suite de la résolution DN de la LCR

Publié le par zuzu

Résolution sur la situation politique et sociale adoptée par la DN de la LCR...suite

+ Les SALAIRES sont bien la raison centrale de

l’exaspération des travailleurs, des chômeurs et des retraités.

Se cumulent la pression croissante d’abaissement du

pouvoir d’achat avec les prix du logement, de l’énergie,

des denrées alimentaires et l’arrogance intolérable du «

bouclier fiscal » pour les riches, quand le SMIC et les

allocs restent bloqués, que Sarkozy s’augmente de 200%.

L’arnaque du paiement des heures supplémentaires se

dévoile avec sa mise en oeuvre.

+ Le CONTRAT DE TRAVAIL (après la recodification

du code du travail) est de fait, la question centrale des

mois à venir dans l’agenda des réformes libérales. Le but

est d’aller le plus loin possible, de toutes les façons possibles

pour remettre en cause une situation atypique en

Europe : une prédominance « intolérable » d’un CDI assis

sur des garanties anti-licenciement trop lourdes financièrement

pour les patrons. En même temps, visiblement le

MEDEF, peut-être plus conscient de la réalité des rapports

de force que Sarkozy, se concentre sur le concret : période

d’essai jusqu’à un an, séparation à l’amiable, extension

des contrats de mission. Fillon menace d’aller plus vite et

beaucoup plus fort, dans le cadre d’une distribution des

rôles au sein du gouvernement, où Fillon joue toujours

celui du « flic méchant ».

+ Sur les RETRAITES, malgré des projections

démographiques qui invalident des calculs faits en 2005,

là aussi Fillon veut aller vite et enregistrer les 41 annuités

pour 2012. Fondamentalement, le but de cette réforme et

ses effets apparaissent chaque jour davantage : Contenir la

part des retraites dans le PدB, c’est à dire pratiquement

contenir la part de la masse salariale consacrée au versement

des pensions….et mécaniquement baisser la valeur

des pensions avec un appauvrissement croissant du pouvoir

d’achat des retraités. C’est bien fondamentalement

une question de répartition des richesses et pas une question

démographique.

+ Les réactions de révolte au lendemain du drame

de Villiers-Le-bel avec la mort de deux adolescents, deux

ans après celui de Clichy, montre que la situation des quartiers

et banlieues ne s’est pas améliorée. Outre que le gouvernement

a privilégié une gestion policière des quartiers,

les moyens promis au lendemain des révoltes de novembre

2005 ne sont pas arrivés. Les services publics continuent

à voir leurs moyens diminuer, les discriminations

dans l’accès au travail, au logement continuent et les taux

de chômage avoisinent toujours les 30 à 40% dans certains

quartiers. Ce n’est pas le quasi état de siège instauré par le

gouvernement dans ces quartiers qui va améliorer la vie de

ses habitants et habitantes. Le gouvernement s’est saisi de

l’occasion pour déchaîner sa politique sécuritaire, sur le

modèle de l’état d’urgence déjà précédemment exploité

par Sarkozy ministre de l’intérieur.

Plus généralement il s’agit d’une politique d’intimidation

vis-à-vis des salariés et de la jeunesse des quartiers

mais aussi des lycées et des facs. Il n’est pas possible d’accepter

que les CRS rentrent dans les universités et que

l’Etat envoie hélicoptères, drones et flics dans les quartiers

pour mettre sous surveillance permanente les quartiers où

se cumulent relégation, exclusion et pauvreté.

+ Concernant l’éducation, les attaques à venir prochainement

viseront la mise en cause du métier d’enseignant

(les statuts, les horaires de travail) et plus profondément

la place et le rôle de l’école. Concernant la recherche,

c’est, par exemple, le démantèlement du CNRS. Les

bacs pro en 3 ans représentent un nouveau pas très grave

dans l’exclusion du droit à l’éducation des les jeunes les

plus défavorisés. Cette question ne concerne pas que les

enseignants et les élèves de l’enseignement professionnel,

elle demande une campagne unitaire avec les parents, les

syndicalistes, pour le droit à l’éducation pour tous.

