Besancenot souhaite en 2008 une "contre-offensive générale" (AFP)

Publié le par zuzu

PARIS, 6 jan 2008 (AFP) - Olivier Besancenot, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) a formé le voeu dimanche "que 2008 soit l’année d’une contre-offensive générale", exaltant "une opposition qui est celle de la rue". "Il y a une opposition qui est celle de la rue, de la résistance, des manifestations, des grèves, qui correspond à une réalité dans le pays", a affirmé M. Besancenot au "Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI", faisant valoir que "dès qu’on touche aux acquis sociaux un petit peu majeurs dans ce pays, ça peut très rapidement susciter des mobilisations". "En 2008, les manifestations, les grèves, ça ne suffira pas. En plus de ces mobilisations, qui seront nécessaires, on aura besoin de faire entendre une voix politique, c’est-à-dire être capable de tenir un discours global", a-t-il ajouté. Dans cet esprit, il a souhaité "que 2008 soit l’année d’une contre offensive générale qui permette d’arrêter les mauvais coups et, pourquoi pas, célébrer les 40 ans de (mai) 68 comme il se doit, c’est-à-dire par un mouvement d’ensemble". Dénonçant "une criminalisation sans précédent du mouvement social et de ceux qui s’opposent clairement à la politique de Sarkozy", le porte-parole de la LCR a estimé que "le vrai danger pour la droite, c’est l’opposition qui se crée maintenant, pas celle dont on pourrait parler pour un hypothétique gouvernement". Selon lui, "il y a une nouvelle génération qui est en train de voir le jour, dans les entreprises, dans les universités, dans les quartiers populaires (...), et cette génération-là n’est peut-être pas marquée par le poids des échecs du passé et s’investit dans un combat". "On avance, dans ce cadre-là, pour construire un nouveau parti anticapitaliste qui veut toujours révolutionner la société", a poursuivi M.  Besancenot, préconisant un regroupement "par le bas plutôt que par le haut". "En haut, on a fait le constat que c’était bloqué, en revanche, par en bas, on a constaté que ça pouvait fonctionner", a-t-il expliqué. L’ancien candidat d’extrême gauche à l’Elysée a indiqué vouloir réunir "la masse de ceux et celles qui résistent et qui veulent toujours construire une autre société que la société actuelle, qui veulent clairement augmenter les salaires, qui veulent clairement s’attaquer aux licenciements et au pouvoir des multinationales qui font la loi". "D’ores et déjà, je peux vous dire que ça mort suffisamment pour qu’on soit déterminés, enthousiastes pour aller jusqu’au bout", a-t-il assuré, envisageant après les municipales "une espèce d’assemblée générale constituante" de tous les groupes avec lesquels la LCR est en discussion.
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