UNITE pour les SALAIRES

Publié le par zuzu

Nous avons pris connaissance de l’appel du PCF pour un rassemblement, en défense du pouvoir d’achat, le samedi 27 septembre à 11 heures devant la Préfecture à TARBES. Après discussion et vote, nous avons décidé de nous joindre à ce rassemblement. Nous interviendrons avec nos propres revendications : . 300€ d’augmentation, . pas un revenu en dessous de 1500€, . pour une autre répartition des richesses ! Nous n’avons aucune raison, bien au contraire, de nous résigner. Il y a bien un autre choix, une autre politique socialement bien plus rentable : taxer réellement le capital, prendre sur les profits pour augmenter les salaires, diminuer le temps de travail, répartir le travail existant entre toutes les mains ouvrières afin que personne ne reste sur le carreau… Oui, il faut un revenu et un travail garantis à chacune et chacun. Défendre ces exigences, nos conditions d’existence, c’est contester la logique du système sans céder aux pressions et chantages qui visent à faire taire les travailleurs. C’est nous donner les moyens de peser et d’agir, de nous coordonner pour préparer les mobilisations à venir, changer le rapport de force, prendre en main l’organisation d’une nouvelle force politique, anticapitaliste, un parti pour les luttes. Pour le ciNPA65, Janine MONTOYA, Agnès FRANCESCHI, Christian ZUERAS. Ce n’est pas à nous de payer leur crise ! Le pouvoir d’achat est en baisse. Même les statistiques le disent (0,8 % en 2008, selon l’Institut national de la consommation). Les prix ont augmenté, cette année, de 3,6 %, essentiellement les prix des produits de première nécessité. Les salaires stagnent. Sarkozy nous promettait la croissance. Il devait aller la chercher avec les dents ! Là encore, bluff, rodomontades et faux-semblants. La récession est là et les licenciements aussi. Aux 30 000 suppressions de postes de fonctionnaires, en particulier dans l’Éducation nationale, s’ajoutent 509 licenciements à la Camif, 402 à Goodyear après que la direction a échoué à imposer les 4x8, 4 000 à Sanofi-Alcatel. 700 licenciements d’intérimaires sont annoncés à Peugeot-Poissy, après les 6 000 licenciements annoncés chez Renault. « Il vaut mieux le faire quand vous commencez à voir le vent tourner plutôt que quand la tempête est là », expliquait Carlos Ghosn, le patron de Renault, pour justifier ces licenciements. Ces propos illustrent la politique cynique et aveugle du patronat… Car c’est bien leur politique qui conduit à la récession, à la tempête. La récession qui commence ne tombe pas du ciel, elle n’est pas une catastrophe contre laquelle on ne pourrait rien, conséquence d’une mondialisation que chacun devrait subir en se résignant. Non, la récession est la conséquence de la politique des financiers et du patronat. Elle est l’aboutissement de la course à la rentabilité, qui pousse à produire toujours plus avec moins de travailleurs, au moindre coût… À un moment ou à un autre, la machine s’enraye, d’un côté des profits faramineux, de l’autre, la grande majorité de la population, dont le pouvoir d’achat diminue. Gouvernement et patronat voudraient faire croire à la population que l’économie de marché et le capitalisme n’ont d’autre but que de satisfaire les besoins sociaux, de lutter contre la pauvreté. Ils mentent, car le système qu’ils défendent est entièrement soumis aux intérêts et aux décisions d’une minorité privilégiée détenant le pouvoir financier et économique. On assiste, en ce moment même, à un véritable détournement de fonds : des milliards de dollars et d’euros pour sauver les banques privées ! Privatisation des profits, mais nationalisation des pertes, telle est leur devise cynique, au moment même où l’on refuse aux travailleurs toute augmentation des salaires. Or, la crise n’est pas celle de la « collectivité », mais celle du capital. C’est à lui d’en payer le prix.
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