Pages

Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /Fév /2009 08:51

 

des partis de gauche des Hautes-Pyrénées à eu lieu le mardi 17 février de 18h à 19h.

Etaient présents: pour le PCF, Marie Pierre VIEU, Roland CAZENEUVE, Pierre LOZES, pour le PS, Alain PIASER, pour le PG, Madame et Monsieur DUSSOLIER, pour LO, François MEUNIER et pour le NPA, Christian ZUERAS. (Le PRG a décliné l'invitation et Les Verts n'ont pas donné de réponse)

Marie Pierre VIEU a présenté une analyse de la loi Bachelot et du projet d'Hopital unique 65, que tout le monde partage.
Sachant qu'il y aura une mobilisation unitaire du secteur hospitalier le 5 mars, nous avons prévu deux initiatives:
1- mettre en discussion un court texte pour présenter notre position commune, que nous rendrons public lors d'une conférence de presse le lundi 3 mars en apportant notre soutien à la mobilisation du 5...
2 - envoyer un courrier au préfet pour l'interpeller sur l'hôpital unique...
Voilà ! J'espère n'avoir rien oublié...
Christian

Projet de communiqué commun (à amender...n'hesitez pa à envoyer vos remarques!)

Malgré les sondages défavorables et les mobilisations sociales, notamment la journée du 29 janvier et le mouvement populaire contre la vie chère dans les DOM-TOM, le Président Sarkozy veut imposer ses réformes.

Le projet de loi Bachelot « Hôpital/Patients/ Santé/Territoire » examiné actuellement à l’Assemblée Nationale présenté comme un « remède  pour l’hôpital » est une de ces réformes qui finaliserait la privatisation quasi totale des hôpitaux publics français, la disparition des hôpitaux de proximité et la marchandisation de la santé.

Ce projet gouvernemental prévoit la mise en place de territoires de santé regroupant tous les hôpitaux en une seule entité, et donc un seul directeur sur tout le territoire qui sera forcément aux ordres des nouveaux DARS (Directeur des Agences Régionales de Santé) eux-mêmes seront aux ordres du Préfet de Région et les deux aux ordres du Ministre et du Président de la République. On assisterait donc à un recul inimaginable de la démocratie.

Nous demandons le retrait immédiat de ce projet de loi et nous nous prononçons pour un autre projet pour l’hôpital public et pour l’ensemble du système de santé.
Ce projet ne peut être que progressiste. Il doit garantir l’accès de tous à la médecine moderne dans des hôpitaux de proximité, garants d’une qualité irréprochable. Il doit aussi développer la médecine de ville et lutter contre les déserts médicaux. Ce nouveau système de santé du 21ième siècle doit être fondé sur la prévention, ce qui permettra, en plus d’éviter des maladies et des souffrances, de faire des économies considérables.

Dans notre département, comme dans d’autres, la mise en œuvre du projet gouvernemental a déjà commencé. Des services sont déjà regroupés et un projet d’hôpital commun entre Tarbes et Lourdes a vu le jour. Concocté en catimini par les autorités préfectorales et hospitalières dans un cadre de négociations entre initiés, il semblerait que ce projet soit celui du futur hôpital départemental comme prévu dans le projet de loi Bachelot. Ce projet, s’il voyait le jour, signerait la fin des hôpitaux de proximité de Tarbes et Lourdes, bien sûr, mais aussi de Bagnères et Lannemezan. Conscients que nous sommes, de ne pouvoir laisser se mettre en place de tels projets, nous avons demandé au Préfet des Hautes-Pyrénées une audience, afin de lui soumettre la mise n place d’une démarche démocratique de type référendum d’initiative locale. Il nous semble en effet que de tels projets concernent, au premier chef, les hospitaliers et toute la population et qu’il revient donc aux représentants de l’Etat de leur donner la parole en toute transparence.

Le 5 mars aura lieu dans le département et partout dans le pays une journée de mobilisation à l’appel des personnels hospitaliers (CFE-CGC ; CFTC ; CGT ; FO ; SUD) et de médecins hospitaliers (AMUF ; CPH, INPH ; SNPHAR).
Nous appelons tous les personnels de la santé et la population à participer massivement aux rassemblements et manifestations qui auront lieu ce jour-là.

