Pages

Mercredi 5 décembre 2007 3 05 /12 /Déc /2007 08:12
Sarkozy président-VRP.

Communiqué de la LCR.

Après la Lybie, le Maroc, la Chine, c’est sur l’Algérie que la caravane présidentielle a jeté son dévolu. Objectif : des contrats pour les grosses entreprises que sont Total, Areva, Alstom, Gaz de France notamment. Bien sûr, les rapports franco-algériens sont toujours plombés par les séquelles de la guerre d’Algérie et l’absence de condamnation par les différents gouvernements français des crimes liés à la colonisation. Hostile à la présentation d’excuses officielles, N.Sarkozy est resté au milieu du gué. Reconnaissant les injustices du système colonial, il a mis sur le même plan les victimes et les bourreaux, les combattants pour l’indépendance et l’armée française. Au deuxième jour, de son voyage, en VRP du MEDEF, il se glorifie des 5 milliards d’euros de contrats, dans des domaines aussi essentiels que le gaz et le pétrole, sans oublier le nucléaire dont il est un ambassadeur itinérant. Ces commandes serviront à renforcer les multinationales en Algérie dans le cadre de la politique de mondialisation capitaliste. Gageons que la population algérienne ne verra pas la couleur de ces milliards qui seront accaparés par les cercles politiques et économiques liés au pouvoir du président Bouteflika. La LCR condamne sans réserve les crimes commis par la colonisation et par l’armée française à l’égard de la population algérienne. Elle s’élève contre les discriminations qui frappent les immigrés algériens en France. La LCR se prononce pour des relations économiques basées sur l’égalité entre les deux peuples. Le peuple algérien doit bénéficier des richesses naturelles de son pays afin que son niveau de vie change fondamentalement.

Le 4 décembre 2007.

Par zuzu
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /Déc /2007 13:37
Appel de la Coordination des Lycéens Toulousains

 Poussée de fièvre lycéenne

AVEC LES ETUDIANTS MOBILISONS NOUS !

Ces derniers temps, les principes évidents de l’éducation (égalité d’accès, gratuité, …) sont remis en cause par une politique gouvernementale offensive.

D’abord avec la loi Pécresse (LRU) qui fait intervenir les fonds privés dans le financement des facs. Les conséquences sont connues : c’est l’augmentation directe des frais d’inscription, la suppression des filières dites « non rentables » (psycho, philo, …). C’est aussi la sélection à l’entrée : avoir son BAC ne suffira plus pour assurer son admission dans une université. Mais la sélection commence avant, avec « l’orientation active ». Dans nos conseils de classe de Terminales, par exemple, des représentants du milieu socioprofessionnel siègeront et auront leurs mots à dire. En quoi un patron pourrait-il avoir le même poids qu’un de nos profs ?!

Ensuite, la destruction de l’éducation passe par les suppressions de postes. C’est 11.000 postes dans l’éducation nationale qui vont disparaître, alors que nos classes sont déjà surchargées, et que nos options sont en danger !

Mais c’est aussi la suppression du BEP qui est annoncée, en le remplaçant par un BAC pro qui se fera sur 3 ans (encore plus de sélection dans les collèges !)

Le projet du BAC unique (fusion de tous les bacs généraux, plus de spécialisation possible) est lui aussi une attaque contre notre éducation, et n’a pour seul but que de surcharger encore plus nos classes, de supprimer davantage de postes.

Face à ça, les étudiants ont déjà réagit, mais les lycées aussi, en recréant par exemple la CLT (Coordination des Lycéens Toulousains) afin de nous organiser dans les luttes, avec des réunions chaque semaine.

Nos revendications sont donc les suivantes :

Retrait TOTAL de la loi Pécresse (aucune négociation ne suffira jamais, toute la loi doit être retirée)

Ré-instauration du système de BEP en deux ans

Arrêt immédiat de la répression des mouvements sociaux (le recteur de l’Académie de Toulouse a demandé aux lycéens de dénoncer les meneurs des luttes pour appliquer des sanctions)

Abandon du projet sur le BAC unique

Création de postes dans l’Education nationale

Nous appelons tous les lycées à multiplier les AG et les encourageons à bloquer leurs établissements.

