Derrière les Régimes spéciaux, c’est l’ensemble des retraites qui est visé!

Publié le par zuzu

RETRAITES  de CGT-FO-CFTC MINES ENERGIE

 

 

 

Derrière les Régimes spéciaux, c’est l’ensemble

des retraites qui est visé !

 

 

L’action et la mobilisation des salariés sous régime spécial sont présentées par le gouvernement comme une défense de leurs « privilèges ». FAUX !

 

Les idées reçues :

w Les régimes spéciaux concernent uniquement des salariés « privilégiés » d’entreprises publiques. FAUX

Le régime spécial de retraite de la Branche des Industries Electrique et Gazière comprend plus de 150 entreprises aussi bien publiques que privées.

 

Les contrevérités avancées par le gouvernement :

w Les régimes spéciaux coûtent cher à la collectivité. FAUX

Ils reversent chaque année 8 milliards au titre de la solidarité aux autres régimes (source: rapport n°131 du Sénat, chiffres 2006).

 

w Ils ne sont plus viables économiquement, l’équilibre financier n’est plus assuré. FAUX

L’équilibre du régime des Industries électrique et gazière est assuré pour 30 ans, c’est d’ailleurs sur la base de cette durée qu’une soulte a été versée à la CNAV pour annuler l’impact démographique. Pour d’autres régimes, l’équilibre n’est effectivement pas assuré, c’est notamment le cas de celui des Mineurs qui n’a plus de salarié actif pouvant cotiser. En effet, différents gouvernements, contre l’avis des organisations syndicales, ont fait le choix de la fermeture des Mines.

 

…/…

 

w C’est un problème d’équité. FAUX

Si on parle d’équité, tout doit pouvoir être discuté et ne pas exiger de préalable sur 40 annuités de cotisations qui ne veulent rien dire et encore moins un système de décote.

Par exemple pour le régime des Industries Electrique et Gazière :

·       Il s’appuie sur une cotisation de 5 points au dessus de la fonction publique et de 2 points au dessus du régime général (un salarié des IEG cotise plus en 37,5 ans qu'un  salarié au régime général en 40 ans), il est normal que cela se retrouve au niveau des prestations.

·       Les primes et indemnités ne sont pas prises en compte.

·       La grille de salaire commence largement en dessous du SMIC.

 

Les vraies raisons :

Abaisser le niveau global des retraites pour dédouaner les employeurs et surtout les spéculateurs de leur contribution.

 

Déjà, suite aux réformes de 1993 (Balladur) et 2003 (Fillon) le niveau des retraites a considérablement baissé (voir tableau ci-dessous). Pour pouvoir mener à bien un nouveau recul dès 2008 pour l'ensemble des salariés, le gouvernement doit « briser » la résistance des salariés des régimes spéciaux.

 

 

Taux de remplacement(1) net pour une retraite à 60 ans suite aux réformes de 1993 et 2003.

Générations

Né en 1938 qui est parti à la retraite en 1998

Né en 1955 qui partira à la retraite en 2015

Né en 1985 qui partira à la retraite en 2045

Salarié non cadre régime général

81,5%

66,5%

47,0%

Cadre du régime général

55,0%

42,5%

35,0%

Fonctionnaire (2)

67,5%

52,0%

55,0%

(1)    Le taux de remplacement exprime le niveau des retraites par rapport à la dernière rémunération.

(2)    Avec les primes et rémunérations complémentaires.

 

Ce qu'il faudrait:

w une retraite garantie pour tous les salariés à 75% du dernier salaire et en aucun cas inférieure au SMIC.

 

w Une reconnaissance de la pénibilité et des contraintes de service permettant un départ anticipé à 55 ans à taux plein (ou 50 ans selon le métier). Ce n'est que justice et économiquement possible, il suffit pour cela de revenir sur tout ou partie des 55 milliards d'euros d'exonération de cotisations accordés aux employeurs et élargir l'assiette des cotisations aux revenus financiers.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article