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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /Déc /2008 13:30

Feuille de route remplie

Ordre du jour très chargé pour la dernière réunion du CAN provisoire, les 6 et 7 décembre : il s’agissait, à la fois, de discuter de la situation sociale et politique et de l’intervention du NPA, de préparer le congrès de fondation et de poursuivre la discussion sur la transmission du patrimoine de la LCR au NPA, au sens propre comme au sens figuré, et la structuration embryonnaire du NPA. Malgré les contraintes de temps et la fatigue qui s’accumule, les trois aspects ont été abordés avec sérieux.

La situation politique et sociale est évidemment marquée par la crise que traverse le capitalisme, crise profonde dont on n’est pas près de voir le bout, et qui va entraîner des bouleversements sociaux et politiques d’ampleur, dont on ne connaît pas encore la nature. Si les comparaisons avec les crises précédentes sont utiles, celle de 1929 et celle de 1974, il faut pourtant insister sur une spécificité de la crise actuelle : elle survient dans une situation déjà très dégradée pour les salariés. Cette situation pose avec acuité la nécessité de la mobilisation, de la riposte. De ce point de vue, le contexte est contradictoire : les résistances existent, notamment dans une série d’entreprises, mais elles sont encore dispersées. Le NPA a des tâches essentielles : avancer un plan de sortie de crise et prendre des initiatives à vocation unitaire. Parmi celles-ci, le NPA va proposer une manifestation nationale contre les licenciements.

Dans ce contexte, les élections européennes sont une échéance très importante, puisqu’il s’agit non seulement des premières élections après la création du NPA, mais aussi des premières dominées par la crise. Une large majorité s’est dégagée pour que l’on prépare sérieusement cette échéance, avec une attitude offensive mettant en avant un contenu anticapitaliste clair et net, fondé notamment sur un plan d’urgence de sortie de crise. C’est sur cette base que s’organisent des rencontres avec d’autres forces politiques. Quelques camarades ont défendu la nécessité de rechercher beaucoup plus activement le rassemblement des forces qui avaient défendu le « non » au traité constitutionnel européen, le jugeant possible et souhaitable, la majorité appelant à ne pas sous-estimer les désaccords nombreux qui existent avec le programme avancé par la « gauche unie européenne », dont le PCF, qui discute beaucoup avec le Parti de gauche de Mélenchon. C’est sans doute la première fois que de réels désaccords tactiques s’expriment au sein du CAN provisoire. Cela montre que le processus est suffisamment solide pour gérer tranquillement ces désaccords secondaires. Seul le congrès sera en mesure de trancher la discussion.

Les discussions ont également porté sur la préparation du congrès : qu’il s’agisse de la manière d’organiser des assemblées électives (qui auront lieu, dans la mesure du possible, la deuxième semaine de janvier) ; des critères à définir pour l’élection des membres de la future direction du NPA, en prenant en compte les règles du projet de statuts provisoires (parité, réalité géographique, commission nationale, sensibilité politique), mais aussi d’autres équilibres, entre travailleurs du public, du privé, chômeurs, précaires, entre générations ; de la manière de recueillir et de diffuser les amendements et les contributions (à envoyer avant le 19 décembre) ; de la procédure pour le choix du nom ; ou de l’ordre du jour du congrès de fondation (avec des débats en grande partie en commissions au vu du nombre prévisible de délégués). Sur tous ces sujets, les comités vont recevoir, sous peu, le mode d’emploi précis défini par le CAN provisoire.

Sur le troisième point, il a été question à la fois du lien avec la IVe Internationale, des questions de service d’ordre et d’autoprotection, des questions financières, de l’état des lieux des commissions existant dans la LCR : autant pour l’aspect transmission du patrimoine (avec droit d’inventaire et sans obligation d’achat !). Mais le NPA est déjà en train de se constituer le sien, avec ses propres commissions, certaines datant de juin, d’autres plus récentes ou encore en projet, ou à travers la discussion qui commence sur le système de presse et de communication dont il souhaite se doter. Il reste à diffuser largement les cartes à toutes celles et tous ceux qui veulent être de ce moment fondateur… Et en route vers le congrès !

