TARBES : des MUNICIPALES au NOUVEAU PARTI…

Publié le par zuzu

un article pour le PIMENT ROUGE (bulletin régional de la LCR)
Dès octobre, après un stage de formation réussi, la section de la LCR a commencé à préparer l’élection municipale. On a d’abord constaté que de la liste que nous avions présentée en 2001, il ne restait plus grand monde… la plupart des colistiers-res ayant déménagé.

Le travail était donc à recommencer. Nous avons annoncé publiquement notre intention de « monter » une liste, sur une base anticapitaliste. Le PCF, puis LO, ont demandé à nous rencontrer. Avec le PCF, la discussion fût rapide et à surtout permis de prendre acte du principal désaccord.  Le PCF avait déjà annoncé, dans la presse, sous forme d’une lettre de sa secrétaire fédérale, que son « tête de liste favori » était Jean Glavany (PS, ancien chef de cabinet de mitterand, ancien ministre de l’agriculture de Lionel Jospin, puis son directeur de campagne en 2001, président du Grand Tarbes…). Les camarades de LO, nous expliquèrent, qu’ils voulaient faire alliance avec Jean Glavany, mais pas avec nous, car ils n’étaient pas d’accord avec notre projet de nouveau parti… comprenne qui pourra.

Début novembre, une première réunion eut lieu qui rassembla une quinzaine de personnes prêtes à s’investir dans la campagne municipale. La dynamique se fit vite sentir, puisque après deux conférences de presse, des équipes qui avaient commencé le « porte à porte », les réunions s’étoffèrent, et regroupèrent jusqu’à trente personnes tous les samedis après-midi.

Les débats portèrent sur le contenu de la campagne et les différents thèmes que nous allions approfondir. Ainsi une série de tracts, élaborés par des commissions, ont été distribués : sur le logement, la démocratie, les transports, la culture, l’emploi et la précarité, la culture et l’eau…

La liste apparut, en tant que telle, avec banderole et sono, lors de la manif du 24 janvier, et avec un tract lors d’une manif des enseignants du lycée Marie-Curie…

Malgré tout, le résultat électoral ne fût pas à la hauteur du travail fourni : 3,75%… mais avec 90 voix de plus qu’en 2001, on peut dire qu’on a « sauvé les meubles ». Pour autant, il nous faudra tirer un bilan plus fin, pour partir d’un bon pied la prochaine fois.

En tout cas, l’acquis le plus précieux est le travail de débat et de démocratie qu’aucun résultat électoral ne peut effacer, et qui est immédiatement « réinvesti » (quel vilain mot !) dans la construction du nouveau parti anticapitaliste. Un projet auquel chacune et chacun à déclaré souscrire…

D’ores et déjà deux réunions ont eu lieu qui ont réuni entre vingt et trente participant(e)s. Et un comité de jeunes anticapitalistes regroupant une dizaine de lycéen(ne)s et un apprenti à vu le jour !

Christian Zueras.

 

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