MANIFESTATION MARDI 4/12 15H AU CAPITOLE

 CLT 03/12/2007

Par zuzu
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /Déc /2007 09:18
Le collectif pour un référendum sur le traité européen tiendra une conférence de presse vendredi 7 décembre à 17 heures à la ferme fould à Tarbes, pour présenter un appel départemental...
Un rassemblement aura lieu devant la préfecture mercredi  12 à 17 heures...
Des réunions publiques sont prévues à Andrest et Capvern, ainsi qu'un meeting à la bourse du travail le 18 JANVIER...

APPEL  DU  COMITÉ  NATIONAL  POUR  UN  RÉFÉRENDUM

 

 

            Un nouveau traité –dit traité de Lisbonne- vient d'être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005. C'est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher, par référendum.

 

            Sur un sujet qui a tant d'influence sur la vie de chacun et l'avenir de la France, l'organisation d'un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C'est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l'adhésion des peuples et la souveraineté populaire.

 

            Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s'il n'obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d'imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.

 

            C'est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d'un Comité National pour un Référendum.

 

            Un collectif départemental s’est créé dans les Hautes-Pyrénées. Il se réunit tous les lundis à 18h30, ferme Fould à Tarbes.

 

            Avec le comité national, nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l'adhésion des peuples, qu'ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum.

 

                                                                                    Collectif 65  Pour un Référendum 

referendum65@gmail.com

 

Signataires de l'Appel unitaire sur le nouveau projet de traités européen : AC!-Alter-AlterEkolo-Alternatifs-Alternative Midi Pyrénées-Alternative Citoyenne Genevilliers 92-Attac%-Cactus La Gauche-Collectif des Socialistes pour le Renouveau de la Gauche-Confédération Paysanne-Convergence Citoyenne pour une Alternative à Gauche-Convergence pour la Défense et le Développement des Services Publics-Coordination des Groupes de Femmes Egalité-Coordination Nationale des Collectifs Antilibéraux-Démocratie & Socialisme-Fédération des Associations des Travailleurs et des Jeunes-Fondation Copernic-Forces Militantes-LCR-Marches européennes-Mars Gauche Républicaine-PCF-PCOF-Pour la République Sociale-Réseau Féministe Ruptures-Union des Familles Laïques-Union syndicale Solidaires ...

 

Se joignent à cet appel dans notre département

ATTAC 65, LCR65, PCF65 , ADECR 65, UD Solidaires, Convergence départementale pour la défense et le développement de services public, …..

 

 

 

 

 

 

 

VALERO Bernard

Militant associatif

LAQUES Pierre

ATTAC

DUFOUR M Luce

 

DELEMOTTE M Claire

Syndicaliste et militante associative

ZUERAS Christian

Porte parole LCR 65

GERBAULT Daniel

PCF65 Syndicaliste de GIAT

BARROUQUERE-THEIL Eric

Président de l’ADECR PCF65

SAINT-MEZARD Hervé

Militant PCF

GOUA-DE-BAIX Micheline

Militante CIMADE et RESF

GARCIA Luc

 

BIARD Pierrette

Militante associative et PCF

LOZES Pierre

Militant PCF

LARREGOLA Daniel

Militant PCF et associatif

TRUSSE René

Vie associative

GONZALEZ Jean

Président de LSR  65

DAUMAS Denis

Militant syndical et associatif

RIVIERRE Daniel

Conseillermunicipal d’Aureilhan

ROUGE Laurent

Conseiller municipal d’Aureilhan

BARRIERE Philippe

Conseiller municipal de Tarbes

VIEU Marie Pierre

Secrétaire de la fédération 65 du PCF

GOUAZE Alexandre

Elu municipal

MOURA Jacqueline

Syndicaliste

FLAMENT Régis

 

