L’audiovisuel public dans la ligne de mire.

Publié le par zuzu

C’est au tour de l’audiovisuel public de se retrouver dans le hachoir sarkozien. Qu’il s’agisse du financement, de la nomination du président de France Télévisions, des moyens matériels et humains, des missions, l’alerte générale et la mobilisation de tous les personnels et des téléspectateurs sont de mise. Avec N. Sarkozy, les dés sont forcément pipés. L’annonce de la suppression de la publicité, à grands coups de trompette, débouche sur opération de fragilisation de l’audiovisuel public au profit des chaînes privées, de soumission au pouvoir politique, de mise en danger de son périmètre actuel et de la qualité des programmes. Le bricolage financier au montage hasardeux de la commission Coppé, revu et corrigé par N. Sarkozy ne compensera pas les recettes publicitaires perdues. 450 millions d’euros manquent à l’appel sur les 1,2 milliard d’euros englobant les recettes publicitaires et les programmes destinés à remplacer la publicité. Inévitablement, les opérateurs de télécommunications et les fournisseurs d’accès Internet répercuteront sur les clients la taxe de 0,9%. La nomination du président de France Télévisions par le pouvoir exécutif, en l’occurrence, N. Sarkozy lui-même, témoigne d’une volonté affichée de reprise en mains des chaînes publiques et d’une tentative de s’introniser conseiller à peine occulte des informations et des programmes. Sans doute, une façon de copier son ami Berlusconi ! La suppression de la publicité doit être compensé intégralement, à l’euro près, par une subvention de l’état et une modulation de la redevance indexée sur les revenus déclarés. Le 26 juin 2008.
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