 

 

                                                                                                Fait à Tarbes le

Par zuzu
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 19:35
facs.jpg

Nous étudiants de 57 universités, réunis en coordination nationale à Angers les 28 février et 1er mars appelons à poursuivre et amplifier la mobilisation en cours contre la casse de l’université publique et de nos diplômes.

Le 1er ministre François Fillon a fait de premières annonces en réponse à la mobilisation : réécriture du décret sur le statut des enseignant-chercheurs, pas de suppressions de postes dans l’enseignement supérieur en 2010 et 2011 et la mise en place d’une commission de suivi de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants. Ces annonces sont insuffisantes et ne répondent pas aux principales revendications de la mobilisation qui touche la majorité des universités depuis un mois maintenant.

Les annonces de Fillon prouvent que le gouvernement craint cette mobilisation qui rassemble l’ensemble de la communauté universitaire : enseignants, étudiants et personnels. C’est pourquoi nous appelons les étudiants à poursuivre et à amplifier la grève pour obtenir satisfaction sur nos revendications

Nous exigeons l’abrogation immédiate de la LRU sans conditions, ni négociations. Nous soutenons l’ensemble des revendications de la Coordination Nationale Universitaire (CNU) qui appel à la convergence des luttes de la maternelle à l’enseignement supérieur et pour la première fois à l’abrogation de la LRU. Nous refusons les attaques qui frappent l’enseignement supérieur depuis plusieurs années maintenant et qui visent à soumettre l’université aux besoins des entreprises, à des logiques de compétitivité et de rentabilité. Le Plan campus, le plan licence (qui s’inscrivent dans la logique de la stratégie de Lisbonne et du processus de Bologne) mettent en concurrence les universités entre elles, soumettent le contenu des diplômes aux besoins immédiats du marché, individualisent les diplômes et cassent les garanties collectives des futurs salariés. L’application de la LRU renforce de manière importante cette logique, c’est elle qui permet aujourd’hui la mise en place des nouveaux décrets. C’est pourquoi nous demandons l’abrogation de la LRU et de ses conséquences : le retrait du décret sur l’allocation des moyens, le retrait du contrat doctoral unique. Nous exigeons un système d’aide sociale étudiant sur critères sociaux permettant de lutter contre la sélection sociale à l’université accrue par la LRU.

Nous exigeons le retrait pur et simple du décret sur le statut des enseignant-chercheurs. La mesure de modulation de service, qui est le cœur de cette réforme, va dégrader considérablement les conditions de travail des enseignant-chercheurs en réduisant leurs possibilités de faire de la recherche. Cette mesure va faire de l’enseignement une sanction. En déconnectant l’enseignement de la recherche, la qualité des enseignements et donc de nos diplômes va en pâtir.

Nous exigeons le retrait de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants (réforme dite des IUFM). Cette réforme ne fait que dégrader la formation des enseignants, en ouvrant les concours à bac + 5, elle ne fait qu’augmenter la sélection et en supprimant l’année de stages rémunérés après le concours, elle aggrave la sélection.

Nous appelons donc l’ensemble des enseignants et des étudiants à se mettre en grève et à faire cesser l’ensemble des cours par tous les moyens nécessaires (piquets de grève, blocages, barrages filtrants,...). L’arrêt des cours est le seul moyen pour permettre à tous les étudiants de pouvoir se mobiliser et de pouvoir dégager du temps libre pour construire la mobilisation. Sur les facs, nous devons briser la routine et mettre en place des piquets de grève, chercher à convaincre la majorité des étudiants de s’impliquer activement dans la grève.

La destruction du service public de l’enseignement supérieur, les suppressions de postes, s’inscrit dans une casse générale de tous les services publics (hôpitaux, poste…). L’individualisation de nos diplômes aujourd’hui c’est accroître la mise en concurrence des salariés sur le marché du travail demain (casse de nos statuts, de nos salaires). L’ensemble de nos protections collectives gagné hier est consciemment détruit aujourd’hui par la classe dirigeante.