Par zuzu
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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /Déc /2008 13:26

Des gendarmes qui envahissent une école ; un journaliste que l’on menotte ; un enseignant solidaire des sans papier que l’on expulse d’un avion ; six jeunes inculpés après une manifestation de soutien au peuple grec ; Jean-Marc Rouillan à nouveau réincarcéré… Et maintenant, le maintien en détention de Julien Coupat et Yldune Lévy ! En même temps, l’affairiste Marchiani prépare sa libération… Nous tenons à alerter l’opinion sur le climat de criminalisation du mouvement social que le gouvernement Sarkozy est en train d’imposer. Face à cela l’ensemble des forces démocratiques doit opposer un front de résistance permanent. Dans l’immédiat nous exigeons la libération immédiate des derniers prisonniers de Tarnac, dont le seul crime est de s’opposer pacifiquement au système capitaliste.

Par zuzu
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 20:17

Fin d’année agitée pour X. Darcos ! Les mobilisations se multiplient contre ses réformes libérales de l’éducation. Rassemblements et manifestations la 10 décembre, manifestations de lycéens et d’étudiants en IUT, « nuit des écoles », refus d’appliquer sa réforme du premier degré par un directeur d’école dans l’Hérault.

Jamais avare d’une provocation ou d’une forfanterie, X. Darcos se vante de ne pas être un « ministre de l’hésitation ». Ce qui est sûr c’est qu’il est un ministre de la destruction et du retour en arrière : destruction de 25 000 emplois publics en deux ans, régression de la formation professionnelle publique avec le Bac Pro en 3 ans, « réforme » des lycées dont une des conséquences sera de supprimer des milliers de postes, destruction des RASED et régression des programmes dans le 1er degré.

Le ministre de l’éducation, sponsorisé par F. Fillon et N. Sarkozy, passe la formation à la moulinette de la gestion comptable et de la rentabilité. L’éducation doit rester un service public au service de tous les jeunes pour leur donner une formation, une qualification, un diplôme le plus élevé possible. Cette exigence tourne le dos au Smic éducatif, au système scolaire à plusieurs vitesses, qui sont sous-jacents aux projets ministérielle. Avec à la clef, un chantage vis-à-vis des organisations syndicales : vous signez d’abord, on discute ensuite.

Nous soutenons toutes les mobilisations des personnels, des lycéens, des étudiants et des parents. Contre les suppressions de postes, pour le retrait des « réformes libérales » de l’éducation, un mouvement d’ensemble prolongé dans l’éducation est nécessaire. Il faut stopper la spirale destructrice de la politique gouvernementale en matière d’éducation.

Par zuzu
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 20:16

Depuis janvier 2008, un mouvement de protestation sociale secoue la région de Gafsa contre le chômage, la pauvreté, la corruption. Ce mouvement a été durement réprimé par le gouvernement de M. Ben Ali, le dictateur en place. Trois personnes ont été tuées auxquelles s’ajoutent de nombreux blessé et des centaines d’arrestations qui ont donné lieu à des procès ne respectant pas les droits de la défense. Le dirigeants de ce mouvement de protestation ont comparu dernièrement devant la Chambre criminelle du tribunal de Gafsa. Après une parodie de justice, en pleine nuit, sans audition des témoins, ni plaidoirie des avocats, le verdict est tombé : de lourdes peines de prison ont frappé une trentaine de prévenus dont certains à dix ans de prison ferme. Le président de la Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), pourtant absent de Tunisie au moment des événements, a écopé de deux ans par contumace. Nous nous associons aux organisations et aux mouvements qui ont dénoncé cette parodie de justice au pays du dictateur Ben Ali, ettémoignons de notresolidarité aux emprisonnés, à leurs familles et amis, à toute la population du bassin de Gafsa et exigeons la libération des personnes et militants emprisonnés.

