Besancenot à Toulouse : "rendre inéligibles" les élus ne respectant pas la loi SRU (AFP)

Publié le par zuzu

TOULOUSE, 5 fév 2008 (AFP) - Olivier Besancenot, en visite mardi dans deux quartiers défavorisés de Toulouse, a estimé obligatoire "de rendre inéligibles les élus (...) qui ne respectent les dispositions de la loi SRU sur un taux de 20% des logements sociaux". Pour son premier déplacement en province dans le cadre des municipales, Olivier Besancenot est venu apporter son soutien à la liste de la LCR menée par Myriam Martin et soutenue par plusieurs membres des Motivé-e-s. Avant d’intervenir devant des habitants du quartier populaire de Bagatelle, il a rappelé que son parti souhaitait "rendre inéligibles les élus de la République des grandes agglomérations qui ne respectent pas" la loi SRU sur les logements sociaux. "Cela induit une politique du logement incluant l’application de la loi de réquisition des logements vides", a-t-il insisté en critiquant "tout ce qui casse le monopole de La Poste ou de la Caisse d’Epargne et en conséquence celui de la Caisse des dépôts", qui finance 85% des logements sociaux. "On ne peut pas à la fois privatiser La Poste, s’attaquer à l’épargne populaire et dire en même temps que l’on va construire des logements sociaux. C’est du bluff intégral", a-t-il jugé. Traversant ensuite à pied les allées du marché du quartier voisin de La Faourette, M. Besancenot a déclaré : "Il existe une détresse terrible mais en même temps il y a de l’espoir, car il y a des gens qui se rassemblent et oeuvrent dans leurs quartiers". Il a aussi répondu aux questions des nombreux habitants de ce quartier périphérique à l’importante population d’origine maghrébine sur le logement, l’emploi et la présence policière. Il a estimé que "les coups de colère et les coups de gueule peuvent être destructeurs mais ils peuvent être très constructeurs". "Il y a quelque chose de positif s’il y a un engagement derrière", a-t-il reconnu. "La petite nouveauté c’est qu’on commence à voir un peu partout de la mobilisation sur des questions concrètes, sur un projet ou une vision associative ou politique", a-t-il ajouté. Interpellé sur l’importante présence policière lors du marché, Olivier Besancenot a critiqué "l’instrumentation politicienne des opérations de police" destinée, selon lui, à "faire des voix".

 

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