C’est pour cela que la grève doit être généralisée à l’ensemble des secteurs aujourd’hui victimes de ces attaques. De même que l’ensemble de nos revendications sont légitimes, l’ensemble des revendications des habitants d’Outre-mer doivent être satisfaites. La combativité des travailleurs d’Outre-Mer, dans l’unité contre la classe dirigeante reste un exemple pour le mouvement social en France.

Nous exigeons la régularisation massive et sans conditions de tous les étudiants sans-papiers. Une carte étudiante=une carte de séjour.

Contre la casse du service public d’éducation, de la maternelle à l’université nous soutenons l’appel à la réunion des Etats Généraux de l’enseignement supérieur, pour que les étudiants prennent toute leur place dans la construction d’un projet alternatif progressiste pour l’enseignement supérieur.

Nous appelons l’ensemble de l’éducation, enseignants du primaire et du secondaire, lycéens, à se joindre à nous pour la défense de l’éducation publique, à rejoindre la grève et les manifestations appelées par la coordination des universités. Nous appelons à une journée d’action en direction du reste de l’éducation le mardi 3 Mars : nous invitons l’ensemble des universités à aller distribuer des tracts devant les lycées, les collèges ou les écoles pour les inviter à rejoindre la mobilisation. Nous appelons à une journée de manifestation le jeudi 5 mars.

Nous restons mobilisés pour obtenir :
- Abrogation de la LRU
- Retrait du plan licence
- Retrait de la réforme du statut des enseignants-chercheurs
- Retrait de la réforme du recrutement et formation des enseignants
- Retrait de la réforme de l’allocation des moyens, pour des financements 100% publics
- Pour l’embauche massive de personnel dans l’enseignement supérieur
- Pour la mise en place d’un véritable système d’aides sociales étudiant basé sur des critères sociaux
- Cadrage national des diplômes
- Titularisation de tous les personnels BIATOSS, ainsi que de tous les personnels du CROUS

Par zuzu
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 19:35

 

2976.jpg

Les propositions ne sont que des ajustements techniques : elles n'infléchissent en aucune façon le contenu politique de la PAC. La politique agricole de la France sert les profits de l'agro-alimentaire : Michel Barnier a toujours défendu le camp des agrimanagers et des puissants. C'est en tant que ministre-candidat, tête de liste UMP aux élections européennes en Île-de-France, que son plan de com' sur la PAC a été médiatisé.

Les aides publiques agricoles apparaissent de moins en moins légitimes pour une majeure partie de la population, et injustes pour la plupart des producteurs, puisqu'elles enrichissent les grosses structures spéculatives aux dépens des fermes respectant l'être humain et l'environnement. Il est grand temps qu'il y ait une véritable répartition des financements publics à l'agriculture sous le contrôle de l'ensemble des producteurs et de la population. «Barnier redistribue 1 milliard d'aides aux éleveurs, aux dépens des grands céréaliers», peut-on lire dans les colonnes du Figaro, pour faire croire que le ministre a fait preuve de courage politique.

Dans le détail, les petites avancées sur la PAC ont été arrachées par les mobilisations répétées des paysans se battant pour le « droit à un revenu pour tous ». Ils ont acquis la bonification des aides sur les « 50 premiers hectares d'herbe », ainsi qu'une revalorisation sur les 25 premiers hectares en zones difficiles (zones de montagne, zones sèches, etc.). Ce n'est pas un geste du ministre, mais la réussite des actions menées par les petits producteurs (souvent peu médiatisées) qui a permis d’établir un rapport de force avec le gouvernement. Ces décisions restent injustes et illégitimes : les gros céréaliers, faisant mine de lâcher un peu de lest, resteront les grands bénéficiaires des aides publiques. De plus, ils se verront attribuer une assurance récolte, afin de se protéger des aléas climatiques, que seuls les plus riches pourront payer (il existait auparavant un fonds de calamités agricoles publique qui bénéficiait à tous les exploitants, avant d’être supprimé par la Commission européenne).

