Attac%65 se réjouit du résultat du référendum organisé en Irlande sur le Traité de Lisbonne.

Publié le par zuzu

C'est une véritable victoire pour les peuples qui, interdits d'expression, n'ont pu exprimer leur rejet de l'Europe libérale que les gouvernements veulent cependant leur imposer.

Le résultat irlandais, tout comme ceux de 2005 en France et aux Pays-Bas, apporte la preuve que la construction européenne actuelle manque totalement de légitimité populaire. Il met particulièrement en échec le Président et le gouvernement français, mais aussi tous les « libéraux » qui ne veulent pas comprendre que des Européens ne se retrouvent pas dans l'Europe actuelle, qui refuse d'orienter ses choix dans le sens de la justice sociale.

Il serait catastrophique que les gouvernements tournent encore une fois le dos à l'expression populaire. Car le « Non » irlandais n'est pas un Non de rejet de la Communauté Européenne, pas plus que ne l'étaient les « Non » français et néerlandais de 2005. Ce sont les textes proposés qui, après débats, sont rejetés, pour que d'autres orientations soient données aux politiques européennes.

Des propositions alternatives crédibles et réalisables existent, dont celles des Attac% d'Europe. Sous la pression des peuples les dirigeants européens doivent le plus tôt possible les mettre en débat. Attac%65 se bat pour que les chefs d'État en place, qui font l'Europe, placent l'intérêt du plus grand nombre avant celui des groupes économiques et financiers. Attac%65 rappelle ainsi son exigence de l'abrogation immédiate de l'article 56 du Traité actuellement en vigueur, qui interdit tout obstacle à la circulation des capitaux, et appelle les citoyens à se rassembler autour de la pétition « Spéculation et crise : ça suffit ! » (www.stop-finance.org).

Aujourd'hui nous nous sentons plus que jamais Européens … et Irlandais !

Au mépris de la démocratie, au Parlement européen, 499 députés rejetaient le 20 février 2008 un amendement demandant « que soit respecté le résultat du référendum irlandais » et ne reculaient pas devant la contradiction en se félicitant dans la même séance « de l'accroissement de la responsabilisation démocratique » permettant aux citoyens « d'avoir un plus fort contrôle de l'action de l'Union » !

C'est cette Europe sans principes que nous refusons, une Europe sourde aux volontés des peuples.
 
Tarbes
Le 16.06.2008

 

 

 

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