La liste de la gauche anticapitaliste « Pour Vigneux, la gauche des luttes et des solidarités » a la particularité de regrouper le PCF, la LCR et LO. Joëlle Surat (PCF) est tête de liste.

Publié le par zuzu

Pourquoi faire une liste avec la LCR et LO, et non pas avec le PS, comme c’est souvent le cas à ces élections municipales, pour les militants du Parti communiste?

Joëlle Surat – Les socialistes ne sont pas dans les mêmes combats que nous. Que ce soit sur le référendum, les retraites et sur les autres thèmes nationaux, nous ne sommes pas d’accord avec les socialistes. Ensuite, une majorité des militants de notre section pense que la chute du PCF est due aux alliances nouées depuis des années avec le Parti socialiste. D’un certain point de vue, nous nous sommes fait absorber par les socialistes. En tant que communistes, nous avons envie d’exister entièrement. Nous nous sommes donc retrouvés avec les militants de la LCR, de Lutte ouvrière et des non-encartés, afin de relancer cette dynamique communiste localement.

 

Comment s’est déroulé le processus qui a mené à la constitution de la liste ?

J. Surat – Les militants de la section PCF de Vigneux avaient envie de se positionner bien à gauche, et ceux de la LCR nous avaient indiqué leur propre envie d’une liste de rassemblement anticapitaliste. Nous nous sommes réunis à plusieurs reprises. La direction du PC nous a donné la ligne à suivre, mais nous ne nous sommes pas retrouvés dans cette ligne. Un vote a donc eu lieu en section, sur trois choix : le premier consistait à faire une liste avec le PS, selon la ligne nationale du PCF (30 % des votes) ; le deuxième à faire une liste avec LO et la LCR (50 % des votants) ; et le troisième, qui nous a été soumis le jour du vote, à faire une liste PCF sans partenaire (20 %).

 

Quels sont les principaux axes de votre campagne ?

J. Surat – La base de notre programme : un plan d’urgence sociale et démocratique. Une vraie démocratie locale, la défense des services publics (avec, par exemple, la remunicipalisation de l’eau ou la création d’un dispensaire municipal) et la question du logement. L’actuelle majorité municipale de droite a, en effet, bradé la ville aux promoteurs au détriment du logement social. Nous voulons faire une ville humaine car, pour reprendre le slogan de la LCR, « la vie vaut plus que leurs profits ». L’humain, avant la finance.

 

Quelles sont, plus précisément, vos orientations en matière de démocratie locale ?

J. Surat – Nous voulons faire vivre la démocratie, concrètement, à travers des conseils de quartier. Tous les habitants, dès 16 ans et toutes nationalités confondues, doivent pouvoir être électeurs et éligibles pour ces conseils. Ceux-ci contrôleront l’ensemble des travaux du conseil municipal, budget compris. Ainsi, les décisions prises répondront au mieux aux besoins des habitants. Notre liste est représentative de l’image de notre ville, une diversité dans les professions, les âges, les quartiers et les origines. Ces candidats sont des militants, pas des carriéristes, ils seront des élus déterminés au service exclusif d’une population qu’ils veulent associer à leurs décisions.

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