Faire céder le gouvernement et le patronat. C’est à notre portée.

Publié le par zuzu

Alors que la Guadeloupe est entrée dans sa cinquième semaine de grève générale et la Martinique dans la troisième, le patronat et le gouvernement ne cèdent pour le moment que des miettes: une prime qui s’échelonne entre 35 et 120 euros pour les salaires inférieurs à 1,4 fois le Smic, d’une durée limitée à deux ans, qui n’entrera en vigueur que dans plusieurs mois, liée à la situation familiale ( les célibataires auront moins) et qui est enfin exonérée de charges. Bref une prime provisoire, faible, instable et incertaine. Pas une véritable augmentation
de salaire et bien loin des 200 ou 300 euros revendiqués. C’est pour ça que Guadeloupéens et Martiniquais ne peuvent s’en contenter, continuent la lutte et nous appellent à les rejoindre. L’Etat et les patrons n’auraient pas selon eux les 108 millions que coûteraient une hausse des salaires en Guadeloupe. Pourtant les patrons du CAC 40 viennent de déclarer 89 milliards de bénéfices et distribuer 53 milliards de dividendes à leurs actionnaires. Le
gouvernement a offert 15 milliards de paquet fiscal aux riches, 26 milliards aux entreprises, 8 milliards d’exonération de taxe professionnelle et garantit les pertes des banques à hauteur de 360 milliards! Et Sarkozy ne pourrait donner que 2,6 milliards pour l’ensemble du pays ?
Sarkozy a affirmé qu’il n’augmenterait ni le SMIC ni les salaires. Et pour se rassurer, il a déclaré à propos des Antilles que «le paroxysme de la crise est derrière nous.» En réalité il est surtout inquiet que la grève des Antilles ne s’étende à tout le pays. Les manifestations de solidarité avec les Antilles qui commencent à germer avec la participation
de nombreux antillais de métropole et qu’il nous faut élargir encore le 28 février, résonnent comme autant d’avertissements. La persistance de la grève des enseignants chercheurs et des étudiants malgré des reculs de Pécresse, également. La mobilisation des hospitaliers le 5 mars pour la défense du système de santé s’annonce forte. Les coups de colère des salariés de l’automobile cherchent à se coordonner début mars. L’entrée
dans la grève générale des peuples de Guyane et de la Réunion le 5 mars montrent que Sarkozy n’en est qu’au début de ses peines. Et le mouvement qui est en train d’ébranler l’Irlande avec une manifestation gigantesque de 120 000 personnes contre l’austérité le 21 février à Dublin a de quoi le lui rappeler. Les peuples et les travailleurs des Antilles, de la Guyane et la Réunion nous montrent la voie. Nous avons aussi besoin des 200 ou 300 euros. Nous aussi, nous ne voulons pas payer la crise du capitalisme. Alors, sans attendre le lointain 19 mars, journée nationale de mobilisation appelée par les syndicats, il nous faut nous aussi préparer la grève générale ici et dés maintenant
et rejoindre les travailleurs des Antilles pour faire céder le gouvernement et le patronat. C’est à notre portée.
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