Le commerce en colère

Publié le par zuzu

Illustration manquante

Photothèque Rouge/Babar

La grève au long cours (du 1er au 16 février) suivie par les caissières du magasin Carrefour Grand-Littoral à Marseille a pris une dimension de « jamais vu ». Tout comme la mobilisation qui a explosé, le 1er février, dans près de 500 magasins de la grande distribution (Rouge du 7 février). C’est bien le signe qu’un mouvement revendicatif de fond se fraye en chemin dans ce secteur. À Carrefour Grand-Littoral (près de 600 salariés), la grève du 1er février s’est donc poursuivie, et le magasin a été bloqué. Les grévistes exigeaient une revalorisation générale des salaires, très souvent inférieurs à 1 000 euros, voire 700 euros à temps partiel. Ils demandaient une prime de 250 euros, après l’annonce des bénéfices juteux du magasin, la revalorisation des tickets repas de 3 à 5 euros, pour ne pas être obligés, à la pause, de « choisir entre le sandwich et la boisson » et, enfin, une augmentation du temps de travail pour les temps partiels. Le magasin étant bloqué et les livraisons impossibles, la direction a déposé plainte contre les grévistes. La police n’a pas traîné pour intervenir violemment, blessant des grévistes, dont une femme enceinte. D’autres magasins Carrefour ont débrayé aussitôt, par solidarité. Des négociations ont fini par se tenir et la CFDT, majoritaire, a signé un accord. La CGT n’a pas signé, mais elle a accepté l’arrêt du conflit pour maintenir l’unité. Les grévistes ont obtenu une revalorisation d’un euro du ticket repas et quelques heures de plus pour les temps partiels, plus 80 000 euros de subvention au comité d’entreprise.

 

 
pour écouter daniel Bensaïd à Las bas si j'y suis...sur : http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1367

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