La commission chargée de plancher sur les campagnes de rentrée s'est réunie...

Publié le par zuzu

L’introduction à la discussion évoquait les difficultés rencontrées dans les dernières luttes, la non-riposte syndicale et, surtout, le nombre important d’attaques, notamment depuis l’arrivée au pouvoir de Sarkozy. Ensuite, Françoise (Mulhouse) a rendu compte des enquêtes réalisées par l’Union 68 sur les salaires. Ces attaques sur tous les fronts nécessitent une riposte globale : là-dessus, l’accord était général. L’idée est d’arriver à une campagne de rentrée qui marque immédiatement le profil du nouveau parti anticapitaliste (NPA) : en gros, un parti qui n’hésite pas à s’en prendre aux profits, à la propriété privée des grands moyens de production et à la logique capitaliste, pour imposer des mesures d’urgence en faveur du monde du travail.

Dans un premier temps, un tour de parole a permis à plusieurs camarades de préciser ce qu’ils verraient bien, comme « campagne de rentrée » : santé, précarité, droit du travail/souffrance au travail, comment lutter (coordinations, etc.), éducation, jeunes, logement, sans-papiers, anti-Sarkozy, retraites, services publics, présidence française de l’Union européenne, etc. Bref, autant de thèmes que d’attaques ! La discussion a également porté sur le 7 octobre et les journées syndicales : comment faire ? Comment lutter ? À quoi doit servir une campagne du NPA ? En quoi peut-elle être utile à la population ? En quoi pouvons-nous peser sur la situation ? Il est vital qu’une campagne fasse aussi comprendre qu’il faut s’organiser au NPA… parce que c’est utile !

Dans un deuxième temps, comme on pouvait s’y attendre, le débat s’est resserré sur le pouvoir d’achat (« pouvoir de vivre »), avec plus ou moins deux orientations : une campagne principalement « salaires-prix-pouvoir d’achat », ou une campagne sur le pouvoir d’achat, la santé et la précarité. Mais ces deux propositions ne s’opposent pas, l’ensemble du débat s’est avéré tout à fait constructif. Parmi les idées qui ressortaient : d’abord, la conviction que la campagne de rentrée est importante. Car elle marque notre identité : nous devons faire la démonstration que nous savons aussi populariser notre programme en dehors des élections. Ensuite, l’idée qu’il faut intervenir, par exemple, partout et au même moment, sur la question des prix, devant les supermarchés et les grandes centrales d’achat, en développant un argumentaire clair et précis sur les mécanismes des prix (qu’il faut contrôler), les profits réalisés par les grands groupes (Carrefour, Auchan, etc.).

Et une interrogation : une « campagne », c’est souvent un jeu d’affiches, des tracts et une ou deux réunions publiques. Ce n’est pas vraiment satisfaisant, mais peut-on faire plus ? Concernant le contenu des revendications, il y avait un large accord, à propos du pouvoir d’achat, pour en « remettre une couche » sur la gratuité des soins de santé et des transports, l’éducation, les moyens de se chauffer ; de reprendre la revendication de l’augmentation de tous les salaires de 300 euros et d’aucun revenu inférieur à 1 500 euros net. Dès la rentrée, il faut lancer la campagne (une tâche urgente pour le collectif d’animation) mais, aussi, faire une proposition unitaire de campagne commune à l’ensemble des partis de gauche, associations, syndicats, etc.

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