Par zuzu
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 20:38

La semaine dernière a été encore une semaine noire pour l’emploi. Les différentes annonces et leur ampleur révèlent la profondeur de la crise : les  plans de licenciements, de chômage partiel vont se succéder à un rythme effréné, l’automobile demeurant, pour le moment, avec l’immobilier, le principal secteur sinistré. Les chiffres du chômage officiel sont venus noircir encore le tableau, avec le franchissement symbolique de la barre des 2 millions de demandeurs d’emplois, très largement sous-estimée, on le sait, 3,5 millions si l'on additionne toutes les catégories, sans parler de ceux, qui sont radiés chaque mois et ceux enfin découragés de s'inscrire.

L’offensive est donc lancée : pour celles et ceux qui en doutaient, les choses sont claires, c’est aux salariés qu’on veut faire payer la crise! 

Des milliards pour les patrons, des miettes pour les travailleurs

Dans ce contexte le plan de relance de Sarkozy n'est qu'un plan de plus pour les patrons. Pour tromper ceux et celles qui n'ont rien à en attendre, le discours sur la relance est censé donner le change. Mais il ne s’agit que d’un habillage : ce plan de relance est très clairement en faveur des patrons. 11 milliards d’euros de remboursements anticipés, de nouvelles exonérations de charges s’ajoutant aux 30 milliards  déjà en vigueur, plus tous les profits qu’ils pourront tirer à partir des 10,5 milliards d’investissements publics, en lien bien sûr avec la dérégulation des marchés publics et des conditions de travail.

Les salariés ne verront guère la couleur des 26 milliards d’euros du plan de relance !

Rien n'est prévu pour venir en aide aux victimes de la crise.

Ce n'est pas avec les misérables 200 euros  pour les bénéficiaires éventuels du RSA et la légère indemnisation du chômage partiel que les 7 millions de travailleurs pauvres, les 100 000 intérimaires licenciés dans l'année, les salariés qui perdent plusieurs centaines d'euros par mois au chômage technique, les précaires et les chômeurs à qui on diminue les allocations pourront sortir la tête de l'eau.

Quant à l'annonce de la construction de 70 000 logements, elle est bien dérisoire, voire cynique devant le nombre de personnes, un million, sans logis ou mal logés sans parler de ces SDF qui meurent de froid. 

Ne nous laissons plus faire

Comme les chômeurs et les précaires, le 6 décembre dans la rue, nous devons exiger :

- l'interdiction des licenciements,

- que l’on renforce, étende et généralise la protection contre le chômage et la précarité, afin que personne ne soit laissé sans un revenu suffisant pour vivre,

- l’indemnisation à 100% du chômage technique sans condition,

- l’augmentation de 300 euros net pour tous, le SMIC à 1500 euros net.

Plus que jamais, l’urgence est à la riposte, à la convergence des résistances c'est-à-dire à la mobilisation interprofessionnelle. 

 

 

Par zuzu
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 20:06

La première leçon du scrutin prud’homale du 3 décembre est évidemment la chute poursuivie de la participation, depuis 1979 (32,6 % en 2002, 25,50 % en 2008). Depuis la suppression des élections à la Sécurité sociale, seul authentique rendez-vous interprofessionnel, le scrutin prud’homal est celui qui s’adresse au plus grand nombre de salariés dans le privé (18,6 millions cette année). L’Unsa (+1,2 %) a raison de dire qu’un tel corps électoral est « parlant » mais, lorsqu’un salarié sur quatre participe, que faut-il entendre ? Pour le moins, ce niveau d’abstention révèle des prises de distance avec l’institution mais aussi, malheureusement, avec le syndicalisme.

