas de coup de pouce, disent les spécialistes mais pour les salariés confrontés à la hausse des prix dans l’alimentation, l’énergie, notamment, c’est un pouvoir d’achat en chute libre, comme le montre la baisse du revenu mensuel net de 0,4% au 1er trimestre 2008. Aujourd’hui, le gouvernement en est réduit à faire de la com. et de la pub, à coup de millions, pour donner le change. La LCR dénonce cette aumône gouvernementale. Entre les exonérations qui se multiplient, les cadeaux fiscaux dont bénéficient les patrons et les 100 milliards d’euros de profits des entreprises du CAC 40, les richesses existent pour une augmentation de tous les revenus de 300 euros net et un SMIC à 1500 euros net. Le 24 juin 2008.
par zuzu
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Lundi 23 juin 2008
C’est au tour de l’audiovisuel public de se retrouver dans le hachoir sarkozien. Qu’il s’agisse du financement, de la nomination du président de France Télévisions, des moyens matériels et humains, des missions, l’alerte générale et la mobilisation de tous les personnels et des téléspectateurs sont de mise. Avec N. Sarkozy, les dés sont forcément pipés. L’annonce de la suppression de la publicité, à grands coups de trompette, débouche sur opération de fragilisation de l’audiovisuel public au profit des chaînes privées, de soumission au pouvoir politique, de mise en danger de son périmètre actuel et de la qualité des programmes. Le bricolage financier au montage hasardeux de la commission Coppé, revu et corrigé par N. Sarkozy ne compensera pas les recettes publicitaires perdues. 450 millions d’euros manquent à l’appel sur les 1,2 milliard d’euros englobant les recettes publicitaires et les programmes destinés à remplacer la publicité. Inévitablement, les opérateurs de télécommunications et les fournisseurs d’accès Internet répercuteront sur les clients la taxe de 0,9%. La nomination du président de France Télévisions par le pouvoir exécutif, en l’occurrence, N. Sarkozy lui-même, témoigne d’une volonté affichée de reprise en mains des chaînes publiques et d’une tentative de s’introniser conseiller à peine occulte des informations et des programmes. Sans doute, une façon de copier son ami Berlusconi ! La suppression de la publicité doit être compensé intégralement, à l’euro près, par une subvention de l’état et une modulation de la redevance indexée sur les revenus déclarés. Le 26 juin 2008.
par zuzu
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Lundi 23 juin 2008

Alors que la crise économique connaît un nouvel approfon­dis­sement, les classes dirigeantes cherchent à en masquer l’ampleur et, surtout, leur responsabilité.

« Exagérément pessimistes. » Tel est le commentaire de la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, à propos des dernières prévisions de l’Insee sur la croissance française pour 2008. Celle-ci s’établirait à 1,6 %, alors que le gouvernement tablait encore récemment sur 2 %. Au-delà du mensonge, de la volonté de masquer la gravité de la situation, il y a dans ces mots tout le mépris du monde de la finance pour les victimes de sa propre crise.

Ce ralentissement économique est le produit des réactions en chaîne – hausse des prix des matières premières, du pétrole, crises bancaire et monétaire –, entraînées pour l’essentiel par la crise des subprimes, démarrée il y a un an aux États-Unis. On nous avait dit celle-ci maîtrisée, voilà qu’elle rebondit avec l’annonce de nouvelles pertes dans le système bancaire et, la semaine dernière, la chute du cours des actions sur la plupart des marchés financiers de la planète. La baisse sur les places boursières atteint, depuis le mois de janvier, 59 % au Viêt-nam, 44 % à Shanghai, 38 % en Inde, 30 % en Turquie, 20 % en France, 22 % pour l’indice européen DJ Euro Stoxx et 10 % aux États-Unis.

Cela fait près d’un an que les banques centrales des États-Unis et de l’Union européenne s’emploient à injecter des dizaines, voire des centaines de milliards de dollars ou d’euros dans le système financier, afin d’éviter qu’il ne s’effondre – 95 milliards d’euros, par exemple, par la seule Banque centrale européenne (BCE), en août dernier – et la Réserve fédérale américaine a baissé en quelques mois son taux directeur – qui détermine le loyer de l’argent – de 5,25 % à 2 %. Cette injection massive d’argent public dans les circuits financiers revient, en fait, à socialiser les pertes, à les faire payer par l’ensemble des populations.

Elle a pu un temps colmater les brèches mais, ce faisant, elle n’a fait qu’alimenter la fuite en avant spéculative, alors même que les pertes dues à la crise de l’immobilier aux États-Unis sont loin, non seulement d’être épongées, mais même d’être seulement connues avec précision. La Conférence des maires des villes des États-Unis prévoit pour 2008 la saisie de 2,2 millions maisons ou appartements et une chute de la valeur des logements urbains de 1 460 milliards de dollars. Une telle dépréciation représente une baisse de 6 % des revenus des ménages dont la consommation est le principal moteur de l’économie américaine (71,5 % du PIB).

Les estimations des pertes entraînées par la crise de l’immobilier vont de 350 milliards de dollars à 1 300 milliards, le FMI les ayant pour sa part chiffrées à 945 milliards en avril dernier. Les banques n’ont pas fini d’annoncer ces pertes, avec tout dernièrement celles de la Deutsche Bank (5 milliards d’euros), de la Royal Bank of Scotland (7,5 milliards), de Citigroup (15 milliards) et de banques d’affaires de Wall Street, comme Lehman Brothers, Merill Lynch ou Morgan Stanley. Le secteur a déjà annoncé ou effectué le licenciement de 83 000 employés, dont 60 000 aux États-Unis. Le resserrement du crédit, qui découle d’une méfiance généralisée à l’égard du système financier, menace d’étouffement toute l’économie. États, gouvernements, institutions financières et monétaires sont impuissants. Leur seule préoccupation est de faire payer cette crise aux travailleurs et aux peuples, tout en essayant d’éviter les explosions sociales.

Par-delà les formes particulières qu’elle peut revêtir, la crise est le résultat des contradictions du système capitaliste, de celle en particulier qui fait se heurter une production toujours plus socialisée, internationalisée, étendue et intensive à la propriété privée des moyens de production et, par suite, au marché et à ses limites, c’est-à-dire l’insuffisance de la demande solvable.

La seule issue pour les populations réside dans leur conscience de l’incurie et du parasitisme des classes possédantes, de leur droit à lutter pour la satisfaction de leurs besoins, de leur légitimité à prendre elles-mêmes le contrôle de l’économie.
par zuzu
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