Désordre mondialisé

Publié le par zuzu

Le pétrole à 140 dollars le baril, suivi par le charbon, le gaz et la plupart des matières premières, alimente une spirale inflationniste dans tous les secteurs. Les constructeurs automobiles ont annoncé la hausse des prix des voitures, qui anticipe… la baisse des ventes. La logique infernale de l’économie de marché poursuit son œuvre destructrice. La diminution de la consommation prépare une baisse de la production. Les patrons anticipent. Siemens a annoncé 17 000 licenciements dans le monde. La spéculation sur les prix ne suffit pas à enrayer la chute des Bourses. Il faut aussi, pour cela, intensifier le travail, licencier, accroître la précarité, les pressions à la baisse sur les salaires…

Il y a encore peu, économistes officiels et ministres des Finances nous expliquaient doctement que la crise était derrière nous. Ils sont là pour tenter de rassurer l’opinion, convaincre qu’au-delà des à-coups du marché, tout va bien… Les banques centrales n’ont d’autres moyens d’action que de jouer sur les taux d’intérêt afin d’essayer d’infléchir les choix des capitalistes sur les marchés financiers ou d’injecter des « liquidités » pour compenser les pertes. Au service des classes possédantes, leur politique est soumise à la concurrence des intérêts privés, à la recherche de la rentabilité financière. Chaque mesure prise s’inscrit dans un engrenage qui aggrave la situation. Jouets des intérêts sociaux qu’ils servent, ceux qui prétendent maîtriser l’économie sont désarmés. Ils affichent leur impuissance à faire prévaloir l’intérêt collectif sur ceux des milliardaires qui dominent le monde.

L’économie globalisée exige une régulation, une planification démocratique pour être mise au service de la satisfaction des besoins humains, c’est-à-dire le contrôle des travailleurs et de la population. Agir dès aujourd’hui pour pallier les désordres de l’économie de marché, c’est se battre pour une autre répartition des richesses. Face à la politique des classes dominantes qui conduit à une catastrophe, il faut une politique pour la classe ouvrière, la population, afin d’imposer une rationalisation de l’économie, sa socialisation.

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