Un faisceau de raisons explique la désaffection. La première est un scrutin organisé loin des lieux de travail. Il faut bel et bien s’arracher à l’emprise patronale pour oser porter son bulletin dans l’urne. Dans les rares endroits où les urnes étaient proches des entreprises, comme à Citroën Aulnay, la participation se rapproche des élections professionnelles classiques. L’autre problème tient à la nature de l’institution prud’homale, à laquelle les salariés préfèrent ne pas avoir affaire, car il s’agit alors d’un litige grave. Les prud’homales, tribunal du contrat de travail, individualisent le rapport salarial. Une étude qualitative faite par le CSA, en mai 2008, concluait à un vote « en lui-même vide de sens », même si des batailles collectives peuvent aussi se gagner aux prud’hommes, notamment contre des licenciements abusifs.

Avec 2 millions de salariés supplémentaires par rapport à 2002, il y a plus de 600 000 voix exprimées en moins. Force est donc de constater que le syndicalisme, pris globalement, n’incarne pas une force, sur le plan interprofessionnel, capable de redonner du sens à cette élection, malgré le contexte d’agressions amplifiées. Un sondage CSA, réalisé chaque automne depuis 1993, indique que, depuis 2003, la confiance portée vers le syndicalisme n’est plus ascendante, avec une chute en 2008. Le vote prud’homal le confirme.

Cependant, cette élection révèle aussi des signaux que les salariés qui se sont déplacés ont voulu donner dans un contexte de crise aiguë. Le progrès de la CGT est net en pourcentage (+1,4 %), mais plus relatif en voix (baisse en valeur absolue par rapport à 2002, sauf dans le commerce, où la CGT passe de 411 745 à 435 909). Associé à la chute de 3% de la CFDT, le sens du progrès de la CGT est clair : les salariés voient en elle une confédération proche de leurs aspirations, alors que la CFDT donne l’image inverse depuis 2003. L’enquête CSA de mai 2008 anticipait une CGT perçue « aux côtés des salariés », face à une CFDT « brouillée » avec ses valeurs, y compris pour les cadres.

Solidaires, qui double ses résultats, a donc raison de dire que le syndicalisme situé « sur le terrain des luttes […] progresse le plus ». Mais le progrès de Solidaires doit aussi se relativiser, car l’Union présentait trois fois plus de listes – signe de dynamisme – sans tripler ses voix pour autant. Quant à FO, son nouvel affaiblissement lui promet un avenir difficile. Sa pratique erratique (un jour signataire de l’accord sur le contrat de travail, un autre jour critique dur de l’accord représentativité) et son isolement sectaire ne payent pas.

Ces résultats vont accélérer les restructurations syndicales inaugurées par les nouvelles règles de représentativité. La fusion CGC-Unsa se confirme. Pour l’avenir du syndicalisme de lutte et unitaire, la question clé est ce qui va se passer du côté de la CGT, de Solidaires, de la FSU (dont les élections dans la fonction publique et l’enseignement confortent le poids prépondérant) et des équipes FO et CFDT qui cherchent la voie d’un nouveau rassemblement interprofessionnel dynamique. 

Par zuzu
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Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /Déc /2008 20:30

Les plans de relance font rebondir les Bourses », titrait Le Monde du 30 novembre et 1er décembre. On ne saurait mieux résumer les divers plans en préparation à travers le monde. Les boursiers ne s’y trompent pas, tous ces plans cherchent à maintenir leurs profits. Pour y parvenir, les méthodes peuvent être différentes selon les contextes nationaux.

La première différence porte sur l’ampleur des moyens. L’Europe, mise à part la Grande-Bretagne, apparaît beaucoup plus timorée que les États-Unis. Barack Obama a déclaré qu’il ne fallait pas « nous inquiéter du déficit cette année ni même l’année prochaine ». Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a annoncé un plan de soutien à l’économie qui pourrait entraîner, en 2009, un déficit budgétaire de 8 % du PIB. Face à cela, les mesures que le Conseil européen devrait adopter, le 10 ou le 11 décembre, apparaissent beaucoup plus limitées. L’Europe n’ayant qu’un budget réduit, l’essentiel est renvoyé au niveau des États qui sont invités à s’écarter le moins possible des règles de Maastricht. L’Allemagne, en particulier, maintient, pour l’instant, le cap de la rigueur budgétaire.

