POUVOIR D’ACHAT : ECHEC A SARKOZY

Publié le par zuzu

Communiqué de presse de la LCR65

POUVOIR D’ACHAT : ECHEC A SARKOZY

SEULE LA MOBILISATION COMPTERA !

 

Une loi pour détaxer les heures supplémentaires, une deuxième loi en décembre pour monnayer les jours de RTT. Sarkozy s’agite beaucoup, mais sa politique sur le pouvoir d’achat n’est qu’une partie de poker menteur. On ne voit rien venir sur la feuille de paie ! Et, pour cause, les heures supplémentaires, ce ne sont pas les salariés qui décident, mais les patrons.

La grève du 20 novembre des salariés de la fonction publique, pour augmenter les salaires bloqués, et empêcher les suppressions d’emplois a été massive. Et dans le commerce, à Conforama, à Darty, des grèves ont lieu, répétitives ou prolongées, pour l’augmentation des salaires.

La médecine de Sarkozy pour le pouvoir d’achat est une escroquerie !

 

Sarkozy donne aux salariés ce qu’ils possèdent déjà !

 

Transformer des jours RTT en salaire, des comptes épargne-temps en salaire, ou verser la participation, cela ne fait pas bouger le salaire de base, le seul qui compte. Les jours RTT accumulés, c’est le travail des salariés. Les conditions de travail ne sont-elles pas déjà harassantes ? Faut-il être encore plus  fatigués, faut-il en revenir à des semaines de 40h, de 42 heures, de 48 heures, comme certains le font déjà dans le bâtiment, dans la restauration ? Où est le progrès social ?

 Et en prime, Sarkozy veut obliger à travailler le dimanche, notamment pour les caissières et les vendeuses des magasins. Mais celles-ci sont très souvent, une fois sur deux ou deux fois sur trois, à temps partiel, sans l’avoir demandé, avec des horaires invivables. Alors elles veulent travailler à l’horaire normal, à 35 heures, avec des salaires normaux, corrects.

 

Le salariat devient de plus en plus pauvre

 

Le très officiel INSEE vient de publier une étude montrant qu’en moyenne, le revenu salarial n’a pas progressé de 1978 à 2005 ! Pas parce qu’aucun salaire n’a augmenté, mais parce que de plus en plus de salariés travaillent à temps partiel, ou par petits boulots intermittents, une partie de l’année, ou reprennent un travail sous-qualifié après une période de chômage.

Autrefois, parler de pauvreté, c’était surtout parler des chômeurs, des RMistes. C’est encore plus vrai aujourd’hui, mais même ceux qui ont un travail sont pauvres et une partie de plus en plus importante des sans domiciles fixes (SDF) ont un travail sous-payé !

 

Préparer une journée de grève interprofessionnelle

 

Si les cheminots, les agents RATP, EDF-GDF obtiennent des compensations, très insuffisantes, pour leur retraite, c’est parce qu’ils ont fait grève. Si le gouvernement entrouvre sa porte aux syndicats de la fonction publique, c’est parce que la journée du 20 novembre a été forte. Si Sarkozy est allé voir les marins pêcheurs révoltés par le prix du carburant, c’est parce qu’ils pouvaient donner envie de se battre tous ensemble.

Les confédérations syndicales passent beaucoup de temps à discuter avec le gouvernement, et on ne voit aucun résultat. Et Sarkozy est le seul à parler sans arrêt. Le Parti socialiste est soit d’accord avec le pouvoir (régimes spéciaux), soit déchiré par ses querelles intestines.

Ce que les salariés et la population  attendent, c’est une opposition ferme à tous les reculs sociaux. C’est cette attente que la LCR soutient.

Mais elle n’est pas seule. Beaucoup de syndicalistes, de sympathisants et militants de gauche veulent agir.

Il est temps de préparer une grande journée de grève, tous ensemble, privé et public : ce n’est pas d’heures supplémentaires dont nous avons besoin, mais d’embauches, d’une augmentation de 300 euros des salaires, comme des minima sociaux, d’un SMIC à 1500 euros net, d’une retraite à 37,5 annuités, pension complète à 60 ans, et à 55 maxi pour tous les travaux pénibles.

Le 11/12/07

 

 

 

 

 

 

 

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