coordination pour un moratoire sur les OGM

Publié le par zuzu

Chers amis, Bonjour.
 
Vous n'êtes pas sans ignorer que nos députés et sénateurs vont avoir à se prononcer dans les jours qui viennent, sur le projet de loi relatif aux OGM.
Dès le 15 janvier au Sénat, à partir du 5 février à l'Assemblée nationale
Le collectif ogm 65, depuis plusieurs années agit afin qu'un véritable débat citoyen ait lieu entre tous les acteurs de la chose (consommateurs, semenciers, syndicats agricoles, agriculteurs, élus locaux et nationaux, chercheurs, citoyens, associations...)
Nous avons, entre autres depuis le Grenelle de l'Environnement interpellé nos élus en leur communicant un argumentaire intitulé  :"Pour la liberté et le droit  de produire et de consommer sans ogm".
Des rencontres ont été sollicitées avant ce vote ô combien déterminant pour l'avenir de notre agriculture et donc de notre société.
 
Ci dessous, vous trouverez un compte rendu de la réunion du 4 janvier à Paris, à laquelle participaient des représentants nationaux de vos organisations respectives.
C'est à partir de cette constitution d'une «  coordination pour un moratoire sur les OGM » que nous vous invitons à participer aux actions  prévues départementalement le 
samedi 12 janvier à Tarbes
le matin à partir de 10h marché Brauhauban (petit groupe)
l'après midi, à partir de 15h, rue Brauhauban (derrière le tribunal) en nombre autant que possible
Nous proposerons la signature de la pétition intitulée :"mobilisons nous pour une France sans Ogm"
Nous diffuserons le tract argumentaire l'explicitant.
Ce pourrait être aussi un moment favorable à des échanges à ce sujet...
 
Pour le collectif ogm65

- la Confédération paysanne 65

- le Groupement des Agriculteurs Biologiques 65

- Uminate 65 (Union Midi-Pyrénées Nature et Environnement)

- le CDAFAL 65 (Association des Familles Laïques)

- l'ADEAR 65 (Association pour le Développement de l'Emploi Agricole et Rural)

- Bio Bigorre

- Biocoop Tarbes

- Sud ptt

- Attac 65

- AMAP légumes de la haute vallée de l’ADOUR

- Association" Terra ma Terre"

- les municipalités d'Aurensan, Fréchendets, Odos...

- des Citoyens…

(avec le soutien des verts 65)

 
 
 
Sent: Sunday, January 06, 2008 7:14 PM
Subject: TR: constitution de la coordination pour un moratoire sur les OGM
 

 

Compte-rendu de la réunion

 

tenue vendredi 4 janvier 24 rue de la banque de 20h à 22h

 

 

Ce compte rendu peut et doit être diffusé largement.

Toutes les organisations, associations,. d'accord avec le texte de référence sont

invitées à rejoindre la coordination.

 

 

 

une cinquantaine de présents dont des représentants des grévistes de la faim

et des associations, organisations et partis suivants :

 

 

 

collectif anti OGM Ile de France, Agir pour l'environnement, WWF, Nature et

Progrès, Greenpeace, Amis de la terre, Collectif des faucheurs volontaires

de l'Aveyron,Confédération paysanne, ATTAC, Union sociale démocratique,

Alternative Libertaire, les Alternatifs, les Verts, PCF, LCR, MAN,

Collectifs anti-libéraux, Amis de la Confédération paysanne, Alter campagne,

Alliance internationale Terre citoyenne, l'écologiste, OGM dangers, No

Pasaran, Coordination de l'action non-violente de l'Arche

 

 

 

synthèse des décisions :

 

 

 

- constitution d'une coordination intitulée «  coordination pour un

moratoire sur les OGM » sur le texte de référence suivant :

 

« Nous nous constituons en coordination pour un moratoire sur les cultures

et essais d'OGM en plein champ. Nous soutenons la revendication des

grévistes de la faim pour la notification immédiate à la commission

européenne de l'activation de la clause de sauvegarde sur le maïs MON 810.