La deuxième nuance porte sur les instruments choisis. Gordon Brown prévoit une baisse de la TVA compensée, à l’horizon 2010, par une hausse de l’impôt sur le revenu pesant sur les plus riches. Même si cette annonce est surtout inspirée par la proximité des élections, elle ébrèche un des tabous du libéralisme, qui a pratiqué partout la baisse des impôts pour les revenus élevés. La France et l’Allemagne ont écarté l’idée de baisser la TVA, sauf peut-être sur l’automobile, et une hausse de l’impôt sur le revenu n’est même pas évoquée.

Ces divergences correspondent à des stratégies politiques différentes. L’arrivée d’Obama au pouvoir a rassuré les intérêts dominants .Son équipe de conseillers économiques a joué, sous Clinton, un rôle moteur dans la libéralisation des marchés financiers. Il veut apparaître à son électorat comme un nouveau Roosevelt. Pour gagner les élections, Gordon Brown doit apparaître en rupture avec Blair, alors qu’il a constamment été son ministre de l’Économie. Les sociaux-démocrates allemands, dans une coalition avec les chrétiens-démocrates, ne sont pas décidés à adopter le cours légèrement plus à gauche que supposerait une alliance avec Die Linke.

Quant à Sarkozy, il multiplie les discours avant d’annoncer un plan qui devrait comporter des aides aux secteurs de l’automobile et du bâtiment. Mais, pour l’essentiel, sa politique ne fait rien contre la crise, voire l’aggrave. Le budget 2009 reste un budget de rigueur. Les négociations sur l’assurance chômage se déroulent sous pression conjointe du gouvernement et du patronat. Alors que les circonstances nécessiteraient une augmentation des fonds disponibles pour les allocations, c’est une baisse des cotisations des entreprises qui est programmée. Pas question, pour lui non plus, de renoncer aux mesures sur le temps de travail, notamment les exonérations en faveur des heures supplémentaires. Le bouclier fiscal est intouchable. À l’ordre du jour, la poursuite de la réduction des effectifs dans l’Éducation et la libéralisation du travail le dimanche, dont un rapport réalisé par le Credoc vient de montrer qu’elle détruira des emplois dans le commerce alimentaire. Au sujet des baisses de production dans l’industrie, une extension du contrat de transition professionnelle et des mesures sur le chômage partiel sont annoncées. Ce ne sont que des emplâtres qui ne répondent pas à la situation des salariés concernés et ne concernent pas les intérimaires, premières victimes des compressions d’effectifs.

Crise ou pas, le Medef ne veut rien lâcher et Sarkozy ne s’en démarque en rien. C’est pourquoi le CAC 40 a gagné 13,24 %, la semaine dernière.

Par zuzu
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Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /Déc /2008 09:29
PARIS, 6 déc 2008 (AFP) - Une cinquantaine de représentants d’associations et le porte-parole de la LCR, Olivier Besancenot, se sont rassemblés samedi à Paris pour lancer une campagne nationale contre les pratiques policières violentes, a constaté une journaliste de l’AFP. Par cette campagne baptisée "Police, personne ne bouge ?!", les associations demandent dans leur appel "l’interdiction immédiate de la technique d’immobilisation enseignée et pratiquée par la police qui consiste à effectuer une clé d’étranglement", rappelant que cette méthode, interdite dans plusieurs Etats, "a valu à la France une condamnation par la Cour européenne des droits de l’homme". Le Forum Social des quartiers Populaires (FSQP), le Mouvement de l’Immigration et des Banlieues (MIB), AC Le Feu, le MRAP, ou encore Droit de Cité, réclament également la création d’une commission d’enquête parlementaire sur l’utitilisation de cette technique d’immobilisation. "Nous nous élevons contre certaines pratiques et méthodes policières d’interpellation, qui donnent la mort ou rendent des gens handicapés", a précisé Mohamed Mechmache, président du comité AC Le Feu, ajoutant vouloir "emmener la campagne sur un volet politique". "Le problème des techniques policières est un sujet tabou en France, on passe tout de suite pour un énervé, et ça ne rapporte pas des masses de voix. Je crois aux sujets qui pénètrent petit à petit dans la société civile", a pour sa part affirmé M. Besancenot, dont le parti a co-organisé cette campagne. Les manifestants se sont réunis rue Monsieur-le-Prince, à l’endroit où est mort le 6 décembre 1986, Malik Oussékine, après une manifestation estudiantine contre la réforme Devaquet. Pris en chasse par les policiers à la sortie de son club de jazz, le jeune homme de 22 ans avait été frappé dans un hall d’immeuble rue Monsieur le Prince et transporté inconscient à l’hôpital Cochin avant de décéder. "Sa mort avait amené à la dissolution de la brigade des voltigeurs" (une équipe de policiers, ndlr), a rappelé Samir Baaloudj, du MIB.
Par zuzu
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Samedi 6 décembre 2008 6 06 /12 /Déc /2008 07:23