TRISCH Daniel

Syndicaliste mairie de Tarbes

MAZEAU J Louis

Militant PCF

ROULERA Pierre

Retraité éducation nationale

SEGUIN Danielle

Adjointe mairie de Vic en Bigorre

GUITERREZ Aurore

Assistante d’éducation

SANCIAUD Michel

Retraité

ROMO Pierre

Militant PCF

CRAMPE Yves

Adjoint au maire de Salles Adour

TORRES Pierre

Syndicaliste Enseignant

 

Par zuzu
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 3 décembre 2007 1 03 /12 /Déc /2007 15:06

Samedi 1er décembre, les salarié(e)s de Conforama étaient massivement en grève, a l'appel de toutes les organisations syndicales de l'enseigne. Au magasin de la route de Pau à TARBES, ils-elles distribuaient des tracts pour expliquer pourquoi ils-elles revendiquaient, entre autre, une augmentation de 120€ de leur salaire mensuel...

Une lutte à saluer et un exemple à suivre. La convergence des mobilisations se construit...

Par zuzu
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 3 décembre 2007 1 03 /12 /Déc /2007 13:42

Sarkozy, président de la régression sociale !

 

Sarkozy s’était présenté comme « le président du pouvoir d’achat », mais après sa profession de foi libérale et sécuritaire, jeudi dernier, il s’est surtout affirmé comme le champion de la régression sociale généralisée !

Seul, le MEDEF a ressenti « beaucoup d’intérêt et d’espoir » en l’écoutant. La majorité des salariés, des précaires, des chômeurs qui n’arrivent pas à finir le mois, pour cause de revenus minables, ont eu l’impression qu’il se moquait d’eux !

 

Trimer toujours plus pour gagner des clopinettes !  

 

La vie du salarié, selon Sarkozy, elle fait froid au dos ! Pour augmenter son salaire, il faut qu’il accepte de faire des heures supplémentaires pendant la semaine. Le dimanche, il se repose ? Non, il travaille aussi : c’est payé double ! Et pas question de récupérer ! Sarkozy propose aux salariés de « monétiser » leur temps libre, de vendre leurs RTT ! Si après une telle vie, vous arrivez à la retraite, vous la prendrez plus vieux et vous serez plus pauvres !

Sarkozy veut associer les syndicats à ces mesures. Après les avoir félicité pour leur « sens des responsabilités sociales », il leur propose une conférence mi-décembre. Il les englue dans des discussions dont il ne sort que des mesures qui vont dans le sens des patrons, puisqu’on ne négocie que leurs propositions ! 

 

300 euros d’augmentation pour tous, le SMIC à 1500 euros net, tout de suite !

 

En fait, la solution pour faire augmenter le pouvoir d’achat, elle est simple : c’est d’augmenter les salaires ! Sarkozy l’a bien compris : lui, il s’est octroyé une augmentation de plus de 200 % et gagne 19 000 euros mensuel ! C’est ça « l’équité » dans un pays où 7 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté et où 70 % des salariés gagnent moins de 2000 euros mensuel ?

Les salariés « devront aller chercher leurs augmentations de salaires eux-mêmes par leur mobilisation » a déclaré la CGT. Les  conflits dans le privé pour des augmentations de salaires sont en hausse. Et les fonctionnaires n’auront pas d’autre choix.que de prolonger leur mobilisation du 20 novembre. C’est la convergence de ces luttes qui peut freiner le rouleau compresseur libéral, piloté par Sarkozy et Parisot.

 

La misère et les flash ball !

 

Sarkozy n’a évoqué que par raccroc Moushin et Larami, les jeunes de 15 et 16 ans, heurtés par une voiture de police. Par contre, il a persisté dans sa stigmatisation des jeunes des cités populaires en parlant de « voyoucratie ». Ce sont des images de guerre sociale qu’ont montré les médias : un millier de policiers, sur le pied de guerre, patrouillant dans les rues de Villiers le Bel, survolées par un hélicoptère.  Pour contraindre la population à la misère, l’Etat doit utiliser la violence. 

Sarkozy nie que cette révolte ait des causes sociales, mais il nie l’évidence ! Et l’évidence, elle est dans la rue. Après la grève des cheminots et celle des étudiants, ce sont les lycéens qui prennent le relais, ceux des lycées d’enseignement général et ceux des lycées professionnels qui bloquent leurs lycées et manifestent contre l’avenir qui leur est promis.