Nous revendiquons pour les paysans et les consommateurs le droit et la

liberté de produire et de consommer sans OGM. »

 

- soutien à la journée nationale d'action décentralisée du samedi 12 janvier

 

- appel à un rassemblement devant le Sénat (et éventuellement devant les

préfectures ) le 15 janvier à 12h

 

- appel à manifestation à Paris place Saint Michelle 15 janvier à 18h pour

se rendre au Sénat

 

- prochaine réunion de la coordination jeudi 10 janvier à 20h au siège du

PCF 120 rue Lafayette

 

 

 

présentation du contexte

 

 

 

Les conclusions du Grenelle de l'environnement demandaient une loi qui

garantisse pour les paysans et les consommateurs le droit et la liberté de

produire et de consommer sans OGM et la mise en place immédiate de la clause

de sauvegarde sur le maïs Monsanto 810, seul OGM aujourd'hui autorisé à la

culture. La clause de sauvegarde garantissait une année 2008 sans culture

d'OGM

en plein champ. Nathalie Kosciusko- Morizet le 9 novembre prenait

l'engagement

de notifier le dépôt de la clause de sauvegarde dans les quinze jours devant

les organisations non gouvernementales et Jean - Louis Borloo à l'Assemblée

nationale le confirmait le 31 octobre à l'Assemblée nationale.

 

Depuis cette date, la clause de sauvegarde n'a pas été déposée et à la place

a été pris un décret interdisant la commercialisation aux paysans des

semences jusqu'au 9 février au plus tard. Une commission pré figurative de

la Haute Autorité a été mise en place sans concertation par le Gouvernement

et doit rendre un avis sur le maïs MON 810 lors de sa réunion du 9 janvier.

 

D'autre part un projet de loi a été adopté par le Conseil des ministres mi

décembre et sera débattu en urgence au Sénat à partir du 15 janvier et à

l'Assemblée

nationale début février. Toutes ces décisions gouvernementales ont été

prises sans concertation en « oubliant » les conclusions du Grenelle de

l'environnement

et les engagements du Président Sarkozy.

 

Devant cette attitude gouvernementale, qui met en cause la parole politique,

qui réduirait si elle persistait le Grenelle de l'environnement à une pure

entreprise de communication, le collectif des faucheurs volontaires a décidé

d'entamer le jeudi 3 janvier une grève de la faim pour le dépôt de la clause

de sauvegarde.

 

Deux pays ont déjà notifié la clause de sauvegarde à l'Union européenne

l'Autriche

et la Hongrie ; d'autres attendent de voir l'attitude que va prendre le

gouvernement français. La transposition de la directive européenne 2001-18 a

été faite dans plusieurs pays européens de façon très restrictive pour les

cultures d'OGm de manière à garantir l'application de la clause pollueur

payeur en cas de dissémination (inévitable d'après nombres d'études) des OGM

dans des cultures traditionnelles ou bio. Plus de 80 % de la population

française dans les sondages, la plupart des conseils régionaux, des milliers

de communes s'opposent aux OGM. Le gouvernement français doit donc et peut

notifier la clause de sauvegarde, le gouvernement doit donc et peut durcir

 

Le contexte européen se concrétise de plus par le fait que l'Union

européenne doit se prononcer en janvier sur la proposition du commissaire à

l'environnement d'interdire deux autres maïs BT. Enfin l'Union européenne

doit répondre le 11 janvier à la plainte déposée par les USA, le Canada et

l'Argentine

contre l'Union européenne auprès de l'OMC.

 

 

 

présentation de la grève de la faim

 

Face au manquement à la parole donnée sur la mise en place de la clause de

sauvegarde à l'encontre du maïs MON 810, les faucheurs volontaires ont

décidé d'engager une grève de la faim à durée indéterminée, dans l'attente

que le gouvernement fasse ce qu'il avait promis. Cet objectif est

atteignable puisque c'est le gouvernement lui-même qui l'avait annoncé.

 

Les grévistes engagent une action civique et responsable qui n'est pas sans

risque pour eux-mêmes. Pour bien montrer qu'ils ne veulent pas mettre

inconsidérément leur santé en danger et pour encadrer les risques ils seront

l'objet d'un suivi journalier par un collectif de médecins. Ils se sont

engagés à suivre l'avis des médecins si ceux-ci jugeaient qu'à poursuivre

leur grève de la faim, ils mettaient en péril grave leur santé. Ils seront

également suivis par 4 accompagnateurs qui auront pour mission de les

alerter particulièrement sur toute atteinte à leur équilibre individuel. Ils

s'plliqueront à eux-mêmes le principe de précaution qu'ils réclament.

