ÉTUDIANTS ET LYCÉENS

Publié le par zuzu

ÉTUDIANTS ET LYCÉENS

Rouge2231, 13/12/2007

Ce n’est qu’un début

Après sept semaines de mobilisation dans les facs et les lycées, la lutte contre la loi sur les libertés et responsabilités des universités (LRU) continue, même si les difficultés commencent à se faire ressentir. Plusieurs universités ont voté le déblocage.

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Paris, 16 mai 2007. Photothèque Rouge/CM

Les obstacles n’ont pas manqué. Dès le début, la mobilisation des étudiants et des lycéens a fait l’objet d’une répression importante : charges de CRS et de gendarmes contre les piquets de grève, fermetures administratives de facs… Elle n’a bénéficié d’aucun soutien des partis de gauche institutionnels, le PS ayant toujours été pour cette loi. La direction de l’Unef, après avoir hésité à mettre ses forces dans la bataille, est allée négocier la fin du mouvement, en échange de quelques miettes. Elle appelle désormais à la reprise des cours.

 

Mais, tout comme les cheminots, les étudiants et les lycéens ne sont pas défaits. Même si nous sommes conscients qu’il sera difficile d’obtenir l’abrogation de la LRU dans les semaines à venir, nous n’avons pas perdu la guerre contre ce gouvernement. Ce mouvement nous a redonné confiance dans notre capacité à lutter, et nous avons prouvé qu’il était possible de résister à Sarkozy.

 

Le gouvernement n’a, pour le moment, pas cédé sur le retrait de la loi, mais il a été obligé d’accorder certaines avancées (rallonge budgétaire de 5 milliards d’euros, augmentation des bourses, rétablissement d’un « cadre national des diplômes »). Nous ne pouvons pas nous satisfaire de ces mesures, car elles ne remettent pas en cause le cœur de cette loi, à savoir l’ouverture aux financements privés et l’autonomie de gestion du budget par les présidents d’université. Le gouvernement a juste essayé de faire taire une mobilisation qui lui faisait peur.

 

Partout, des assemblées générales ou des comités de mobilisation continuent de se réunir, plusieurs lycées sont encore bloqués. Mais l’heure ne doit pas être à la reprise de notre « train-train » quotidien. Notre priorité est de faire le bilan des forces et des faiblesses de cette mobilisation pour préparer les batailles à venir dans les meilleures conditions possibles. Pour gagner, nous devons chercher à être le plus possible en grève et en manifestations. Nous devons chercher à impliquer un maximum de gens dans la construction quotidienne de la grève. Nous devons être nombreux pour donner confiance et entraîner les autres secteurs salariés dans la grève. Ce qui fait peur au gouvernement, c’est la grève et sa généralisation à plusieurs secteurs de salariés. Pendant le mouvement contre le CPE, ce qui a fait céder le gouvernement, ce sont les manifestations de 3 millions de personnes, qui regroupaient les étudiants, les lycéens et les salariés.

 

Pour les jeunes, le combat continue. Des manifestations devaient avoir lieu, jeudi 13 décembre. L’enjeu est maintenant de nous organiser pour préparer les prochaines batailles qui, sans doute, arriveront rapidement. Il faut s’organiser pour que, cette fois, nous puissions l’emporter.

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