Pour que s’exprime dans toute sa dimension cette résistance sociale, il faut un parti anticapitaliste qui dénonce ces projets du patronat et du gouvernement, un parti aussi acharné à défendre les intérêts des travailleurs et des milieux populaires que Sarkozy l’est à défendre les intérêts et les profits des patrons !

Le 3/12/07

 

 

 

Par zuzu
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 3 décembre 2007 1 03 /12 /Déc /2007 13:27

Paris 13 : Appel des professeurs et personnel, chercheurs contre la LRU

Appel de l’université de Paris 13

Nous, enseignants, chercheurs et personnels administratifs de l’université de Paris 13, nous déclarons opposés à la loi Libertés et Responsabilités des Universités, dite d’ « Autonomie ». Nous ne nous reconnaissons pas dans le soutien quasi sans faille de la Conférence des Présidents des Universités (exprimé au mépris des nombreuses motions des conseils condamnant cette loi). Certes, l’université est en crise et le statu quo ne saurait nous satisfaire, mais loi LRU n’apporte pas de réponses aux difficultés réelles de l’université. Plus grave encore, elle en créera de nouvelles : elle accroît les inégalités entre les établissements et s’attaque à la notion même de service public de l’enseignement supérieur et de la recherche. Nos critiques s’articulent autour de trois axes :

CONCENTRATION DES POUVOIRS : la loi LRU offre au président d’université un arsenal de dispositions qui renforcent ses pouvoirs. Démocratie et collégialité sont menacées par la réduction du rôle du Conseil Scientifique et Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire, qui ne seront plus que « consultés ». Le recrutement ne sera plus assuré par des commissions de spécialistes mais par des comités de sélection ad hoc désignés par le président, et dont les membres n’émaneront plus exclusivement du champ disciplinaire concerné. Censés remédier au « localisme » qui affecte beaucoup de recrutements actuels, ces comités de sélection ne feront pourtant que renforcer les logiques de clientélisme tout en perdant en légitimité scientifique et en collégialité. Le président aura en outre un droit de veto sur les décisions finales de ces comités.

RECOURS AU FINANCEMENT PRIVÉ : la loi LRU l’encourage par le biais de fondations qui géreront des dons d’entreprises privées ou de particuliers, des réductions d’impôts étant accordées pour un montant représentant 60 à 66% des dons. Dans le même temps, le budget 2008 confirme le désengagement de l’Etat : les montants alloués au Crédit Impôt Recherche augmentent massivement afin de financer la recherche privée, aucune création de postes n’est envisagée. Que ce soit par ces réductions d’impôts ou par le Crédit Impôt Recherche, l’Etat laisse ainsi des intérêts privés répartir, sans aucun contrôle, une partie significative du budget de la nation consacré à l’enseignement supérieur et la recherche. Ce choix de financement signifie pour nous que derrière l’annonce d’autonomie financière des universités se profile en fait la menace d’une perte d’autonomie scientifique et pédagogique face à la logique utilitariste des investisseurs privés. La course à ces financements privés instaurera par ailleurs une mise en concurrence d’établissements - et de formations entre elles en leur sein - alors que tous n’ont déjà pas au départ les mêmes atouts. Ceci accentuera donc la hiérarchisation, au lieu de tendre à rétablir une équité ainsi qu’oeuvrer à une unification des moyens des formations post-bac (Classes préparatoires/grandes écoles, universités, IUT, BTS).

REMISE EN CAUSE DES STATUTS DES PERSONNELS : la loi LRU renforce un processus déjà amorcé pour les personnels BIATOS : individualisation des carrières, arbitraire du pouvoir hiérarchique à travers l’instauration de primes et modulations de service (après une évaluation sujette à caution). La loi élargit également les possibilités de recrutement de non-fonctionnaires (en CDD ou CDI) et par là même augmente la précarisation des personnels, notamment des BIATOS, mais aussi des enseignants-chercheurs désormais. Les présidents en mal de soutien financier ou cherchant à compenser les sommes dépensées pour attirer les « meilleurs » ne manqueront pas d’être tentés par ces possibilités nouvelles, ou alors d’externaliser certains services de manière à diminuer la masse salariale au profit du budget de fonctionnement.

