Sarkozy président de la régression sociale.

Publié le par zuzu

Sarkozy, président de la régression sociale !

 

Sarkozy s’était présenté comme « le président du pouvoir d’achat », mais après sa profession de foi libérale et sécuritaire, jeudi dernier, il s’est surtout affirmé comme le champion de la régression sociale généralisée !

Seul, le MEDEF a ressenti « beaucoup d’intérêt et d’espoir » en l’écoutant. La majorité des salariés, des précaires, des chômeurs qui n’arrivent pas à finir le mois, pour cause de revenus minables, ont eu l’impression qu’il se moquait d’eux !

 

Trimer toujours plus pour gagner des clopinettes !  

 

La vie du salarié, selon Sarkozy, elle fait froid au dos ! Pour augmenter son salaire, il faut qu’il accepte de faire des heures supplémentaires pendant la semaine. Le dimanche, il se repose ? Non, il travaille aussi : c’est payé double ! Et pas question de récupérer ! Sarkozy propose aux salariés de « monétiser » leur temps libre, de vendre leurs RTT ! Si après une telle vie, vous arrivez à la retraite, vous la prendrez plus vieux et vous serez plus pauvres !

Sarkozy veut associer les syndicats à ces mesures. Après les avoir félicité pour leur « sens des responsabilités sociales », il leur propose une conférence mi-décembre. Il les englue dans des discussions dont il ne sort que des mesures qui vont dans le sens des patrons, puisqu’on ne négocie que leurs propositions ! 

 

300 euros d’augmentation pour tous, le SMIC à 1500 euros net, tout de suite !

 

En fait, la solution pour faire augmenter le pouvoir d’achat, elle est simple : c’est d’augmenter les salaires ! Sarkozy l’a bien compris : lui, il s’est octroyé une augmentation de plus de 200 % et gagne 19 000 euros mensuel ! C’est ça « l’équité » dans un pays où 7 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté et où 70 % des salariés gagnent moins de 2000 euros mensuel ?

Les salariés « devront aller chercher leurs augmentations de salaires eux-mêmes par leur mobilisation » a déclaré la CGT. Les  conflits dans le privé pour des augmentations de salaires sont en hausse. Et les fonctionnaires n’auront pas d’autre choix.que de prolonger leur mobilisation du 20 novembre. C’est la convergence de ces luttes qui peut freiner le rouleau compresseur libéral, piloté par Sarkozy et Parisot.

 

La misère et les flash ball !

 

Sarkozy n’a évoqué que par raccroc Moushin et Larami, les jeunes de 15 et 16 ans, heurtés par une voiture de police. Par contre, il a persisté dans sa stigmatisation des jeunes des cités populaires en parlant de « voyoucratie ». Ce sont des images de guerre sociale qu’ont montré les médias : un millier de policiers, sur le pied de guerre, patrouillant dans les rues de Villiers le Bel, survolées par un hélicoptère.  Pour contraindre la population à la misère, l’Etat doit utiliser la violence. 

Sarkozy nie que cette révolte ait des causes sociales, mais il nie l’évidence ! Et l’évidence, elle est dans la rue. Après la grève des cheminots et celle des étudiants, ce sont les lycéens qui prennent le relais, ceux des lycées d’enseignement général et ceux des lycées professionnels qui bloquent leurs lycées et manifestent contre l’avenir qui leur est promis.

Pour que s’exprime dans toute sa dimension cette résistance sociale, il faut un parti anticapitaliste qui dénonce ces projets du patronat et du gouvernement, un parti aussi acharné à défendre les intérêts des travailleurs et des milieux populaires que Sarkozy l’est à défendre les intérêts et les profits des patrons !

Le 3/12/07

 

 

 

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