Ensuite, une part de la redistribution est prise sur l'élevage : pour les éleveurs en bovins viande, par exemple, l'opération est quasi nulle. Enfin et surtout, au-delà des aides publiques, aucune mesure de fond n'a été prise, comme la régulation ou la répartition des productions pour mettre un frein à la seule « loi du marché ». Cette politique escroque les petits producteurs en tirant les prix vers le bas, exploite les salariés avec toujours plus de compétitivité, « rackette » la population avec l'envolée des prix des produits de première nécessité et engraisse les actionnaires de l'agroalimentaire.

Un véritable plan d'urgence démocratique pour sauver les paysans des pays du Nord et du Sud est plus que nécessaire. Il doit s'attaquer aux multinationales qui parasitent nos sociétés, et il doit mettre en œuvre le principe de souveraineté alimentaire, pour que tous les travailleurs de la terre, ici comme ailleurs, puissent enfin vivre de leur travail. Ces prises de position du ministre cherchent à contenir la forte exaspération qui monte des campagnes. Une fois ces mesures adoptées, il n’est pas sûr que les paysans et l'ensemble de la population continueront à se faire traire, plumer, saigner et voler!

Par zuzu
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 19:35

Alignés le long du car de ramassage scolaire, entourés par des gendarmes, avec des chiens policiers reniflant leurs sacs, voilà l'épisode traumatisant auquel ont été soumis les collégiens d'Arthez de Béarn, dans les Pyrénées-Atlantiques. Malgré les protestations engendrés par une semblable opération au collège de Marciac, les gendarmes continuent des agissements qui ne peuvent que traumatiser les collégiens.Ce type d'intervention n'a rien à voir avec un quelconque programme de prévention. Bien au contraire, il conduit à considérer tous les jeunes, quelque soit leur âge, comme des délinquants en puissance.Les comités locaux de sécurité et les autorités publiques qui donnent leur feu vert ou commanditent ces descentes de police dans les établissements scolaires attisent, en fait, le développement d'un climat anti-jeunes.Le NPA proteste vigoureusement contre ces opérations de police qui visent à intimider, à faire peur et qui témoignent d'un politique gouvernementale axée sur la répression et dangereuse pour les libertés publiques et démocratiques.

Par zuzu
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 11:29

Depuis le 20 janvier, la Guadeloupe est en grève générale à l'appel  d'un« Collectif contre l'exploitation » qui regroupe syndicats, associations et  partis de gauche. Le 5 février, la grève générale a été déclenchée en Martinique, à l'appel d'un collectif de même nature, la lutte s'y est aujourd'hui amplifiée, notamment après la fuite de Jego, secrétaire d'Etat à l'outre mer.

Une lutte et des revendications qui sont les nôtres

Ils revendiquent le relèvement immédiat des  salaires, notamment des plus bas, des retraites et minima sociaux de 200 € (Guadeloupe), 300 € (Martinique), baisse du prix des carburants, des produits de première nécessité, de l'eau, des transports, titularisation des salariés précaires, baisse des impôts et des taxes, reversement par la compagnie pétrolière locale de ses surprofits pour l'emploi des jeunes et un service efficace de transport... Le  collectif de lutte dénonce  «des marges bénéficiaires exorbitantes faites par les gros importateurs qui réduisent la Guadeloupe à une colonie de consommation avec la complicité de l'Etat ». Les produits de première nécessité peuvent être plus chers qu'ici, de 50% ou plus. Mais il y a beaucoup de points communs avec la métropole. Ici comme là-bas, les salariés et la population subissent la crise de plein fouet  tandis que celle-ci profite à une petite minorité d'exploiteurs, avec  le soutien actif du gouvernement et du Medef.

Préparons la grève générale contre l'exploitation

Sarkozy est bien obligé de « remarquer » les grèves ! Mais à l'énorme mobilisation du 29 janvier, il ne répond qu'en réaffirmant qu'il continuera à appliquer la même politique. Alors il nous faut élever le niveau de la riposte . Et la réponse des directions syndicales qui nous proposent d'attendre le 19 mars paraît bien timorée et la date tardive.