Ensemble, nous refusons l’université qui nous est proposée. Nous voulons une université avant tout publique et offrant les mêmes chances de réussite à tous. Pour cela, l’Etat doit s’engager à la financer à la hauteur des autres pays de l’OCDE. Nous ne rejetons ni la professionnalisation ni la nécessité d’entretenir des liens avec le monde du travail mais selon nous, l’université ne doit pas assujettir ses missions aux demandes fluctuantes des investisseurs privés et des employeurs. Elle doit rester un lieu de diffusion des savoirs et de la connaissance, de développement de la recherche, ainsi qu’un lieu d’émancipation intellectuelle et de promotion sociale.

En conséquence, nous nous engageons et appelons nos collègues de tous statuts à participer activement à la mobilisation, aux côtés des étudiants. Nous appelons également à la reprise d’assises de l’enseignement supérieur dans tous les établissements, afin d’associer étudiants et personnels à la réflexion sur les missions de l’université et ses nécessaires évolutions. La réforme de l’Université ne peut en effet s’envisager qu’après un large débat impliquant les communautés scientifiques, et au-delà l’ensemble de la société française.

Sauvons l’université et construisons ensemble un autre projet !

Par zuzu
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 3 décembre 2007 1 03 /12 /Déc /2007 13:25

texte distribué à la fête de l'Huma par la LCR

 « Pas question de se laisser faire », c’est le sentiment que nous sommes nombreux à partager. Oui, il faut

faire entendre sa voix, faire respecter ses droits, surmonter le désarroi que la victoire de la droite et les

attaques en rafale qui ont suivi ont entraîné.

Al’université d’été du Medef, Sarkozy, ovationné, a lancé « la deuxième phase des réformes », la deuxième

phase de ses attaques contre les salariés, centrée sur la remise en cause du contrat à durée indéterminée.

Fillon, trop content de sortir de l’oubli, vient d’annoncer que la réforme des services spéciaux des retraites était

« prête », qu’il n’attendait plus que le « signal » de Sarkozy pour engager « les discussions avec les partenaires

sociaux », pour discuter de ce qu’il avait déjà décidé !

Ces attaques contre les régimes spéciaux annoncent d’autres attaques contre les retraites, visant à passer le

nombre d’annuités à 41, voire 42, ou à faire passer l’âge de départ à 61 ou 62 ans : travailler plus et plus

longtemps, pour permettre au patronat de diminuer encore le coût du travail. Dans le même temps, Sarkozy annonce sa volonté de partir à la chasse aux chômeurs fraudeurs. Fadela Amara lui emboîte le pas en lançant, sans rire, son plan « anti-glandouille » dans les quartiers et les banlieues. Et la chasse aux enfants de travailleurs sans papiers continuent.

A tout cela s’ajoutent la hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat, les franchises médicales, la remise

en cause du droit de grève, l’autonomie des universités, la privatisation de GDF...

Devant une telle offensive tous azimuts, bon nombre de travailleurs, de militants ont le sentiment d’être

dépassés, submergés ou impuissants ; certains, même, sont bluffés par la démagogie populiste de Sarkozy,

bousculant les routines pour subjuguer l’opinion.

Son entreprise lui serait bien plus difficile sans l’aide des transfuges du PS, membres de son gouvernement,

ou des membres du PS, comme Lang ou Attali, qui participent à des commissions. Les uns et les autres accréditent l’idée qu’il n’y aurait pas d’autre politique possible que celle de la droite.

Mais ce sont aussi les propos mêmes des dirigeants du Parti socialiste, Hollande, Valls, Montebourg... qui

prêtent main-forte à Sarkozy contre les salariés. Loin de tirer les leçons de la défaite de Royal, ils accentuent

leur alignement sur la politique de la droite.

