Nouvelle période, nouveau programme, nouveau parti… nouveau nom !

Publié le par zuzu

 Le débat a été lancé les 28 et 29 juin derniers.

 

 

 

 

La commission chargée de travailler sur le nom du futur parti a regroupé une cinquantaine de participants. Un premier accord s’est établi pour dire qu’il est difficile de parler du nom sans parler de la forme et du profil. De nombreuses interventions ont souligné qu’était nécessaire un parti plutôt qu’un mouvement. Du coup, certains pensent que le mot « parti » doit apparaître dans le nom, alors que d’autres pensent que, s’il faut bien un parti, il n’est pas obligatoire que ce terme soit présent dans le nom.

Beaucoup d’interventions ont porté sur les mots, leur signification, ce qu’en disaient les militants du nouveau parti anticapitaliste (NPA), comment ces mots pouvaient être perçus en général : dans la société, dans l’opinion… Ainsi, de nombreux intervenants ont indiqué que le terme « anticapitaliste » était connoté trop négativement, se situant contre quelque chose – le capitalisme – sans porter un projet en positif. Mais l’autre point de vue s’est également exprimé : « anticapitaliste » permet de montrer que nous sommes radicalement opposés au capitalisme, que l’on n’est pas dans la compromission ni dans la gestion du système, comme le sont les partis de la gauche traditionnelle et institutionnelle, PS en tête. Un camarade précisait même qu’il lui conviendrait de garder le nom « Nouveau parti anticapitaliste ».

Autre débat, bien sûr, autour du mot « révolution » : beaucoup dressaient le constat que, dans les têtes, ce mot est associé à l’idée de violence. Pour autant, des camarades considèrent que ce mot devrait figurer dans le futur nom du NPA… Même discussion sur les termes « communiste » et « socialiste » : « communiste » renvoyant inévitablement aux expériences des pays de l’Est ; « socialiste » au social-libéralisme et à la social-démocratie. D’autres participants ont fait remarquer que « communiste » et « socialiste » renvoyaient aussi au type de société à construire. D’autres encore, que ces mots étaient parfois complexes à expliciter.

Quant au terme de « gauche », les avis étaient également partagés ! Entre ceux et celles qui pensent qu’il faut revendiquer ce terme face à une gauche traditionnelle qui a capitulé ou qui n’est plus à gauche (PS), et ceux et celles qui, au contraire, pensent que le terme est galvaudé avec ce que représente, à une échelle de masse, une gauche (toujours classique) qui ne s’oppose à rien et gère loyalement le capitalisme. Enfin, ont été évoqués des noms plus « classiques », déclinant les mots « parti », « révolutionnaire », « socialiste », « internationaliste », avec des combinaisons diverses ou des acronymes, l’idée étant d’articuler nom/sigle et déclinaison du sigle : « AGIR », « UTILE ». Là encore, au stade actuel du débat, les avis sont… partagés !

En résumé, ce fut un débat riche, avec de très nombreuses interventions : même si certains camarades sont intervenus plusieurs fois, nombreux et nombreuses ont été ceux et celles qui se sont exprimés. Même si les avis divergent sur ce que doit être le nom du parti, la réunion a permis de dégager quelques idées largement partagées. À commencer par la conviction que le nom du NPA était la dernière question à trancher, et que cela serait au congrès de fondation de le faire, la commission n’ayant comme fonction que de recenser les débats autour du nom et, en aucun cas, de décider. Ensuite que, au-delà du nom, la question du projet et du profil politique étaient essentiels, le nom étant à l’image du parti qu’on veut construire. Quel que soit le nom qui sortira du congrès de fondation, tout le monde ne pourra être totalement satisfait, d’où, peut-être, des frustrations. Mais, en aucun cas, le nom ne doit être un obstacle à la construction du parti. Les dernières interventions portaient aussi sur les modalités de poursuite du débat sur le nom : l’organisation de ce débat sera une tâche du comité d’animation national, les comités d’initiative devant s’emparer formellement de ce débat et proposer également des contributions écrites.

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