Profits pour les uns, larmes pour les autres

Publié le par zuzu

Des travailleurs de Kléber ont retenu des représentants de la direction pendant 4 jours.

Le patron de Michelin France condamne, parle de séquestration, dit que c'est inacceptable...

Mais où est la violence inacceptable ?

Alors que Michelin annonce 774 millions de bénéfices net pour l'année 2007 (+35,3%), les salariés de Michelin-Kleber, à Toul, doivent se défendent contre un plan de licenciements prévoyant de mettre 826 salariés sur le carreau. A Arcelor Mittal, même scénario : fermeture du site de Gandrange, avec 600 licenciements à la clé, alors qu'Arcelor a réalisé 7,5 milliards de bénéfices net (+30%) en 2007. On pourrait encore ajouter le groupe Unilever qui vient d'annoncer un bénéfice net de 4,1 milliards d'euros, mais estime que ce n'est pas assez et prévoit des licenciements dans sa filiale Miko à Saint Dizier. Ce sont, aussi, 2 000 emplois menacés à Ford ...

Les profits  pourraient atteindre un niveau « record » pour 2007 et dépasser les 100 milliards. Ils sont le produit de tous ces licenciements, de ces centaines de vies brisées.

Pour les capitalistes, tous les coups sont permis. Et mondialisation oblige, une partie non négligeable de leurs profits sont réalisés à l'étranger. Que la première entreprise française du CAC 40 soit Total (12 milliards en 2007) alors qu'il n'y a pas une goutte de pétrole en France ne tient pas du « miracle » : c'est le résultat d'un pillage permanent des matières premières d'Afrique ou d'Asie. Les résultats de Peugeot sont directement liés à l'exploitation des travailleurs, en France, souvent immigrés, mais aussi de ses usines en Chine.

Exploitation sans frontières

Dans la restauration, les cuisiniers/plongeurs du restaurant « Costes », avenue de la grande Armée, à Paris, occupent leur lieu de travail. Plusieurs d'entre eux sont « sans papiers » et le patron en profite  pour imposer des conditions de travail exécrables.

La LCR est, bien sûr, solidaire de tous les « sans papiers », alors que le gouvernement Sarkozy envoie ses flics dans un foyer du 13ème arrondissement de Paris pour y rafler 116 personnes. Ces politiciens et hommes d'affaires sont d'un cynisme sans bornes, ils sont les responsables de la misère des pays du Sud... et pourchassent ici les ressortissants de ces mêmes pays.

Licenciements, mauvaises conditions de travail, jusqu'au harcèlement, pillage du tiers-monde, surexploitation des travailleurs sans-papiers... ce système est d'une violence extrême et quotidienne.

Face à ces injustices, nombre de salariés ne se laissent pas faire. Mais dès que les salariés se mettent en grève, on nous parle de « prise d'otage », dès qu'ils occupent leurs usines, on nous parle de « terrorisme »...

Une révolte légitime

Ce sont pourtant les patrons qui prennent en otage des régions entières avec leurs menaces de licenciements, de délocalisations. Ce sont les requins de la grande distribution, comme Carrefour, qui terrorisent leurs salarié-e-s par un management dictatorial. La lutte des classes est inégale : de leur côté, les possédants disposent de leur Etat, leurs entreprises, leurs lois, leur police. Dans les entreprises, les patrons pensent avoir « tout pouvoir »: il est juste de leur rabattre le caquet!

Dans les élections à venir, les élections municipales, la LCR présente des candidats pour se faire les porte-parole de cette révolte, des luttes et des mobilisations.

Nous sommes candidats pour défendre l'urgence démocratique et sociale, les droits des travailleurs, avec ou sans papiers, des femmes, des jeunes.

 Si nous sommes élus, les conseillers municipaux de la LCR seront les porte-voix des milieux populaires dans les conseils municipaux, leurs délégué(e)s, et vous pourrez compter sur leur soutien dans vos luttes !

 

 

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