A GAUCHE, UNE CONTRADICTION INSURMONTABLE

Cette évolution du Parti socialiste faisant de l’économie de marché son credo, s’adaptant aux contraintes de la mondialisation financière, vient de loin et renvoie aux 25 dernières années d’alternance et de cohabitation.

Elle place les militants, les sympathisants, la direction même du Parti communiste dans une contradiction si

aiguë, aujourd’hui, que des choix s’imposent.

Chacun est confronté à un moment historique, à des choix qui renvoient à des bilans, des débats de fond.

Quel avenir pour la gauche, quelle actualité des idées du socialisme ou du communisme ? Faut-il refonder la

gauche ou créer un nouveau parti ?

Quand Marie-George Buffet dit : « Entamons tout de suite la reconstruction de la gauche! Osons le débat

sans tabou, sans à priori sur la visée communiste en ce XXIème siècle », elle formule, elle-même, la contradiction

dans laquelle elle est prisonnière.

Refonder la gauche, c’est l’alliance avec le PS pour une nouvelle union électorale. C’est le sens de la proposition qu’a faite François Hollande de mise en place d’un comité de liaison des forces de gauche en vue des municipales. La LCR, quant à elle, avait proposé de créer des collectifs et un front de résistance et de mobilisation contre la politique de Sarkozy, ouvert à toute la gauche politique et syndicale sans exclusive.

OUI A LUNITE DACTION

NON A UNE NOUVELLE VERSION DE LA GAUCHE PLURIELLE POUR GERER LE CAPITALISME

Il n’est pas possible de dénoncer le capitalisme libéral, impérialiste, de le combattre, de donner son actualité à

« la visée communiste » en faisant alliance avec ceux qui limitent leur horizon à l’économie de marché et à la

mondialisation financière. C’est soi-même enlever toute crédibilité à son propre combat, à ses propres idées.

Une page est tournée, il faut faire du neuf.

Certains dirigeants du Parti communiste vont si loin dans leur dépendance au PS qu’ils envisagent la dissolution

de leur propre parti au profit d’une nouvelle formation de gauche.

Oui, il faut discuter sans tabou, prendre des initiatives, faire du neuf, mais le fond du débat, c’est quel programme,

quelle politique ?

Nombreux sont ceux qui pensent que les propositions de Besancenot ne sortent pas d’une attitude protestataire

qui conduit à l’isolement et n’offre ni débouché, ni issue. Pour eux, il ne pourrait y avoir d’issue que dans

le cadre électoral et parlementaire. Les échecs des 25 dernières années, les reculs accumulés ne sont-ils pas,

au contraire, la démonstration de l’impasse d’une politique fondée sur la recherche d’alliances électorales

pour participer au gouvernement dans le cadre des institutions ? Le Parti communiste et ses militants

n’ont-ils pas, eux-mêmes, payé lourdement les conséquences dramatiques d’une telle politique ?

Nous pensons qu’il y a urgence à tirer les leçons de ces échecs. Faire dépendre les possibilités de changement

d’un accord avec le PS, c’est renoncer par avance à changer les choses.

Sarkozy défend les intérêts des gros actionnaires, des possédants et des riches. Contre lui, il faut une véritable opposition, fidèle aux intérêts des travailleurs et des classes populaires, qui ne craigne pas de contester le droit des patrons et des financiers à diriger la société, leur dictature, pour défendre le droit démocratique de la population à contrôler la marche de l’économie et de l’Etat.

C’est pourquoi, nous appelons à la construction d’un nouveau parti, qui fonde sa politique et ses espoirs sur les mobilisations et les luttes, sans laisser croire qu’il serait possible de changer le système de l’intérieur. C’est toujours par la lutte qu’ont été obtenus les principaux acquis : 1936-1945-1968-1995-2006.

Aller au gouvernement suppose un engagement à rompre avec le capitalisme et ses institutions, une mobilisation

générale du monde du travail

Nous voulons construire, ensemble, un parti anticapitaliste, parce que tout démontre qu’il n’est pas possible de changer la vie sans s’attaquer à la dictature des gros actionnaires, du patronat, sans rompre avec le système et ses institutions.