La presse s’en est largement fait l’écho : la semaine dernière fut une semaine noire pour l’emploi en France. En réalité, les différentes annonces et leur ampleur constituent surtout le révélateur de la profondeur de la crise, à un niveau que, ni le gouvernement, ni les commentateurs n’avaient vraisemblablement anticipé. Les annonces de plans de licenciements, de chômage partiel se sont succédé à un rythme effréné, l’automobile demeurant, pour le moment, avec l’immobilier, le principal secteur sinistré. Les chiffres du chômage officiel sont venus noircir encore le tableau, avec le franchissement symbolique de la barre des 2 millions de demandeurs d’emplois, très largement sous estimée, on le sait. L’offensive est donc lancée : pour celles et ceux qui en doutaient, les choses sont claires, c’est aux salariés qu’on veut faire payer la crise.

Dans ce contexte, les discours sur la relance viennent à point nommé pour tenter de redonner une légitimité aux dirigeants affaiblis par la tourmente. Mais il ne s’agit, pour l’essentiel, que d’un habillage : la logique reste le renflouement du système financier. C’est ce à quoi s’emploient les autorités américaines, jour après jour. C’est donc une curieuse conception de la relance, dans le droit fil des plans de sauvetage qui l’ont précédée. Dans sa mise en œuvre, il n’est que marginalement question de relancer la consommation, l’essentiel étant de soutenir directement l’activité des entreprises par des mesures dont l’objectif avoué est l’efficacité immédiate. En cela, c’est une politique à courte vue, censée rassurer les boursiers, qui ne peut en rien résoudre la crise, puisqu’elle renforce encore, au détriment des salariés, le déséquilibre entre capital et travail qui est à l’origine de la crise.

L’Union européenne a lancé son propre plan, dont les mesures phares ont été annoncées la semaine dernière. Outre qu’il est animé par la même logique, il souffre de faiblesses, y compris du point de vue des capitalistes. 200 milliards d’euros, 1,5 % du PIB européen, voilà pour l’affichage. Mais, en réalité, il s’agit de l’addition des « plans de relance » déjà adoptés par les différents États, ou sur le point de l’être. Cela signifie d’abord que le financement reposera, en très grande partie, sur les États eux-mêmes, puisque seuls 5 milliards d’euros seront pris sur le budget de l’Union européenne. Mais cela signifie surtout qu’en fait de politique cohérente et unifiée, nous n’avons que des propositions de politiques concertées qui tiennent lieu d’habillage.