 Car ce qui est maintenant à l'ordre du jour, c'est de préparer tout de suite un grand Tous Ensemble, avec tous les syndicats, associations et partis de gauche, une grève générale pour imposer les revendications urgentes, en finir avec la politique de ce gouvernement, combattre l'exploitation pour changer la société. Dans les quartiers, les entreprises, nous devons dès maintenant commencer à nous regrouper, pour soutenir les luttes en cours comme celles qui se développent à l'Université et pour préparer les mobilisations à venir.

C'est au service des luttes ainsi qu'au service d'un autre projet de société pour en finir avec le système capitaliste que vient de se constituer le Nouveau Parti Anticapitaliste. C'est à tous ceux et toutes celles qui voudront s'engager sur cette voie, pour une transformation révolutionnaire de la société, que le NPA s'adresse aujourd'hui.

Par zuzu
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 18:57

www.npa2009.org
Appel du congrès : donner des suites à la grande grève du 29 janvier !

 

Dans l'éducation nationale on se bat contre les suppressions de postes, dans les entreprises et les boites touchées par la crise contre les licenciements, dans la santé contre la réforme hospitalière, dans les universités et le secteur de la recherche, contre la LRU et ses conséquences, partout des mobilisations ont lieu contres les dispositifs et les lois sécuritaires, contre la répression de tous ceux qui résistent.

 

Nos luttes peuvent converger vers des actions globales : le 29 janvier est un exemple. Sans luttes particulières il n'y aura pas d'action globale efficace. Mais beaucoup de luttes par le passé sont restées isolées jusqu'à épuisement. Beaucoup de journées d'action sont restées sans effet.

Profitons de l'immense succès du 29 pour continuer à nous battre.

A nous d'impulser et d'organiser des rencontres dans localités, les départements, de tous les secteurs en lutte, pour se soutenir et définir des actions communes.

Les attaques hélas ne vont pas s'arrêter. Coordonnons nos luttes, finissons-en avec la mauvaise expériences des journées d'action sans lendemain et des luttes particulières qui s'épuisent.

Créons la possibilité d'une lutte d'ensemble, pour aller vers la grève générale, le seul moyen pour inverser le rapport de force et porter nos revendications.

La Guadeloupe et la Martinique nous montrent la voie : grève générale !

Par zuzu
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 09:21
greve.jpg

Motions votées par la Coordination Nationale des Universités réunie en Sorbonne (Amphi Richelieu) le 2 février 2009. 196 délégués présents, 313 participants présents en Assemblée Générale.

Motion n°1

Comme celle du 22 janvier 2009, la Coordination Nationale réunie le 2 février 2009 condamne la mise en place d’une politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories notamment au travers de l’individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppressions d’emplois. Elle exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche. Elle soutient les mobilisations en cours. Elle constate que les Ministères n’ont, à ce jour, pas retiré :

- le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs

- la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants des premier et second degrés.

En conséquence, la Coordination Nationale appelle l’ensemble des universités à rejoindre le mouvement de grève totale, reconductible, illimitée, déjà engagée dans certaines universités.

Le 2 février 2009, l’Université et la Recherche s’arrêtent.

Votée à l’unanimité moins 2 abstentions

Motion n°2

La Coordination Nationale du 2 février appelle toute la communauté universitaire et le monde de la recherche (enseignants, chercheurs, étudiants, ITA, personnels administratifs, techniques et de bibliothèque, ainsi que les contractuels et vacataires) à entrer dans une lutte active. Elle appelle la communauté universitaire et le monde de la recherche à :

- une journée nationale de manifestations et d’actions le jeudi 5 février ;

- une manifestation nationale qui mène au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (1 rue Descartes, Paris), le mardi 10 février ;

- une cérémonie nationale de non remise des maquettes de Masters le vendredi 13 février devant le Ministère et les rectorats ;

- boycotter les expertises pour l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR) et l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES) ;

- faire cours en dehors des cadres habituels ;

- appeler les organisations syndicales et intersyndicales à faire le lien avec le primaire et le secondaire ;

- imaginer toute forme d’action et de lutte qui alerterait collègues et citoyens sur le démantèlement du service public d’éducation et de la recherche.

Elle encourage chaque université à élire, pour la Coordination, trois représentants enseignants-chercheurs/enseignants/chercheurs, un représentant BIATOSS et un représentant étudiant (5 personnes maximum).

