Sarkozy et le capitalisme : responsables et coupables

Publié le par zuzu

Pour la première fois, un patient secouru par le Samu est mort faute de place à l’hôpital. Ce drame et d’autres, survenus au même moment, montrent à quoi aboutit la politique de saccage du service public hospitalier, avec la suppression de milliers de lits et de milliers de postes de travail, mené par ce gouvernement. Les malheureux qui meurent de froid dans la rue au nombre de un par jour, tout comme les milliers de salariés jetés au chômage (plus de 100.000 depuis novembre, et cela ne fait que commencer), sont victimes de la même logique fondée sur la rentabilité, le profit, la privatisation.

Cela n’empêche pas Sarkozy de continuer à prôner la nécessité, selon lui, de « refonder », « moraliser le capitalisme ». Le « retour de l’Etat » dont il se fait l’avocat n’est évidemment pas celui du service public face aux intérêts particuliers. C’est un « retour de l’Etat » uniquement pour financer à fonds perdus les banquiers et les patrons, ainsi que pour réglementer un peu la finance dans le but de limiter les risques… pour les profits.

Il n’empêche : la colère gronde et la contestation se développe. Déjà, le mouvement lycéen a contraint le gouvernement à reculer en « reportant » sa contre-réforme des lycées, et les mobilisations se poursuivent dans l’Education nationale, comme on l’a vu le 12 janvier à Saint-Lô et comme le montrera aussi la journée de mobilisation du 17. Le fait que des directions syndicales dont l’attitude générale est tout sauf indépendante, combative et déterminée, aient néanmoins appelé ensemble à une grande journée de mobilisation pour le 29 janvier, qui pourrait servir aux salariés de levier pour organiser la riposte, est un autre signe des temps.

« La crise du capitalisme financier n’est pas la crise du capitalisme, et l’anticapitalisme est une impasse », répétait Sarkozy le 8 janvier, en même temps qu’il affirmait sa détermination à « poursuivre les réformes » c’est-à-dire à multiplier les attaques contre les salariés et la jeunesse.

Face à cela, les tâches pour les semaines et mois à venir sont on ne peut plus claires : développer les luttes et mobilisations vers un mouvement d’ensemble qui sera capable de stopper les agressions du gouvernement et du patronat ; poser, avec le NPA, les bases d’une alternative politique globale, donc anticapitaliste.

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