Un toit est un droit !

Publié le par zuzu

1 an après les grandes déclarations la main sur le coeur et la mise en place de la loi Dalo (Droit au logement opposable) rien ou presque n'a changé ! Envolées les promesses de la campagne présidentielles pour qu'il n'y ait plus de Sans domicile Fixe. Sur les 27 000 places d'hébergements stables promises seules 14 000 ont été créées; plusieurs milliers de places en logis et maisons-relais avaient été annoncées, 1 an après on est très loin du compte.   Face à cette situation dénoncée le 15 décembre par les associations et en particulier par les enfants de Don Quichote lors d'une action symbolique, le gouvernement a répondu violemment en réprimant les sans-logis et leurs soutiens. Non seulement ce gouvernement ne répond en rien au problème des SDF mais continue à mener une politique du tout propriété sans mettre en place une politique de construction de logements sociaux. Au contraire, lors de son discours à Vandoeuvre-les-Nancy, Sarkozy propose de vider les logements sociaux de leurs locataires qui auraient de « bons revenus » ou dont les logements sont sous-occupés.  C'est vrai qu'à Neuilly les quelques rares logements sociaux sont occupés par  les amis du président !

 

Payer un logement, c’est de plus en plus dur

 

Lorsque la moitié des salariés gagnent moins de 1400 euros, et que tous les salaires sont comprimés, comment faire face aux dépenses de logement ? Les gros propriétaires et les spéculateurs ne cessent, eux, de faire fortune sur la hausse de l’immobilier. La part du budget des ménages consacrée au loyer est donc constamment en hausse, ce que ne reflète nullement l’indice officiel des prix. Résultat : 35% des sans domicile fixe (SDF) sont salariés. Et la pauvreté augmente à nouveau, notamment depuis 2002, avec plus 7 millions de personnes au-dessous du seuil de pauvreté selon les critères de calcul européens. La mobilisation des sans abri et des associations a donc mis au grand jour une crise générale du logement populaire. Il faut maintenant y répondre !

 

Les demandes de logement HLM ne cessent en effet d’augmenter : 1 300 000 aujourd’hui. Et le nombre de logements manquants est estimé à 1 million. En 2005, on a construit seulement 70 000 logements sociaux et le budget public a baissé de 2,6% entre 2006 et 2007. Sans compter que la loi obligeant les communes à réserver 20% de logements sociaux n’est pas appliquée, à commencer par les communes les plus riches,

Sarkozy a proposé d'élargir à toutes les  banques, le livret A qui jusqu'à présent était géré par l'Etat et destiné à financer le logement social. Cela constitue une attaque supplémentaire au financement du logement social comme l'est sa proposition de vendre une partie du parc immobilier social.

 

Répondre à l’urgence, garantir le droit

 

Il existe une loi, datant de 1945, ouvrant aux pouvoirs publics la possibilité de réquisitionner les logements vacants. Cette loi doit être appliquée immédiatement ! Il est inadmissible que des immeubles attendent, vides, d’être vendus à des prix astronomiques alors que des personnes et des familles sont à la rue. Il est également inadmissible que des logements parfaitement viables soient démolis pour des opérations immobilières, alors qu’il faudrait les réhabiliter avec le contrôle populaire des collectifs d’habitants, des associations et des syndicats. Il faut bloquer les loyers (20% au maximum dans le budget des ménages), et interdire les expulsions locatives.

 Pour la LCR, agir pour le logement  passe par la mise en place d’un grand service public national, financé notamment par des cotisations d’entreprises (comme le 1% patronal), ainsi qu’une redistribution des richesses et la fin des cadeaux fiscaux aux plus riches ( en finir avec la défiscalisation de construction de logement dans le secteur privé).

Le 17/12/07

 

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