PCF

Publié le par zuzu

Débats acerbes, accord sur le fond

Depuis quelques semaines, les débats dans la direction du PCF, en vue de la préparation du congrès, ont pris une tournure d’une violence exceptionnelle.

Illustration manquante

 

Pour préparer le congrès, la majorité de la direction du PCF a diffusé à tous les militants un questionnaire abordant à peu près tous les thèmes, sans rien trancher. Trois conférences nationales thématiques devaient approfondir certains sujets. Celle de Marseille s’est tenue, il y a quinze jours, en l’absence de Marie-George Buffet, partie au Liban en compagnie de Sarkozy pour faire « entendre la voix de la France », ce qui eut pour conséquence de faire entendre les protestations des militants indignés.

Le mécontentement est général et il traduit l’impuissance des différents courants à offrir une alternative à l’orientation majoritaire de l’appareil qui, derrière la secrétaire nationale, maintient la perspective de rééquilibrer toute la gauche dans un sens antilibéral afin de retourner un jour au gouvernement. On critique les dérives du PS, mais on ne rompt pas avec ce parti qui, électoralement, permet encore au PCF en pleine crise d’avoir des députés et près de 12 000 élus.

Trois courants organisés s’efforcent d’opposer une autre orientation tout en étant tous d’accord sur un point central, celui de ne pas rompre les alliances institutionnelles avec le PS et d’envisager d’aller au pouvoir uniquement par des majorités électorales. Incapables de sortir de cette ornière, ils s’opposent à la direction sur le type de questions à poser sans apporter de réponse alternative. En revanche, ils ne craignent pas les alliances douteuses. Ainsi, ce qui reste des refondateurs (Pierre Zarka, Patrick Braouezec, Roger Martelli) a rencontré, le 11 juin, les plus droitiers du PCF (Robert Hue et Jean-Claude Gayssot) pour faire une déclaration commune critiquant les questions posées par Buffet et la façon de préparer le congrès. De son côté, Roger Martelli, dans l’Humanité du 13 juin, est explicite : « Ou bien nous acceptons, soit la course à l’échalote avec la LCR qui nous laisse dans une minorité stérile, soit la place de supplétif du PS, qui nous rapproche de la majorité électorale mais nous éloigne de la transformation sociale ? » Et de conclure par une référence à l’exemple de Die Linke en Allemagne.

De l’autre côté, les anciens staliniens, comme le député André Gérin, accusent la direction de brader le communisme et proposent de mettre sur pied une direction provisoire afin de préparer le congrès pendant que l’ancien député du Val-de-Marne, Jean-Claude Lefort, envoie une lettre au vitriol à Marie-George Buffet, qui avait traité les participants à la réunion du 11 juin de « douze bonhommes ». À la conférence thématique de Tours, tout le monde s’est accordé pour reconnaître la nécessité d’un PCF, cherchant à le « dépasser », le « rénover », le « reconstruire ». La question centrale, toujours pas posée, nous semble plus simple : comment arriver à renverser le capitalisme et construire une autre société ? Mais tous ne seront peut-être pas d’accord sur l’objectif.

 

 

 

Alain Krivine

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J'ai deja vu le spectacle PELOT c'etait à mourrrrrir de rire !!!!!!
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J'ai vu dernierement le spectacle PELOT de cette tribu c'etait à mourrir de rire...<br /> LIBERTAD LIBERTAD!!!!!
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