La matraque en guise de dialogue.

Publié le par zuzu

 Plusieurs milliers d’enseignants, de jeunes et de citoyens attendaient, à Saint-Lô, N. Sarkozy qui devait présenter ses voeux au corps enseignant. A l’évidence, ni N. Sarkozy, ni X. Darcos ne digèrent le recul qu’ils ont dû effectuer en différant la réforme des lycées qui devait commencer par la classe de seconde en 2009, pas plus que la révision à la baisse des suppressions des postes de Rased. Ils tentent aujourd’hui de faire avaler la même politique en changeant les interlocuteurs : Richard Descoings et Martin Hirsch prenant la place de ceux qui ont fait faillite précédemment. Qui peut croire N. Sarkozy lorsque celui-ci déclare que la réforme du lycée n’a pas pour but de supprimer des postes alors que c’est une constante de la politique budgétaire de son gouvernement, année après année ? C’est sans doute pourquoi, les forces de police, la BAC, les CRS ont violemment agressés les manifestants, les jeunes réunis sur la place : insultes, gaz lacrymogènes, matraques, flash-ball, chasse aux jeunes, aux syndicalistes, voire aux photographes de presse. Plusieurs blessés sont à déplorer et une dizaine de jeunes ont été interpelés.Nous condamnons avec force cette répression policière visant à casser une mobilisation, une protestation sociale et assurons toutes les victimes des brutalités policières de notre totale solidarité. Plus que jamais, non à la réforme des lycées et aux 13 500 suppressions de postes dans l’éducation en 2009.
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