29 janvier : la peur change de camp !

Publié le par zuzu

Une convergence qui donne force
Le succès du 29 janvier donne force à toutes les colères silencieuses qui mûrissent depuis des mois : les luttes contre les licenciements, le chômage partiel et les baisses de salaire ou les suppressions de postes dans les services publics, les luttes contre la privatisation de la Poste, la dégradation du travail et du service à la SNCF comme dans les hôpitaux, les luttes des enseignants, lycéens et parents en défense de l’école publique, celles de la jeunesse contre l’avenir que lui prépare ce gouvernement, celles des employés du commerce contre le travail le dimanche, des sans papiers, des précaires, des sans-travail, de ceux qui défendent le droit au logement, de tous ceux et celles qui souffrent et se battent contre la politique du gouvernement Sarkozy.
Refusons de payer leur crise et commençons à reprendre notre dû et nos droits.
Les patrons profitent de la crise pour précariser et licencier.

Il faut interdire les licenciements sous peine d’expropriation des licencieurs avec gel des avoirs et
nationalisation sous contrôle des travailleurs. Ils reçoivent des milliards et licencient. L’Etat fait pareil dans la fonction publique. Ces milliards doivent financer un million d’emplois tout de suite dans les services publics. Exigeons le CDI à temps complet comme unique contrat de travail et les embauches au statut dans la fonction
publique, la réduction du temps de travail, sans flexibilité ni annualisation et avec embauches correspondantes jusqu’à résorption du chômage. Les profits doivent financer une augmentation immédiate de 300 euros net et un minimum de 1500 euros net pour tous les salariés, retraités ou privés d’emploi, l’égalité salariale entre les hommes et les femmes, le paiement à 100 % pour les travailleurs touchés par le chômage partiel.
Ils détruisent et ruinent notre protection sociale. Exigeons la retraite pleine à 60 ans et 55 pour les métiers pénibles (37,5 annuités maxi dans le public comme dans le privé), les soins et médicaments remboursés à 100 %. La crise du capitalisme montre que nous devons prendre en main l’économie. Il faut nationaliser d’urgence les banques sans indemnités ni rachat pour construire un service public bancaire unique sous contrôle des salariés et de la population. Exigeons la fin de toutes les privatisations, à commencer par La Poste et les hôpitaux, exigeons la création de services publics de l’eau, du logement, des médicaments et le retour sous contrôle public de l’énergie (EdF/GdF) avec nationalisation des entreprises privées de l’énergie (Areva, Total…)
Une convergence qui doit annoncer de nouvelles étapes
Le 29 janvier est une première étape pour convaincre ceux qui hésitent encore qu’il est possible de faire payer leur crise aux capitalistes. Pour que cette journée fasse changer la peur de camp, ce doit être un point de départ de rencontres, discussions et organisation pour préparer la suite : une véritable grève générale, tous unis autour d’un programme pour les luttes d’ensemble. La prochaine étape peut être une marche sur Paris, une manifestation nationale. Déjà en Guadeloupe, une grève générale unitaire paralyse l’île…



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