La crise financière qui, aujourd’hui, menace l’économie mondiale de récession, la catastrophe écologique en cours soulignent l’actualité du programme socialiste et communiste. Mais ce programme, ce n’est pas celui de l’alliance avec le social-libéralisme, mais bien celui du changement révolutionnaire de la société.

Ensemble, dès aujourd’hui, nous pouvons, nous devons agir, pour inverser le rapport de force en nous mobilisant, au coude à coude, contre les franchises médicales, pour la défense des régimes spéciaux et des retraites, pour la défense du droit de grève, pour les salaires…

Nous souhaitons aller plus loin, car cela est nécessaire. Nous souhaitons contribuer à regrouper, par-delà les

divergences et les désaccords passés (communistes, libertaires, écologistes, inorganisés), dans un même parti tous

ceux qui, aujourd’hui, veulent préparer un mouvement d’ensemble contre Sarkozy pour, demain, oeuvrer à

construire une autre société, débarrassée de l’exploitation et des oppressions.

 

Je souhaite prendre contact avec la LCR

NOM ……………………………...................... PRENOM …………………………………………

ADRESSE ………………………………………………………………………………………………

Téléphone :…………………………… Email :………………………………………………………

A RETOURNER A : LCR 2 rue Richard Lenoir, 93100 Montreuil – tél : 01 49 28 52 99—e-mail : lcr@lcr-rouge.org — site web : http://www.lcr-rouge.org

 

Par zuzu
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 3 décembre 2007 1 03 /12 /Déc /2007 11:00
TousEnsemble65@orange.fr

Communiqué de presse.
C’est le moment de se mobiliser !

Depuis plusieurs semaines, les facs sont mobilisées contre la loi Pécresse sur l’université. Elle prévoit que les facs auront moins de financements publics. Elle devront donc fermer des filières, offrir moins de moyens et demander des financements au privé.

Les diplômes ne seront plus reconnus dans tout le monde du travail, mais seulement par l’entreprise qui les aura financés. Dans les pays où de telles réformes existent, les frais d’inscription à la fac augmentent (3000 euros en moyenne en Italie !) et les universités

sélectionnent les étudiants.

La loi actuelle prévoit que les lycéens devront faire une préinscription.

Il faudra s’inscrire plusieurs mois à l’avance, avant même d’avoir eu le bac.

Certains auront des entretiens dans les facs, pour être sûrs de bien choisir leurs études. Si on ne fait pas la procédure, si on n’a pas le bon profil ou si on change d’avis en juillet, on ne peut plus choisir

librement sa fac et sa filière. Finie la fac pour tous !

Cela va dans le sens d’une politique où l’on supprime 11 000 postes dans l’Éducation, où l’on demande aux plus pauvres de travailler plus, alors que l’on fait des cadeaux aux plus riches.

Aujourd’hui, les étudiants ne sont pas seuls à se mobiliser. Dans toute la France, des lycées les rejoignent. A Paris, le 20 novembre, une vingtaine de lycées était bloqués. C’est aussi le cas en banlieue et dans la plupart des régions, en particulier à TARBES. Plusieurs manifs ont eu lieu depuis. Elles regroupaient, dans toute la France, des dizaines de milliers de personnes, lycéens, étudiants, mais aussi salariés de l’Éducation (professeurs et personnels). Nous soutenons ce mouvement et appelons à son extension. Comme le font les enseignants et chercheurs de l’université Paris 13 : « nous nous engageons et appelons nos collègues de tous statuts à participer activement à la mobilisation, aux côtés des étudiants. »

D’autres secteurs sont aussi en lutte. Après les cheminots et traminots, des actions ont lieu dans les tribunaux, à l’ANPE et aux Assedic, à la Caisse d’Allocations Familiales, dans la Fonction publique avec certainement une nouvelle journée d’action la 1ere semaine de décembre. Toutes ces luttes, avec celles des salariés du privé, doivent converger en un mouvement d’ensemble !

La prochaine réunion du Collectif « TOUS ENSEMBLE » aura lieu mercredi 5 décembre à la Ferme Fould. (Notre nouvelle adresse mail est TousEnsemble65@orange.fr)

 

Par zuzu
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés