Le personnel en grève: une première CFA. Salaires, conditions de travail, inégalités de traitement…

Publié le par zuzu

 

Le piquet de grève installé devant le CFA située zone Bastillac. Photo Laurent Dard.
Le piquet de grève installé devant le CFA située zone Bastillac. Photo Laurent Dard.

«J'ai 20 ans d'ancienneté et je touche 1.128 €». « Avec un bac plus 4 et quinze ans d'ancienneté, je gagne 1.700 €». « Quant à moi, je suis technicien avec un BTS informatique et mon salaire est de 1.150 €». « Les apprentis en contrat d'apprentissage gagnent 1.200 €, ils sont mieux rémunérés que certains personnels. »

Ce sont quelques réflexions de salariés grévistes glanées, hier matin, devant le Centre de formation des apprentissages où 68 % du personnel était en grève. Et c'est « la première fois qu'une grève a lieu au CFA en trente-quatre ans d'existence », soulignait Michel Ballarin, délégué syndical Unsa.

Au cœur des revendications dans ce « contexte de crise », les grévistes réclament la revalorisation des salaires face à un pouvoir d'achat en déclin constant depuis plusieurs années. « Il y a des gens qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts. Et parmi eux, des familles monoparentales », indique une salariée. « Nous ne sommes pas des nantis. Contrairement aux idées reçues, nous avons un statut privé, et des salariés en CDD, vacataires, temps partiels en situation de précarité, avec des récumération nettement inférieure à l'Education nationale et qui débutentpour certaines catégories au Smic », informent-ils. Ils dénoncent l'accroissement des inégalités de traitement et de rémunération : « Il y a du favoritisme de la part de la direction, un manque de communication et nous ressentons de l'indifférence. Si nous avons d'ailleurs choisi de nous mettre en grève, c'est aussi parce que tous les moyens ont été utilisés », disent-ils. Ils évoquent aussi leur condition de travail « de plus enplus difficiles » avec la multiplication des métiers dans un même atelier, l'utilisation de préfabriqués vétustes et « la présence d'amiante », « un manque de logistique, un transfert de responsabilité qui entraîne une surcharge de travail ». « On demande aux professeurs de faire l'entretien des locaux car il n'y a que deux personnes pour assurer l'entretien de toute la surface du CFA », observent les grévistes, indiquant « qu'il n'y a qu'un seul surveillant pour 870 jeunes, plus de mille si on compte les stagiaires et les pré-apprentis ».

Malgré tout ça, les résultats sont là « avec 85 % de réussite qui incombe à la qualité et à la compétence de l'ensemble du personnel ».

Du côté de la direction, Francis Petit, le directeur général, dit « comprendre à demi-mot ce que les grévistes veulent dire lorsqu'ils parlent de favoritisme : par exemple d'un avancement d'un professeur avant son départ à la retraite, c'est une pratique courante ». Pour ce qui est d'un manque de communication, « nous avons une réunion tous les lundis. Et il ne se passe pas une journée sans qu'on fasse le tour des ateliers. Nos bureaux sont toujours ouverts », observe-t-il, ajoutant : « On veut vient entendre, comprendre, mais il ne faut pas perdre de vue que nous sommes une association qui reçoit des subventions de la région, et qui est gérée par des administrateurs bénévoles ».

Un article de LA DEPECHE DU MIDI

 

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«Pour une Europe de la paix au service des travailleurs et des peuples», avec la participation d'Olivier Besancenot et de représentants de partis et de courants anticapitalistes européens, vendredi 3 avril, 20h30, foyer Lazaret (23, rue du Lazaret, Neudorf).

Communiqué de Myriam Martin, tête de liste dans le Sud Ouest

Une fois encore le FN par la bouche de son "furher", s'est illustré de manière abjecte en tenant des propos négationnistes. Il est vrai que son fond de commerce anti-immigré a été repris par le pouvoir sarkozyste comme en témoigne la chasse aux immigrés organisée quotidiennement. En conséquence il ne reste plus au FN que de revenir à ses fondamentaux. Cela rend d'autant plus scandaleux la provocation frontiste d'en appeler à Jaurès (qui doit se "retourner dans sa tombe"). Non, Jaurès, le socialisme et le mouvement ouvrier n'appartiennent pas à l'extrême droite.

Pour le NPA, Myriam Martin, le 26 mars.

Le Haut-Adour se mobilise encore, 500 personnes défilent pour la défense de tous les services publics.
Écoles, lycée, eDF, La Poste, hôpitaux : le cortège, ici rue Paul-Bert, près du lycée Duruy, s'est arrêté devant chaque établissement pour dresser un constat d'inquiétude et de colère. Photo C. Doumergue.
Écoles, lycée, eDF, La Poste, hôpitaux : le cortège, ici rue Paul-Bert, près du lycée Duruy, s'est arrêté devant chaque établissement pour dresser un constat d'inquiétude et de colère. Photo C. Doumergue.

Sous la pluie et dans le vent, 500 personnes environ ont défilé dans les rues de Bagnères, ce samedi, entre 10 heures et midi. Le départ de la manifestation a été donné à l'école Jules-Ferry. Puis le cortège s'est arrêté devant l'école du Pic-du-Midi, devant le lycée Victor-Duruy, devant la sous-préfecture (où une motion a été déposée à M. le sous-préfet), et dans l'enceinte du centre eDF. Les sifflets, percussions et pancartes ont ensuite déboulé sur les Coustous, devant la poste, sur le boulevard Carnot, et ont fait une halte devant l'hôpital. Dernière étape du cortège : le collège Blanche-Odin. Tous les manifestants étaient ensuite attendus à la salle des fêtes de Labassère pour un pique-nique et une démonstration de soutien à l'école du village, menacée de fermeture.

À chaque étape du cortège, un représentant de l'établissement visité a exposé sa vision de la situation. C'est le collectif des écoles du Haut-Adour pour la défense de l'école publique qui était à l'origine de cette manifestation. Il a rassemblé autour de lui des syndicats (CGT, FO, FSU), des associations (FCPE, Bagnères-Solidaire), des élus de Bagnères (majorité et opposition), Montgaillard, Pouzac, Campan et Labassère, entre autres, ainsi que des citoyens, usagers et parents d'élèves.

Les écoles :

Le collectif pour la défense de l'école publique entend sauver les postes d'enseignants Rased sur Bagnères-de-Bigorre, s'opposer aux fermetures de classes et d'écoles, aux suppressions de postes d'enseignants et d'options dans les lycées et collèges.

Le lycée Victor-Duruy :

Un constat est fait : « Depuis 2001, des classes de BEP et bac pro (communication et secrétariat, menuiserie alu) ont été supprimées avec à la clé 120 élèves en moins. En 2008, le brevet de technicien collaborateur d'architecte est supprimé (80 élèves en moins). Ces fermetures ont entraîné des suppressions de postes : agents, enseignants, CPE. À la rentrée 2009, 8 postes supplémentaires d'enseignants seront supprimés ». Pour l'avenir du lycée général : « 35 élèves par classe de seconde à la rentrée prochaine, 24 élèves en travaux pratiques de sciences expérimentales ». Pour le lycée professionnel : « La réforme Darcos supprime des classes de BEP, et réduit d'un an la scolarité des élèves ».

Le centre eDF :

« En quelques années, les effectifs ont été réduits de moitié à Bagnères. Le centre est menacé de fermeture. Nous intervenons notamment sur les urgences gaz. Quand un agent de Tarbes devra intervenir sur La Mongie, que se passera-t-il ? »

L'hôpital :

« La loi Bachelot « Hôpital, patients, santé, territoire » a été votée le 18 mars dernier. Dans le département, pour permettre le retour à l'équilibre d'hôpitaux naturellement déficitaires, les autorités sanitaires demandent des gels de postes, des regroupements de services et de personnels. Une fusion est prévue entre les hôpitaux de Tarbes et de Lourdes. Cela aura des répercussions sur le Haut-Adour : les établissements de Bagnères, Astugue et la MGEN accueillant pour leur principale activité de rééducation, des patients opérés à Tarbes, Lourdes, Lannemezan et départements alentours. La population doit rester attentive à la vie de ces trois établissements et aux choix médicaux pour s'assurer les meilleurs accueil et soins de proximité. La solidarité est la garantie du service public. » un article de la Dépéche du midi.

 
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