Samedi 19 janvier 10 h marché BRAUHAUBAN

Publié le par zuzu

 

Réseau Éducation Sans Frontières des Hautes-Pyrénées

(06 20 85 09 42    :   resf65@no-log.org

 

  L’Europe est de plus en plus hostile aux étrangers. Elle se transforme en une forteresse cadenassée et multiplie les lieux d’enfermement; des camps de « tri » de demandeurs d’asile se mettent même en place en Lybie et aux frontières de l’Est.

  Le projet de directive européenne soumis au Parlement européen prévoit une « rétention administrative » pouvant atteindre 18 mois et une interdiction de séjour en Europe de 5 ans pour les personnes expulsées.

       Les députés européens doivent refuser cette directive!

Signez l’appel www.directivedelahonte.org et demandez aux députés européens de refuser de signer cette directive!

 

  Qu’est-ce qu’une « rétention administrative »? Dans les textes, ce n’est pas la prison. Dans la réalité, c’est l’enfermement, simplement parce qu’on est étranger et qu’on a cherché à trouver pour sa famille, ses enfants, un pays d’accueil et de liberté, qu’on souhaite faire bénéficier ce pays de son travail. Parce que là d’où l’on vient, on risque la prison, la torture, la mort.

  En France, on enferme 1800 personnes dans 24 Centres de Rétention Administrative (qui comportent de 8 à 280 places), en tout 2400 en comptant celles qui sont détenues dans les locaux provisoires de rétention.. Les CRA sont le plus souvent inconnus du public, qu’ils soient en peine ville ou près des aéroports, mais ils enferment de plus en plus de personnes: 31 232 personnes en 2006, dont 197 enfants et près de 300 en 2007, beaucoup nés en France, y sont passées.

 

  Dans les Pyrénées Atlantiques, le centre de rétention d’Hendaye ouvrira à nouveau ses portes dans quelques semaines: son agrandissement est terminé! Bien qu’il ne soit pas conçu pour accueillir des familles, on y a quand même enfermé des familles, des mères avec des nourrissons, dans des conditions indignes.

  Arrêtée dans les Pyrénées Atlantiques, où elle vivait avec sa famille, allait à l’école à Pau, une petite fille a été enfermée 32 jours avec sa grand-mère de 64 ans et son père, au CRA de Cornebarrieu, près de Toulouse. RESF avait à l’époque dénoncé l’inhumanité de ce traitement, et permis par son action de les maintenir tous ensemble libres. Aujourd’hui régularisée, cette famille est parfaitement intégrée à Pau. On peut agir pour défendre des valeurs de solidarité.

  Aujourd’hui, dans les Hautes-Pyrénées, des nombreuses familles sont mises en danger de clandestinité par un Préfecture qui refuse de régler leurs situations pourtant limpides, et joue une politique de pourrissement et de découragement.

Une famille du département vient d’être arrêtée à son retour de la Commission de Recours des Réfugiés et a été envoyée le jour même au centre de rétention de Cornebarrieu. Les enfants ont  9 ans, 8 ans et …4 mois. De quoi peuvent-ils bien être coupables ???

 

Ces familles étrangères ne sont pas délinquantes, mais victimes de persécutions dans leurs pays d’origines.

 

  De quoi étaient coupables ces milliers de gens qui ont été expulsés en 2007? Rien d’autre que d’avoir cru que la France apprendrait la liberté et la dignité à leurs enfants…

   Continuons à nous mobiliser, pour eux et avec eux.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article