L’augmentation temporaire des allocations chômage, l’accroissement des transferts sociaux, l’abaissement de la taxation sur les bas revenus, la diminution de la TVA : autant de déclarations de principes pour épater la galerie. Dans les faits, les États mènent des politiques différentes, conformes aux divergences d’intérêts qui les opposent et aux enjeux de politique intérieure qui leur sont propres. La France et l’Allemagne ont clairement indiqué qu’il n’y aurait pas de baisse de la TVA, puisque la consommation, comme chacun sait, « ne va pas si mal que ça », tandis que Gordon Brown, en Grande-Bretagne, annonce une baisse de 2,5 points pour encourager la demande. Au final, le seul aspect tangible des annonces de Bruxelles, c’est la possibilité de mettre entre parenthèses les contraintes du Pacte de stabilité pendant deux ans.

Les économistes autorisés expliquent à quel point il faut des mesures temporaires, qui n’engagent surtout pas une logique de long terme, notamment une politique de grands travaux, comme si la reprise de la croissance pouvait être l’effet d’un miracle. Mais les effets de posture idéologique rencontrent ici les limites des politiques des États eux-mêmes : quel État a aujourd’hui les moyens d’investir des richesses réelles dans l’économie réelle ? Il faudrait, pour cela, adopter une politique anticapitaliste, contrôler et taxer les mouvements de capitaux, nationaliser le système de crédit, interdire les licenciements…

Aujourd’hui, nul ne peut dire quelle sera l’ampleur des bouleversements politiques produits par la crise. Jacques Attali, ancien conseiller de Mitterrand, se fait prophète à ses heures. Le 25 novembre, il confie à l’Express une vision fort sombre de l’avenir, constatant d’ailleurs en creux la faillite du système qu’il défend. Cependant, outre que le principal danger de l’heure semble être, dans une curieuse interprétation de l’histoire, la remise en place de « caricatures de socialisme, c’est-à-dire des États totalitaires empruntant à la social-démocratie ses idées économiques », c’est l’indigence des mesures qu’il propose qui laisse pantois. Il s’agit de mettre sur pied un programme commun des partis socialistes pour les européennes, avec en ligne de mire un fonds souverain européen capable de régler la crise dans le cadre du système…

Plus que jamais, à la crise du capitalisme et aux mesures prises par les bourgeoisies pour sauver le système, c’est une autre logique qu’il faut opposer et imposer, un plan de sauvetage des salariés, par les salariés, sous leur contrôle et qui réponde à leurs besoins. 

Par zuzu
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Jeudi 4 décembre 2008 4 04 /12 /Déc /2008 15:47
Les salariés ne verront guère la couleur des 26 milliards d’euros du plan de relance, annoncé aujourd’hui par N. Sarkozy. Hormis la prime de 200 euros annoncée pour les bénéficiaires éventuels du RSA pour un montant 760 millions d’euros, rien n’est prévu pour venir en aide aux victimes de la crise : salariés licenciés de l’automobile, des équipementiers, d’Arcelor-Mittal, de la vente par correspondance, etc. ; pas d’augmentation des minimas sociaux. 500 millions annoncés pour améliorer l’indemnisation du chômage partiel : largement insuffisant pour indemniser à 100% le chômage technique, surtout que N. Sarkozy a très officiellement encouragé le développement du chômage partiel. Quant à la construction de 70 000 logements sociaux, outre que ce chiffre est largement en-dessous des besoins, puisqu’il y a millions de personnes sans logis ou mal-logés, le refrain sur la France des propriétaires subsiste par le biais de l’incitation à l’achat de logements neufs. Ce plan de relance est très clairement en faveur des patrons : 11 milliards d’euros de remboursements anticipé et une augmentation des exonérations de charges s’ajoutant aux 30 milliards d’exonérations déjà en vigueur, plus tous les profits qu’ils pourront tirer à partir des 10, 5 milliards d’investissements publics, en lien avec la dérégulation des marchés publics et des conditions de travail. Ce plan de relance ne permettra pas aux salariés et à la population de sortir la tête de l’eau. Plus que jamais, l’urgence est à la mobilisation interprofessionnelle sur la durée pour l’interdiction des licenciements, l’indemnisation à 100% du chômage technique sans condition, l’augmentation de 300 euros net pour tous, le SMIC à 1500 euros net.
Par zuzu
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