4 -

Les grèves d’octobre et novembre sont autant de points

d’appui pour organiser la résistance en faisant converger

les mobilisations dans la perspective d’un mouvement

d’ensemble.

La position prise par l’intersyndicale de la fonction

publique de reporter à janvier toute initiative de mobilisation,

laissant tomber l’effet propulseur du 20 novembre,

hypothèque la nécessaire riposte et laisse les négociations

se dérouler sans le rapport de force qu’il était possible

d’instaurer.

Il s’agit pourtant pour les salariés de s’appuyer sur ces

mobilisations pour organiser la riposte aux attaques du

pouvoir.

La mobilisation, pour se construire, a besoin de platesformes

interprofessionnelles unifiantes sur les salaires, les

retraites, le service public et le droit à l’emploi et rapidement

d’échéances unitaires, interprofessionnelles. Il y a

aussi besoin de véritables plans d’explication et d’agitation

sur les principaux dossiers (contrats de travail,

retraite). C’est autour de ces propositions et de ces taches

que peut apparaître et se structurer un réseau lutte de

classe dans les entreprises et les organisations syndicales.

5 -

Au plan politique, alors qu’une grande partie des travailleurs

cherche une réponse politique structurée face à

Sarkozy, une orientation alternative, le PS est muet sur les

retraites, comme il l’est sur le contrat de travail, les salaires

ou le logement…. parce qu’il est d’accord avec la

droite sur le fond des réformes, il ne peut donc que se

contenter de commentaires sur la forme.

Le PCF et les Verts sont silencieux. A quelques mois

d’une échéance électorale dans laquelle ils ont, pour l’essentiel,

lié leur sort à celui du PS ces deux formations

n’ont, de fait, plus de réelle autonomie stratégique, ne

pouvant plus faire entendre leur petite musique qu’à la

marge.

Dans ce contexte, la Ligue a occupé une place politique

comme organisation politique (et pas seulement par la

place des militants de la ligue comme animateurs de la

grève) ayant un langage clair, cohérent, soutenant clairement

les revendications des, et proposant une politique

sociale cohérente, alternative à celle de libéraux. Cela a

été vrai vis à vis des régimes spéciaux mais aussi dans le

mouvement étudiant, la mobilisation sur le logement.

Force est de constater que notre audience politique est

bien supérieure à notre capacité organisationnelle. Cela ne

fait que renforcer la priorité que nous devons donner aux

initiatives pour le nouveau parti en lien avec la conduite de

la grève et les bilans à tirer…A l’évidence, les cheminots,

les étudiants, les salariés ont besoin d’une force politique

qui soit le correspondant de leurs luttes, l’expression de

leurs combats pour une alternative politique anticapitaliste,

d’un outil capable d’amplifier les mobilisations,

d’impulser l’auto-organisation et le contrôle par les travailleurs

eux-mêmes de leur luttes. Logiquement la proposition

du nouveau parti anticapitaliste a pris une résonance

particulière lors de ce mouvement. La construction de

cette nouvelle force utile pour les mobilisations tout en

offrant une perspective politique clairement anticapitaliste

est plus que jamais d’actualité.

6 -

Une campagne pour les salaires, retraites, minima

sociaux.

Face à Sarkozy qui utilise le terrain sensible du pouvoir

d’achat pour en finir avec les 35 heures, nous devons

mener une vraie campagne politique sur le thème « pour

augmenter notre pouvoir d’achat il faut augmenter les

salaires en prenant sur les profits, quand nous disons

salaire, c’est le net pour les salariés mais aussi les cotisations

pour les retraites et l’indemnisation du chômage ».*

* Cette campagne peut s’organiser avec 2 affiches : «

Salaires retraites minima sociaux : plus 300 euros tout de

suite en prenant sur les profits » et « Sarkozy s’augmente

de 172 %, les profits explosent, Et nous ? pas moins de

1500 euros net par mois pour tous », une plaquette (15000

signes) argumentaire sur le salaire, les cotisations, où

prendre l’argent, un tract de masse d’agitation, à distribuer

partout quartiers et entreprises, une initiative « visible »…

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article