Grève de la faim contre les OGM

Publié le par zuzu

 

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Alors que le Grenelle de l’environnement s’était conclu de façon consensuelle, les premières difficultés sont apparues dès qu’il a fallu mettre en œuvre les quelques rares promesses positives obtenues à l’issue des négociations. Parmi elles, l’interdiction des OGM, à travers l’activation de la clause de sauvegarde européenne – qui permet à un État de refuser la culture de certains OGM s’il dépose un dossier suffisamment argumenté aux instances européennes –, a soulevé beaucoup d’espoir. Mais, deux mois après le Grenelle, le gouvernement fait marche arrière. Alors que les représentants français avaient voté favorablement aux demandes de moratoire sur le maïs MON 810, le gouvernement demande désormais à une haute autorité provisoire, nouvellement nommée, de réévaluer les études scientifiques ayant conduit à ces moratoires. Bien sûr, cette autorité n’est pas aussi neutre qu’elle le prétend, et elle fait la part belle aux défenseurs des OGM. Les associations qui se battent depuis des années contre l’implantation des OGM ont gagné la bataille de l’opinion, mais pas encore réussi à battre l’entêtement du pouvoir à se ranger du côté des agro-industriels. Pour faire respecter les promesses du gouvernement, une grève de la faim a débuté, le 3 janvier, avec notamment José Bové, qui s’accompagnera, dans les jours à venir, d’une campagne d’interpellation des élus et d’un rassemblement, le 15 janvier, devant le Sénat, au moment du lancement du débat parlementaire sur le projet de loi concernant les OGM.

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