A Sarkozy et aux riches de payer la crise.

Publié le par zuzu

A Toulon, Sarkozy a été obligé de reconnaître la gravité de la situation. Il reconnaît que la crise risque de passer de la sphère financière au secteur bancaire menacé d’asphyxie. Il reconnait que la crise génère la baisse de la croissance, un nouveau bond en avant du chômage dopé par des plans de licenciements massif, une nouvelle dégradation des conditions de vie des classes populaires. Adepte de la méthode de la poudre aux yeux, il s’est livré à un numéro purement démagogique pour tenter de dédouaner le capitalisme et contre le laisser-faire de la sphère politique vis à vis du marché. C’est le signe du puissant discrédit qui frappe le capitalisme. Aux Etats-Unis comme en France, la crise est tellement forte que les partisans du moins d’Etat organisent désormais son intervention dans l’économie.

Derrière les discours, il y a la réalité d’une politique toujours plus agressive contre les droits et les acquis sociaux. La politique qu’il annonce sur le terrain des services publics porte un nom, l’austérité. Des dizaines de milliers d’emplois publics supprimés, c’est à dire un plan de licenciements massif à faire pâlir de jalousie les grands patrons du privé, voilà la pierre angulaire du discours de Toulon. Et l’arbre de l’annonce d’une législation contre les parachutes dorés ne doit pas masquer la forêt d’une politique visant à protéger les possédants et à faire supporter les conséquences de la crise aux classes populaires. Privatiser la Poste alors que les banques en faillite sont nationalisées, c’est la vieille recette du capitalisme : privatiser les bénéfices, nationaliser les pertes.

Oui, le capitalisme vit une crise profonde. Et c’est aux riches de la payer ! La charge à laquelle Sarkozy s’est livrée « contre l’ anticapitalisme » souligne que le rejet du système monte dans la société, que les anticapitalistes gagnent du terrain. La seule alternative crédible face au désastre capitaliste, ce n’est pas l’aménagement ni la réforme. C’est la rupture. Le capitalisme ne se moralise pas. Il se combat et doit être remplacé par une nouvelle organisation de la société, le socialisme démocratique et écologique. C’est notre projet. Le NPA doit devenir une grande formation politique utile à la fois pour tenir tête à Sarkozy et au Medef, pour défendre les intérêts de la majorité de la population, pour faire vivre l’espoir et développer les luttes contre ceux qui exploitent, qui précarisent et qui licencient.

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