La "question sociale" revient comme un "boomerang" (Besancenot)

Publié le par zuzu

BLANQUEFORT (Gironde), 19 fév 2008 (AFP) - Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Olivier Besancenot, a considéré mardi à Blanquefort que "la question sociale" était en train de revenir comme "un boomerang" vers le président Nicolas Sarkozy. S’exprimant devant les salariés qui bloquent les entrées du site de Ford depuis samedi, M. Besancenot a qualifié le président de "grand magicien". "Quand il a été élu on ne voyait plus (de licenciements) dans les journaux télévisés. Mais là, c’est en train de revenir comme un méchant effet boomerang", a-t-il estimé. Après avoir évoqué des conflits comme ceux touchant Arcelor, Miko ou Kléber-Michelin, le porte-parole de la LCR a posé "la question de l’avenir industriel dans notre pays" et rappelé aux salariés de Ford qu’"il y a des mobilisations qui paient". "Des salariés sont parvenus à imposer à des multinationales ce que les pouvoirs publics disent ne pas pouvoir imposer", a poursuivi Olivier Besancenot, militant pour que l’"on puisse récupérer les dizaines de millions de subventions publiques" octroyés à des entreprises qui "se portent bien" et qui ferment des sites. "Le meilleur moyen d’augmenter sa rémunération, et Sarkozy l’a bien compris pour lui-même, c’est quand même d’augmenter son salaire", a-t-il ajouté. Le personnel de Ford Aquitaine Industries, spécialisé dans la production de boîtes de vitesses automatiques et qui compte quelque 1.600 salariés, a entamé un mouvement de protestation pour obtenir des garanties sur la pérennité du site après 2010.

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