Signes encourageants

Publié le par zuzu

 

Suite à l’appel de la LCR à créer un nouveau parti anticapitaliste, la section jeune de la LCR Bordeaux a organisé diverses réunions. Deux d’entre elles ont eu lieu à la fac de Bordeaux 3, qui a connu trois semaines de blocage et plusieurs mois de mobilisation contre la loi LRU. Le premier rendez-vous a réuni 45 personnes, le second – lors d’une grève totale des transports en commun –, 25. Les participants étaient, pour la plupart, des étudiants mobilisés contre la loi sur les libertés et responsabilités des universités (LRU), venant de divers courants : anarchistes, libertaires, sympathisants du PCF et beaucoup de personnes non organisées.

La volonté de transformer notre expérience récente de lutte en combat politique plus large est aujourd’hui partagée. Les discussions ont permis d’aborder les questions politiques de fond, plus difficiles à discuter dans l’urgence de la lutte, et elles ont exprimé aussi les acquis de la mobilisation auxquels chacun est resté attaché, l’auto-organisation notamment : chacun s’est dit attaché à la réelle nécessité de repenser un mode d’organisation interne le plus démocratique possible. Aucune illusion, non plus, vis-à-vis de la « gauche » institutionnelle, pas plus qu’envers une improbable « recomposition » de la gauche antilibérale (pas une fois n’ont été évoqués les collectifs du 29 Mai). Il existe, de fait, une réelle volonté de reconstruire, à la base, un outil résolument neuf, quitte à repenser les concepts moins bien compris, tout en réaffirmant l’urgence de la lutte et de la grève.

La création d’un comité de la jeunesse anticapitaliste au sein de la fac la plus combative de Bordeaux est un début, que d’autres combats poursuivront. Un matériel propre (et non plus LCR) a déjà été créé, qui permet dores et déjà aux jeunes non encartés à la LCR de travailler avec nous à l’extension de cette expérience dans les autres facs, mais aussi dans les lycées et chez les jeunes travailleurs. Au sein de ce comité de la jeunesse anticapitaliste, les camarades de la LCR sont déjà minoritaires, alors même que nos idées ne le sont pas : une attente existe, à laquelle les révolutionnaires doivent aujourd’hui répondre ; une dynamique, née de l’accumulation de luttes et de la volonté de se battre encore, ensemble.

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