TOULOUSE Processus constituant

Publié le par zuzu

Mardi 5 février, 140 personnes se sont réunies à Toulouse pour échanger sur le nouveau parti anticapitaliste avec la section locale de la LCR et Olivier Besancenot.

Après une journée passée à la rencontre des habitants des quartiers populaires, en compagnie des militants de la liste « Debout ! », conduite par Myriam Martin, Olivier Besancenot a participé, en fin d’après-midi, à une réunion sur le nouveau parti anticapitaliste au local de la LCR.

Convoquée deux ou trois jours auparavant sur invitation personnelle et sans annonce publique, dans une période militante intense, cette initiative a connu un succès numérique important. 140 personnes, dont seulement une vingtaine de militants de la LCR, ont débattu pendant plus de deux heures de la proposition, largement adoptée lors du dernier congrès de la LCR, de construire un nouveau parti anticapitaliste. L’invitation stipulait bien que c’était une réunion s’inscrivant dans le processus constituant ; le débat a largement tenu ses promesses.

La salle était composée d’un public varié et populaire, de salariés du privé, du public, de chômeurs, de jeunes. En revanche, peu de personnes issues de l’immigration post-coloniale. Pour l’essentiel, il s’agissait de nouvelles et de nouveaux venus en politique, bien que des militants issus de la mouvance libertaire, du Parti communiste, des antilibéraux, et même du Parti socialiste, se soient exprimés. Le fait notable, c’est le grand respect des uns et des autres et l’absence de donneurs de leçon ou de militants engoncés dans leurs certitudes. Un vrai travail d’élaboration.

Les questions discutées portaient sur le positionnement politique du nouveau parti anticapitaliste, son fonctionnement et le processus constituant. L’indépendance vis-à-vis du PS est l’élément central. L’autre aspiration, la plus forte, est que ce parti soit le porte-voix des luttes. C’est l’absence d’un outil de lutte face à cette droite de combat qui motive les participants à s’engager dans le processus. Peu de débat sur la nature révolutionnaire du parti, si ce n’est pour dire qu’on voulait un parti qui n’accepterait pas de compromis, qui ne braderait pas les revendications et qui voulait changer radicalement cette société, par la remise en cause de la propriété privée des moyens de production.

Les questions démocratiques et de fonctionnement – maîtriser la représentation, être attentif aux opportunistes, pour éviter le carriérisme ou la bureaucratisation – ont aussi largement été abordées. Quant à la place de la Ligue dans le processus, les intervenants ont plutôt salué son initiative qu’interroger sa capacité à vraiment se transformer et à laisser de la place aux nouveaux arrivants. Les questions de fonctionnement – rythme, formation, contrôle, démocratie – ont aussi occupé une partie de la soirée.

À la fin de la soirée, une information sur le fonctionnement de la LCR a permis à près de 80 personnes de laisser leurs contacts. Un moment chaleureux et passionnant, où tout le monde a eu le sentiment qu’il se passait quelque chose, qu’on était entré dans la phase du possible pour la construction de cette nouvelle force.

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