 

17 personnes sont entrées en grève de la faim à Paris plus 3 autres qui dès

le 7 janvier seront à Clemont-Ferrand. Des grèves de la faim à durée

indéterminée ou déterminée démarrent dans différentes villes de France :

Clermont Ferrand donc, mais aussi Lyon, Bordeaux, Saint Etienne, Lille, dans

le Vaucluse. D'autres villes envisagent de se joindre au mouvement à leur

tour.

 

 

 

débat sur la création d'une coordination

 

Des organisations non gouvernementales ont lancé un appel déjà largement

signé (voir le site http://www.stop-ogm.org  ) La question est donc débattue

du rôle de la présente coordination.

 

L'objectif est au travers de cette coordination d'associer les organisations

syndicales et politiques qui le souhaitent et notamment d'organiser des

manifestations publiques lors du passage au Parlement et ce dès le 15

janvier au Sénat.

 

La constitution d'une coordination intitulée «  coordination pour un

moratoire sur les OGM » avec les organisations présentes est ainsi décidée.

 

4 représentants d'organisation : Greenpeace, WWF, les Collectifs

anti-libéraux et le MAN reviennent vers leurs instances avant de s'engager

dans la coordination. Plusieurs autres organisations consultent également

leurs instances : FSU, CGT. Solidaires et le Parti socialiste ont fait

connaître leur soutien ; nous attendons leur accord formel.

 

 

 

Premières actions et initiatives

 

Deux manifestations de rue ont déjà eu lieu :

 

-         jeudi 3 janvier de la Tour Eiffel au secrétariat d'état avenue de

Ségur où une délégation a été reçue par Nathalie Kosciusko-Morizet avec

retour en traversant Paris jusqu'à la rue de la Banque

 

-         vendredi 4 janvier de la rue de la Banque au lieu de réunion de la

commission pré figurative de la Haute autorité où une délégation a été reçue

par le président de cette commission le sénateur Legrand et par le député

Philippe Martin. Ensuite la manifestation a poursuivi par le champ des

Invalides, le quai d'Orsay, l'Assemblée nationale pour se terminer boulevard

Saint Germain où une délégation a été reçue par le directeur adjoint et la

chargée de mission OGM du cabinet de Monsieur Borloo

 

Sont envisagés dans les jours qui viennent des piquets de vigilance devant

les ministères concernés.

 

La coordination appelle

 

- à rejoindre les actions prévues dans toute la France le samedi 12 janvier

 

- à interpeller députés et sénateurs.

 

- à participer au rassemblement devant le Sénat le 15 janvier de 12h à 14h

 

- à une manifestation de rue le mardi 15 janvier de la place Saint Michel

rendez vous à 18h pour se rendre au Sénat.

 

- à des rassemblements et initiatives devant les préfectures là où c'est

possible et où les personnes ne pourront se rendre à Paris ce même 15

janvier.

 

 

 

Matériel

 

Une affiche sera disponible dans une ville par région ou département et mise

à disposition gratuitement d'ici vendredi 11 janvier La liste des lieux sera

disponible sur le site de la grève de la faim mardi 8 janvier.

 

Un tract a été rédigé, dont le texte vous est transmis ci-joint. Il peut

être tiré et adapté par chaque organisation. Pour les organisations qui

souhaitent bénéficier d'un tirage commun, qu'elles nous fassent connaître le

nombre de tracts nécessaires d'ici lundi soir Le coût sera réparti par

organisation en fonction du nombre de tracts commandé.

 

--  pour suivre la mobilisation autour de la grève de la faim :

http://grevedelafaim-moratoire-ogm.org

 

 

-- pour prendre connaissance du projet de loi, de sa critique par les ONG et

la Confédération paysanne, des argumentaires sur la question, pour signer la

déclaration des associations, pour signer la pétition :

http://www.stop-ogm.org

 

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