Votée à l’unanimité moins 2 abstentions

Motion n°3

Depuis près de deux ans, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a décidé et fait voter à la hussarde une série de « réformes » sans aucune négociation :

- la loi LRU ;

- la transformation radicale des organismes de recherche en agences de moyens ;

- le pilotage, par le pouvoir politique, de la Recherche et de l’Université ;

- la remise en cause des statuts nationaux ;

- le démantèlement des concours nationaux de recrutement des enseignants des premier et second degrés, et le projet de « mastérisation » de la formation des enseignants ;

- le projet de contrat doctoral. Parallèlement, le Ministère a supprimé 1090 postes et développé la précarité des enseignants-chercheurs, des chercheurs et des personnels administratifs, techniques et de bibliothèque.

Pour mettre fin à cet autoritarisme, la Coordination Nationale des Universités réunie le 2 février 2009 exige :

- le retrait du projet de décret sur les statuts des enseignants-chercheurs, et la restauration des cadres nationaux des diplômes et des statuts ;

- le retrait de la « réforme » de la formation et du recrutement des enseignants des premier et second degrés ;

- l’arrêt du démantèlement des organismes de recherche et de la fonction publique en général ;

- le retrait du contrat doctoral ;

- la restitution des postes supprimés et la résorption de la précarité chez les enseignants, les chercheurs, les BIATOSS et ITA par un plan pluriannuel de création de postes ;

- la titularisation des personnels contractuels.

La Coordination Nationale constate que toutes ces contre-réformes résultent de la loi LRU. En conséquence, elle demande en urgence que la communauté universitaire et le monde de la recherche soient consultés sur une nouvelle loi garantissant démocratie, collégialité, indépendance et liberté, car l’Université n’est pas une entreprise et le Savoir n’est pas une marchandise.

Votée à l’unanimité moins 1 contre et 4 abstentions

Par zuzu
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 09:18

A l’initiative du PSOL (Brésil) et du NPA a eu lieu une conférence de la gauche anticapitaliste  internationale avec des représentants de 20 pays et d’une vingtaine d’organisations : Amérique latine : PSOL du Brésil, PSUV du Vénézuela, Marea socialista du Vénézuela, MST d’Argentine, Otro Camino d’Argentine, PST d’Uruguay, GRS des Antilles, Refundacion socialista de Equateur. ISO des USA. Asie : LPP du Pakistan, Working Class Power-(collectif pour un nouveau parti des travailleurs )de Coree du sud, RWP-Mindanau des Philippines. Europe : Syriza-Synaspismos de Grèce, Bloco de Esquerda du Portugal, Red Green Alliance du Danemark, Red Party de Norvège, LCR belge, RSB d’Allemagne, Alternative socialiste d’Autriche, les Altenatifs de France, Izquierda Alternativa de Cataluna, NPA de France.  Après les réunions de Mumbai et de Porto Alegre, cette réunion  a été un vrai succès. De plus, de nombreuses organisations n’ont pu se rendre a cette réunion et ont manifeste leur solidarité. Parmi les participants, il y avait des partis et organisations qui représentent une réalité politique importante , tant sur le plan des luttes que sur le plan électoral. Après deux introductions de Pedro Fuentes pour le PSOL et François Sábado pour le NPA, ce sont les camarades grecs de Syriza qui expliquèrent leur intervention dans l’explosion sociale du mois de novembre. Les représentants du PSUV insistèrent sur la place du Vénézuela dans la lutte anti-imperialiste et la nécessité d’un combat anti-capitaliste , notamment dans l’occupation d’usines face a la crise. Les camarades du Bloc de gauche du Portugal et de l’ Alliance rouge et verte du Danemark ont présenté leurs activités. Tous ont insisté sur les nouvelles responsabilités des anti-capitalistes : la crise capitaliste ouvre une nouvelle situation qui va provoquer de nouvelles confrontations sociales et politiques . Ces responsabilités sont d’autant plus importantes que la social démocratie et ses allies politiques ou syndicaux s’inscrivent dans une logique de gestion de la crise capitaliste. Dans ce cadre, les anti-capitalistes doivent intervenir autour de solutions alternatives à la crise qui combinent mesures d’urgence pour l’emploi les salaires, les services publics et mesures de transformations anti-capitalistes. « C'est aux riches de payer la crise, pas aux peuples ». Ce slogan du FSM sera aussi celui des anticapitalistes. Les présents se sont aussi accordés pour continuer leur  solidarité avec la lutte du peuple palestinien et le combats de nouveaux mouvements anti impérialistes en Amérique latine. Les organisations ont convenue de mettre sur pied un réseau ouvert de toutes les organisations et courants anti-capitalites et anti-imperialistes qui le souhaitent. Elles ont manifesté leur volonté de poursuivre leurs coopérations, leurs échanges d’expériences, leurs débats et actions communes, notamment dans le cadre des décisions du FSM.

Par zuzu
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 05:02

 

 Enorme, la mobilisation du 29 janvier : 2,5 millions de manifestants répartis dans plus de 200 cortèges en France ont dit « non » à la politique de Sarkozy et de son gouvernement croupion.

Ce n'est qu'un début....

« Désormais lorsqu'il y aura une grève personne ne s'en rendra compte ». Après les grèves et les manifestations de ce jeudi dernier, même Nicolas Sarkozy a bien dû se rendre compte qu'il se passait quelque chose dans le pays. Avant même le 29, l'inquiétude de la droite se manifestait déjà. Eric Woerth (secrétaire d'Etat au budget) crachait sa hargne : la lutte c'est ringard et ça ne sert à rien ! Chez Lefèvre, porte parole de l'UMP, c'est la haine de classe qui l'emporte : il faut sanctionner les syndicalistes qui abuseraient de la grève ! Ils ont reçu un cinglant démenti. Il est vrai que tous les cortèges de ce jeudi 29 janvier présentaient au moins un point commun : on était venus crier haut et fort qu'il y en a assez et que le monde du travail ne veut pas payer leur crise, celle provoquée par les capitalistes, les actionnaires, ceux-là même à qui le pouvoir offre des milliards, bref, comme le disait un slogan : « de cette société-là, on n'en veut pas ». Les manifestations énormes comprenaient des salariés du public, du privé, des chômeurs, des précaires, des jeunes, des retraités...Sans compter qu'elles étaient soutenues par près de 70 % de l'opinion, autant dire une écrasante majorité.

Continuons le combat !

Évidemment, personne ne se fait d’illusions : cette journée ne va pas bloquer les attaques que nous subissons depuis longtemps, mais elle a été l’occasion, la première depuis des mois, d’exprimer notre colère, notre refus de subir la loi toujours plus dure du gouvernement et des capitalistes.  Dès lors, le 29 janvier est apparu comme une réponse politique à ce gouvernement et à son vrai premier ministre, Nicolas Sarkozy. Malgré ses menaces, ses forces de police omniprésentes, son arsenal répressif et son terrorisme verbal, malgré les insuffisances des directions syndicales et de la gauche institutionnelle, nous sommes debout et prêts à nous battre! Le sentiment partagé par tous et toutes, c'est qu'on ne peut pas en rester là. Il y aura sans aucun doute un avant 29 janvier, et un après. Il n'y avait pas seulement du monde. La situation politique a changé. Une force est née, capable de s'opposer à la loi du profit. Quelque chose s'est mis en route qui ne s'arrêtera pas. Les directions syndicales qui se réunissent le 2, doivent entendre ce message. Car tous ceux et toutes celles qui résistent savent bien qu'une journée d'action ne suffira pas. L'enjeu aujourd'hui c'est bien de construire la grève générale. C'est-à-dire de la préparer en faisant converger toutes les résistances, pour l'emploi contre les licenciements, pour les services publics contre la casse systématique de ces derniers, pour l'augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux.   Désormais c'est la généralisation de la grève qu'il faut populariser, comme cela a déjà commencé en Guadeloupe, seule solution pour infliger une défaite cinglante à Sarkozy et au Medef.

 

 

Par zuzu
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /Jan /2009 13:56

« Unité et détermination »

Depuis le 20 janvier, la Guadeloupe est en grève générale contre la vie chère. Membre de la Centrale des travailleurs unis, Patrice Ganot est également porte-parole du Cercasol (équivalent du NPA).
La grève générale a été lancée par le collectif Lyannaj kont pwofitasyon (LKP, « Collectif contre l’exploitation outrancière »). Comment ce collectif est-il né ? En fait, à la fin de l’été 2008, l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG), syndicat majoritaire, a pris l’initiative de contacter les autres syndicats, notamment la Confédération générale du travail de la Guadeloupe (CGTG) et la Centrale des travailleurs unis (CTU). Mais l’UGTG a également démarché des associations, des partis politiques, des mouvements culturels… Le collectif est officiellement apparu en décembre. L’idée était d’avoir une action importante en Guadeloupe pour obtenir un certain nombre de choses, le « produit d’appel » étant la baisse du prix de l’essence. D’autres problèmes existent, mais celui-ci parle à tout le monde.
Le mouvement actuel a connu des prémices en décembre… En décembre, dans le sillage de la révolte guyanaise, un mouvement d’ampleur a permis d’obtenir une baisse substantielle du prix des carburants, y compris de celui des bouteilles de gaz (ce qui est très populaire). Mais il y avait un marché de dupes : la baisse a été obtenue grâce au concours des finances régionales.On nous baissait l’essence… car nous l’avions déjà payée ! Et, surtout, le problème ne se limitait pas au prix des carburants. Alors, le collectif a maintenu ses revendications, sur une base élargie. Le mal-être guadeloupéen s’étant fortement exprimé les mardi 16 et mercredi 17 décembre, il a été décidé d’appeler à la grève générale illimitée pour le 20 janvier.
Qu’avez-vous fait durant ce laps de temps ?

P. Ganot – On a mobilisé. Quinze sigles se retrouvaient dans la plateforme, en décembre ; il y en a maintenant 49. Toute la Guadeloupe s’y retrouve. Au fur et à mesure que des groupes – pêcheurs, agriculteurs, associations de locataires… – arrivaient, les revendications s’allongeaient : nous en avons désormais 143 derrière nos revendications. Unité et détermination sont extraordinaires. Il y a eu des meetings unitaires dans toutes les villes. Tous nos ressentiments sont mis de côté, car c’est le devenir de la Guadeloupe qui est en jeu.
Quelle est la situation actuellement ? Comme tous les syndicats sont de la partie, toutes les entreprises ou presque, sont en grève. Là où il y a des difficultés, on va voir le patron : quand il est guadeloupéen, on lui fait comprendre que c’est un peu son avenir qui est en jeu. Il y a des barrages routiers, les plus durs étant tenus par des jeunes souvent désespérés. On mène des opérations escargot, et on fait des manifestations improvisées. Chaque jour, on innove ! Il faut remonter à 1985 pour retrouver une telle mobilisation.
Comment réagit la population ? Quand on passe avec nos fanions, les gens nous crient « Kenbé rèd ! » (« Tenez bon ! »). Au quotidien, ils sont gênés par la grève, mais nous ne recevons que des encouragements. Dimanche 25 janvier, 40 000 personnes [sur un total de 410 000 habitants, NDLR] ont défilé.
Des négociations entre le LKP, le patronat, l’État et les élus ont commencé. Quelles sont vos revendications intangibles ? On a bien conscience que la plateforme est énorme. Il y a du court, du moyen et du long terme. Mais le collectif est ferme sur certaines revendications : le relèvement de 200 euros des bas salaires, des retraites et des minima sociaux ; le relèvement immédiat du Smic ; l’indexation des salaires sur le coût réel de la vie ; la baisse des impôts et des taxes.
Quelle est la portée politique de ce mouvement ? L’étendue de la plateforme pose la question de la situation institutionnelle et statutaire de la Guadeloupe. Tout le monde, y compris les patrons, admet qu’il y a un problème en Guadeloupe. Mais les questions posées débordent le cadre guadeloupéen. On se rend bien compte que les pouvoirs, en Guadeloupe, sont incapables de répondre aux questions que pose le peuple guadeloupéen.

P. Ganot –

P. Ganot –

P. Ganot –

P. Ganot –

Par zuzu
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés