À l’heure où nous écrivons ces lignes, le bras de fer entre les grévistes du RER A et la direction de la RATP était à son huitième jour et nous ne connaissons donc toujours pas son dénouement. Cela ne change rien au caractère exceptionnel de cette grève.
Exceptionnel, car une fois n’est pas coutume, tous les syndicats appellent à une grève reconductible. Ainsi, de 95 à 100% des 500 conducteurs de la ligne A sont en grève. Comme quoi, lorsque les syndicats sont unis et qu’ils proposent des formes d’actions radicales, cela donne des mobilisations massives.
Les quelques trains qui roulent sont en faites conduits par des cadres, à trois dans une cabine, un vigile, un cadre traction et un agent du matériel. Malgré cette prolifération en cabine de conduite, les cadres non grévistes enchaînent faute de sécurité sur faute de sécurité, et si le service minimum est assuré en heures de pointe, il l'est dans la plus grande insécurité ferroviaire.
Ce mouvement est aussi exceptionnel par son caractère offensif. Cela prend la forme d’une revendication sur une prime de 120 euros et, quoi qu’on puisse penser des primes, c’est bien une grève offensive afin d’améliorer le pouvoir d’achat des agents. Sans fatalisme aucun, n’écoutant pas les discours sur la catastrophe sociale qu’on nous ressort à chaque crise du capitalisme, nos collègues osent revendiquer sur les salaires. Voilà pourquoi les médias s’acharnent sur eux, sur cette lutte, car il ne faudrait surtout pas qu'elle donne des idées à d’autres travailleurs...
Pour cela tout est bon, y comprit les plus grosses ficelles : «voyez ces grévistes, ils gagnent 2500 euros pour 2 heures 50 de travail par jour et en plus ils sont en grève». Qu'y a-t-il de choquant à ce qu’un conducteur, travaillant en horaires décalés et transportant en toute sécurité plusieurs centaines de milliers de voyageurs à chaque service, gagne 2500 euros et veuille améliorer son pouvoir d’achat ? Faut-il gagner le Smic, voire moins, pour avoir le droit moral de demander de meilleurs salaires ? Certains, au sommet de la société, n’ont pas toutes ces réserves morales.
Quant aux 2 heures 50 de conduite, ce chiffre est aussi malhonnête que si nous accusions le journaliste ayant mis en avant ce «scoop» de n’écrire qu’une heure par jour. En effet la journée de service d’un conducteur ne se limite pas à la conduite ; il faut d’abord faire les tests de sécurité du train, le manœuvrer, changer de bout aux terminus, attendre l’heure de départ dans des faisceaux, etc...
Pour toutes ces raisons, ce combat est notre combat, à la RATP comme ailleurs. Il n’y a aucune raison de ne pas se battre pour notre pouvoir d’achat.
Au NPA, nous nous battons pour que cette grève serve d’exemple dans d’autres entreprises afin qu’enfin cela ne soient pas les salariés, la classe ouvrière qui paye les pots cassés d’une crise
du capitalisme.
FLOPENHAGUE...
L’arrivée à Copenhague des chefs d’Etat aux dernières heures du sommet de Copenhague n’y aura rien changé. Le sommet international consacré aux changements climatiques aura été un échec de
bout en bout, puisqu’aucun des objectifs qu’on pouvait attendre pour éviter que la hausse de la température ne dépasse 2°C n’a été atteint.
Aucun accord contraignant les puissances industrielles à diminuer fortement leurs réductions de gaz à effet de serre n’a été établi. Le blocage persistant des Etats-Unis a pu s’appuyer sur l’absence de volonté de l’Union Européenne, chacun des deux puissances préférant stigmatiser la Chine, qui de son coté a continuellement renvoyé la balle vers les Etats-Unis.
Le débat sur les financements pour l’aide à l’adaptation des pays pauvres, les premiers menacés par les dérèglements climatiques, n’a pas non plus abouti à des propositions satisfaisantes, puisque si des engagements, au demeurant modestes, sont pris jusqu’à 2012, aucun plan de financement à long terme n’est envisagé, ce qui rend impossible toute planification de la lutte contre le réchauffement dans les pays du Sud.
En l’absence d’accord international, une déclaration politique renvoie à plupart des choix qui sont pourtant à opérer dès maintenant. Et on ne voit pas ce qui dans six mois ou un an aura changé. On estime déjà qu’au vu des propositions faites à Copenhague, la température devrait monter d’au moins 3 °C avant la fin du siècle. Les grands vainqueurs de ce sommet sont finalement les multinationales et les lobbys industriels, qui vont pouvoir continuer à polluer et à émettre des gaz à effet de serre, tout en profitant de l’aubaine créée par la finance carbone et les marchés de droits à polluer.
La proposition d’Evo Morales d’un tribunal de justice climatique pour juger ceux qui détruisent la Terre Mère s’en trouve d’autant plus légitimée. L’espoir est à chercher ailleurs. En effet, malgré une répression permanente des forces de l’ordre danoises, les mouvements sociaux et environnementaux n’ont pas cessé de manifester leur colère et leurs exigences, résumées dans les slogans « Changeons le système, pas le climat ! » et « Reprenons le pouvoir ! ».
L’immense manifestation internationale du 12 décembre et les actions qui ont suivi ont donné naissance à un mouvement global pour l’urgence climatique et la justice sociale.
Dans les semaines et les mois à venir, le NPA s’emploiera à renforcer et à construire un tel mouvement.
N’attendons pas des capitalistes qu’ils résolvent un problème qu’ils ont eux-mêmes créé, l’alternative énergétique est indissociable d’un projet anticapitaliste et antiproductiviste.
Les propos récents des dirigeants de l'État font système. Hortefeux à propos des musulmans : « C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes ». Sarkozy évoquant le résultat du référendum suisse sur la construction de minarets : « c'était l'illustration que les gens, en Suisse comme en France, ne veulent pas que leur pays change, qu'il soit dénaturé. Ils veulent garder leur identité ». Nadine Morano, lors d'un débat sur l'identité nationale, indiquant ce qu'elle attend « du jeune musulman » : « qu'il ne parle pas verlan, qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers ». Frédéric Lefebvre, apportant son soutien à Besson pour l’expulsion d’Afghans : «Alors que de nombreux pays du monde, dont la France, sont engagés en Afghanistan, qui pourrait comprendre que des afghans dans la force de l’âge n’assument pas leur devoir ? ».
Chasse aux sans-papiers, stigmatisation des immigrés, islamophobie : l'offensive raciste du gouvernement fait partie intégrante de ses réponses politiques à la crise actuelle. Elle tente de désigner des boucs émissaires pour que les véritables responsables puissent maintenir leur domination. Le débat sur « l'identité nationale et la fierté d'être français » est un outil pour mener cette politique.
La gauche sociale et politique doit contrer cette offensive. Les grèves actuelles de plus de 6000 salariés sans papiers s'inscrivent dans ce bras de fer. Elles méritent tout notre soutien et appellent à construire un mouvement de tous les salariés pour l'égalité et l'amélioration de nos droits.
Cela exige de régulariser tous les sans-papiers. Cela exige aussi de supprimer le Ministère de l'immigration et de l'identité nationale qui « a introduit dans notre pays un risque d’enfermement identitaire et d’exclusion dont on mesure, chaque jour depuis deux ans et demi, la profonde gravité » selon les termes d'un appel lancé par des chercheurs de l'EHESS.
Le NPA soutient cet appel et la perspective de préparer des initiatives le 4 février, jour de la remise du rapport de synthèse du « grand débat sur l’identité nationale ». Nous y affirmerons massivement notre camp, celui de l'antiracisme et de la justice sociale.

Pour tous les salariés obligés de travailler à temps partiel ou réduits à des petits boulots occasionnels, ce n'est pas cette augmentation dérisoire qui va leur dépasser le seuil de pauvreté.
Pour la quatrième année consécutive, le gouvernement a décidé qu'aucun coup de pouce ne sera donné au Smic.
Cette augmentation misérable est une véritable insulte à l'égard des salariés, un mépris affiché alors que dans le même temps des dizaines de milliards d'euros ont été mis à disposition des banquiers pour se renflouer, des patrons de l'automobile alors même qu'ils continuaient à licencier, et que l'emprunt décidé par N. Sarkozy va permettre aux financiers et aux banquiers de faire une culbute supplémentaire.
Pour le NPA, plus que jamais, par la convergence des luttes, les mobilisations, c'est un Smic à 1500 euros net, et une augmentation de 300 euros net pour tous qu'il faut à tous les salariés.
Emprunter aux banquiers pour donner...aux banquiers.
Hier, Sarkozy a annoncé ses cinq « priorités d'avenir » auxquelles seraient affectés les 35 milliards de son grand emprunt. Les objectifs se veulent ambitieux, l'enseignement supérieur, la recherche, l'innovation, l'environnement...Mais derrière les grands phrases sur « les filières d'excellence » ou « les campus d'excellence », Sarkozy livre ces dites priorités d'avenir aux banquiers et aux riches. Alors qu'il reviendrait à l'Etat de financer la recherche, l'enseignement supérieur, etc.., il abdique de fait ses responsabilités pour les confier aux intérêts privés des grands groupes de l'industrie et de la finance. L'Etat va ainsi emprunter aux financiers l'argent qu'il leur reversera en leur confiant la mise en chantier de ces projets.
L'Etat se dérobe parce que les caisses sont vides, nous le gouverenement. Mais les caisses sont vides à cause des milliards consacrés à subventionner patrons et banquiers. Et le remède de Sarkozy ne fait qu'aggraver le mal, accroître la dette de l'Etat. Le remboursement de la dette publique est déjà le deuxième poste de dépense du budget.
Pour financer le nouvel emprunt, le gouvernement va accentuer sa politique de suppression de postes, d'économie au détriment des services publics, de privatisation comme aujourd'hui celle de la poste. C'est une spirale sans fin qui entraîne une dégradation des conditions de vie de la grande majorité de la population.
La fuite en avant du gouvernement et des financiers conduit à la banqueroute. Il y a urgence à y mettre un coup d'arrêt pour défendre les services publics.
Lors du sommet économique Asie-Pacifique, les représentants de l’administration Obama ont déclaré qu’il était « irréaliste de croire qu’un accord international et légalement contraignant puisse être négocié entre aujourd’hui et le sommet de Copenhague ». Par ailleurs, ce sommet n’a finalement pris aucun engagement précis en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Les États-Unis comme de nombreux autres États refusent toute contrainte, tout objectif chiffré, et préfèrent reculer au plus tard les échéances, afin de laisser plus de marges de manœuvre à leurs entreprises. Ce ronron des négociations doit être bousculé par les mobilisations populaires.
RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE...
Le sommet international de Copenhague qui se tiendra en décembre prochain sera d’une importance capitale quant à l’avenir de la lutte contre les dérèglements climatiques et leurs conséquences sur les populations du globe. La dernière phase de discussion qui s’est déroulée à Bangkok montre les blocages opérés par les principaux pollueurs de la planète.
Alors que le dernier rapport des Nations unies analyse une aggravation des dérèglements supérieure à celle diagnostiquée par le Groupe international d’étudessur le climat (Giec) et qu’un récent rapport britannique montre que la température globale pourrait augmenter de 4°C d’ici 2060, les grandes puissances font tout pour ne pas être contraintes à opérer les changements nécessaires.
Ainsi, l’alliance entre les États-Unis et l’Union européenne vise à ficeler un accord sans objectifs contraignants, paré uniquement de belles promesses. D’un côté, ces puissances se fixent des objectifs inférieurs aux plus basses recommandations du Giec (l’Union européenne, par exemple), ou refusent tout engagement, comme les États-Unis, la Russie, le Canada ou la Nouvelle-Zélande. De l’autre côté, les grands pays en développement se disent prêts à s’engager sur des objectifs précis.
De fait, il s’agit là de revenir sur un des principes positifs du protocole de Kyoto, celui de la « responsabilité commune mais différenciée » qui enjoignait aux pays industriels de baisser leurs émissions de gaz à effet de serre en priorité, avant ceux du Sud.
Désormais, il s’agit pour les pays industriels d’imposer un accord impliquant à parts égales tous les États, sans tenir compte ni de leur responsabilité historiques ni des niveaux différents de richesses. Jean-Louis Borloo a beau jeu de parler d’un destin du monde qui se jouerait à Copenhague. Laisser le destin du monde dans les mains des industriels, des multinationales et des gouvernements à leur service ne pourra engendrer que de nouvelles catastrophes.
Qui va payer ?
Au-delà des engagements chiffrés et des moyens pour y parvenir, l’opposition se cristallise entre grandes puissances et pays les plus pauvres, dans lesquels les populations seront les premières menacées, sur la question des financements des fonds d’adaptation nécessaires aux pays pauvres, pour faire face au dérèglement climatique. Là encore, les pays industrialisés refusent d’acquitter leur dette. L’Union européenne propose par exemple que les financements de tels fonds proviennent pour 40 % de l’argent tirés des marchés du carbone, et que le restant des budgets soit à la charge à même hauteur des pays déveleloppés et des pays du Sud.
Autrement dit, les États, quelle que soit leur responsabilité, devront payer la même chose, et surtout la majeure partie de ces fonds reviendra à des mécanismes non seulement inefficaces mais qui de surcroît sont un nouvel outil pour l’impérialisme et permettent aux pays industrialisés de se défausser sur ceux du Sud. Les peuples de ces pays sont ainsi doublement piégés : par l’argent qu’ils devront verser et par la délocalisation des réductions de gaz à effet de serre qui seront à leur charge.
Les propositions des pays africains s’orientent vers une autre logique, puisqu’ils proposent de prélever 5 % du PIB des pays développés pour alimenter les fonds d’adaptation.
De plus, les puissances impérialistes souhaitent que ce soient les institutions à leur service et dans lesquelles elles sont majoritaires qui gèrent ces fonds, en particulier la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. Quand on connaît les plans d’ajustements structurels imposés par de telles institutions, on ne peut que refuser fermement une telle perspective.
Droits des peuples ou droit du plus fort ?
Ne soyons pas naïfs sur les velléités de nombreux gouvernements du Sud de lutter radicalement contre les changements climatiques. Cependant, il est certain que l’unité des pays industrialisés est une arme de guerre contre leurs peuples et qu’ils ne peuvent accepter passivement ce qu’on veut leur imposer.
Mais désormais, c’est d’abord sur l’alliance des peuples, des indigènes, des mouvements sociaux et environnementaux qu’il faut s’appuyer, en toute indépendance vis-à-vis des États. Une manifestation a eu lieu à Bangkok le 5 octobre qui a rassemblé les populations thaïes menacées par de gros projets industriels (barrages, centrales…), la coalition Climate Justice Now, le réseau Via Campesina et des délégations internationales. I
l est urgent de donner le plus d’ampleur possible à ce type de mouvements pour dénoncer les premiers responsables et pour défendre un plan d’urgence de sauvetage du climat à l’échelle internationale.
D’ici à décembre, informer sans relâche et mobiliser sur ces enjeux primordiaux sera une tâche prioritaire pour les militants du NPA, et pour bien d’autres, afin, tout simplement, de faire de ce monde un monde vivable, égalitaire et démocratique.
Maintien du bouclier fiscal, suppression de la taxe professionnelle pour les entreprises soit un bonus de plus de 11 milliards, entreprises qui vont continuer à bénéficier de l'apport de dizaines de milliards d'euros au titre des aides publiques et des exonérations de cotisations sociales.
Dans le même temps, l'impôt sur les sociétés continue sa dégringolade et la TVA, l'impôt le plus injuste puisqu'il frappe indistinctement tous les consommateurs quel que soient leurs revenus, représente plus de 50% des recettes fiscales.
Par contre, ce budget sanctionne la poursuite et l'accélération des suppressions d'emplois dans la fonction publique et singulièrement l'éducation nationale qui va perdre 16 000 postes sur les 33 754 postes de fonctionnaires qui disparaissent. Au lieu de défendre l'emploi, comme le répète Ch. Estrosi, le ministre de l'industrie, le gouvernement est bien le premier licencieur de France.
Avec la mise en place de la taxe carbone c'est une ponction fiscale supplémentaire sur la population car chacun sait que les compensations ne seront pas à la hauteur des prélèvements effectués alors que les entreprises seront exonérés ou plus faiblement imposées.
Le budget 2010 est un budget injuste socialement. Il est bien le reflet des choix politiques en faveur du patronat et des couches sociales privilégiées fait par N. Sarkozy et son gouvernement.
Les élections législatives au Portugal ont changé le panorama
politique. Le Parti Socialiste, qui en 2005, avec 45% de voix, avait eu
la majorité absolue de députés, a maintenant perdu plus d’un
demi-million de voix et tombe a 36,56%. Même en étant le
vainqueur, il est en minorité au Parlement. C‘ est la seule force
politique qui a perdu des mandats par rapport à 2005 (96 contre 121).
Le résultat du PS est le plus
bas depuis 1991. C‘est sans aucun doute le résultat de ses
politiques anti-sociales, d’une majorité absolue arrogante
qui a choisi de sauver les banquiers des faillites au lieu
d’établir des politiques publiques pour la banque, qui a fait passer
une loi du travail qui a fait sourire l’ancien ministre de Durão Barroso.
Le code/paquet de travail rend plus facile les licenciements dans
un pays qui a prés de 600000 chômeurs dont la moitié ne reçoit
pas d’allocation chômage et la précarité devient la règle.
Un gouvernement qui a fait la guerre ouverteaux enseignants et
aux fonctionnaires comme aucun auparavant ne l’avait fait.
Le PSD (centre, libéral), tout en gagnant 3 élus par rapport à 2005, a
cependant eu un de ses plus mauvais scores de toujours. Qui en a
bénéficié ? C’ est le parti de droite, le PP, qui devient la 3ème force
politique (alors qu’en 2005 il était en 4ème position). Le PC est passé
de 3ème à 5ème force politique.
Le Bloc de Gauche est la force qui a le plus augmenté par rapport à
2005: plus d’un demi-million de voix (557109) dans un pays de un peu
plus de 9 millions d’ électeurs, 192679 de plus que en 2005. Il passe
de 5ème à 4ème force politique (en étant la 3ème dans un grand
nombres des principales villes). Au niveau national/global, le score
est passé de 6,38% à 9,85% et le nombre d‘ élu(e)s de 8 à 16. En plus,
tandis qu’en 2005, les député(e)s élus venaient des circonscriptions
de Lisbonne (4), Porto (2) et Setúbal (2), cette fois-ci nous avons des
élu(e)s dans 9 des 20 circonscriptions : 1 élu(e) à Aveiro, Braga,
Coimbra, Leiria, Santarém et Faro, une élue de plus à Porto et à
Lisbonne. En tout, 6 femmes et 10 hommes. Le Bloc pèsera dorénavant
encore davantage dans la vie politique portugaise et dans les luttes à
venir. Au Parlement, avec ses 16 élu(e)s mais aussi et surtout dans les
luttes, puisque nous avons eu la confiance de plus d’ un demi-million
de voix, ce qui est le résultat d’une campagne intense, de contacts
permanents avec les travailleurs et les secteurs populaires et d’ un
programme anti-capitaliste clair avec des propositions concrètes et
alternatives face à celles du PS et du PSD.
Le trois objectifs que le Bloc s´était imposé pour cette campagne se
sont tous accomplis : 1) empêcher une nouvelle majorité absolue;
2) augmenter le nombre de voix par rapport à 2005; 3) augmenter le
nombre d’ élus...
Au Parlement, le Bloc et le PC ont ensemble 31 élus, représentant
plus de 18% des voix. Jamais à la gauche du PS un résultat pareil
ne s´était produit. Le PS, en minorité au Parlement, va être obligé de
choisir de faire passer ou des propositions à gauche, comme celles
que nous présenterons et qui découlent de notre programme et de
notre mandat- entre autres, par exemple, abroger la loi du travail,
imposer un impôt sur les grandes fortunes pour financer la sécurité
sociale - ou bien de s’allier à la droite réactionnaire que le PP représente.
Après ces élections, le cadre politique est plus polarisé, à droite
et à gauche. La lutte politique et sociale va s'accroitre dans les
mois à venir. Et le Bloc est plus fort que jamais...
Alda Sousa.
Jeudi 17 septembre, 3 000 salariés de la filière automobile manifestaient de la gare du Nord à l’Opéra, puis jusqu’à la place de la Bourse de Paris. Cette manifestation marque de la meilleure des façons la rentrée sociale par ses mots d’ordre, la combativité et la détermination des participants.
Les salariés engagés depuis des mois dans la lutte contre les licenciements et les fermetures de sites se sont retrouvés avec les équipes militantes de la filière automobile (Goodyear, Continental, Michelin, Dunlop, Delphi, PSA Poissy et Aulnay, Renault Cléon, Le Mans et Guyancourt, Ford Blanquefort, GM Strasbourg, Freescale, Molex, New Fabris), des syndicats de Solidaires et de la CFDT.
La manifestation réclamait l'arrêt des sanctions et des poursuites contre les Conti et tous les salariés en lutte, l'interdiction des licenciements, dénonçait les logiques financières et l'aggravation des conditions de travail et proclamait la nécessité de la convergence des luttes.
À l'arrivée, l'esplanade de la Bourse était largement remplie et certains en ont profité pour une visite rapide du symbole des jeux financiers.
Les directions fédérales et confédérales qui avaient, dans les jours précédents, dépensé plus d’énergie pour décourager que pour construire, entravant ainsi le développement de la mobilisation, ont été fort discrètes pendant la manifestation. Mais elles avaient bien l’intention de reprendre la main au cours du meeting final. Mal leur en a pris, car la détermination des Conti et des Goodyear a imposé la prise de parole par les leaders de ces deux luttes. C’est à ce moment que la profonde coupure entre les appareils et les équipes en lutte a éclaté : discours soporifiques sur la Sécurité sociale professionnelle, contre les excès du capitalisme financier, revendication d’une politique industrielle fondée sur l’emploi d’un côté, interventions combatives et bruyamment soutenues par les salariés pour les deux camarades dénonçant la casse de l’emploi, la répression et insistant sur la nécessité de la solidarité et de la coordination des luttes. Ils ont terminé en demandant aux confédérations d’organiser la nécessaire centralisation des luttes pour faire reculer patronat et gouvernement. Cet appel à l’unité n’effaça pas les grimaces hargneuses sur les visages des dirigeants fédéraux.
Certes la coordination des luttes reste compliquée en raison de la disparité des combats engagés, de leur caractère relativement éphémère, des résultats inégaux. Pourtant la rencontre des expériences, des histoires, la confrontation des tactiques et des stratégies dans des mobilisations concrètes, réelles, sont des pas en avant significatifs.
La coordination de tous les salariés engagés dans ces batailles est indispensable. Cependant, si les équipes militantes en sont convaincues, il reste à construire des initiatives permettant d’élargir la mobilisation et à trouver les revendications, les mots d’ordre, les initiatives qui rassemblent tous et toutes pour modifier le rapport de forces en faveur des travailleurs. Ce « tous ensemble » doit se construire sur l’interdiction des licenciements, l’expropriation des licencieurs, les augmentations uniformes des salaires, la lutte contre la dégradation des conditions de travail et le soutien concret aux dizaines de luttes qui se développent jour après jour.
Il faut travailler patiemment à consolider les liens fragiles tissés, à aller vers des coordinations régionales capables de peser dans les luttes au fur et à mesure de leur développement et poser les jalons d’une centralisation des mobilisations. Le meeting de soutien aux Conti à Compiègne (Oise), le 26 septembre sera l’occasion, en manifestant notre solidarité, de poursuivre la construction du « tous ensemble ».
Collectif automobile du NPA
Cette augmentation des prélèvements fiscaux sur les consommations de pétrole, de gaz et de charbon, sera répercutée sur l’achat de carburant et de différents biens et services, et ponctionnera un peu plus les usagers sans permettre pour autant de changer fondamentalement les modes de consommation.
Dans le même temps, le choix d'exonérer l'électricité, produite par l'industrie nucléaire réputée (à tort) ne pas produire de gaz à effet de serre, l'exonération de certaines entreprises disposant de quotas gratuits sur le marché des droits à polluer européen, ainsi que le prix volontairement bas de la tonne de CO2 permettront aux entreprises de conserver leurs modes de production polluante.
Alors que le gouvernement multiplie les cadeaux aux entreprises (suppression de la taxe professionnelle, exonération des heures supplémentaires…etc), la taxe carbone est une nouvelle façon de faire payer aux salariés la facture de son irresponsabilité tout en préservant les profits des plus gros pollueurs.
Cette taxe n'est qu'un emplâtre qui masque la nécessité d'un véritable contrôle de ce que nous produisons et des modes de productions, la nécessaire recherche de la sobriété énergétique, la reconversion énergétique sans nucléaire, un plan de rénovation massif de l'habitat et la réorientation de nos modes de transport en développant des transports en commun gratuits.
Il n'y a rien de bon à attendre socialement et écologiquement de cette taxe carbone.
Le NPA appelle les personnes, associations, syndicats et organisations qui partagent cette position à se retrouver pour un front commun d’opposition et de propositions alternatives qui
répondent enfin aux enjeux cruciaux en cette période.
Le gouvernement envisage une hausse du forfait hospitalier de 25%.
Il passerait ainsi de 16 à 20 euros. Les déremboursements répétés et cumulatifs de médicaments, les augmentations prévisibles et déjà annoncées des tarifs des complémentaires de santé sont des coups bas contre les malades, d’autant plus graves, dans le contexte de montée du chômage, de la précarité et de pandémie. Mais, une fois de plus, le gouvernement choisit de faire les poches des salariés, de tous ceux qui doivent avoir recours au système de santé.
Le déficit de la Sécu n’est qu’un prétexte. La Sécu est pillée par le gouvernement et les patrons. En 2008, les exonérations de cotisations se montaient à 31,1 milliards d’euros, la dette de l’Etat envers la Sécu de 3,6 milliards, celle des employeurs de 2,15 milliards.
Les licenciements et le chômage, les bas salaires ce sont des milliards de cotisation en moins pour les caisses de la Sécurité sociale. On ne peut pas laisser passer sans réagir ces nouvelles atteintes au droit à la santé pour tous et toutes.
Le NPA propose aux collectifs de défense de la santé et des hôpitaux, aux associations de malades, aux syndicats, aux partis de gauche d’agir ensemble contre ces nouvelles atteintes au droit à la santé.
Tous ensemble mobilisons nous, tous ensemble nous ferons échec au gouvernement !
Construisons la rentrée des luttes !
Au lendemain de quelques semaines de vacances, durant lesquelles bon nombre n'ont pas quitté leur cité, beaucoup de salariés sont rentrés la peur au ventre devant la valse des licenciements et des fermetures d'entreprises qui continuent et frappent toutes les régions.
Reprise des profits
Qu'on est loin des préoccupations de la majorité de la population quand les médias serinent que la reprise est là. La Bourse remonte, les profits des grandes entreprises ne connaissent pas la récession, les dividendes distribués aux actionnaires progressent et on voit refleurir les bonus mirobolants pour les traders des banques: 21 milliards d'euros de profits au premier semestre pour 28 grandes entreprises, 60 milliards pourraient être atteint par les 40 premières en 2009, 500 années de salaire moyen pour chacun des 5 meilleurs traders...
Les patrons fêtent leurs succès à l'université d'été du Medef et y préparent leurs prochaines attaques comme Michel Pébereau, le patron de la BNP qui a reçu 5 milliards de l'Etat, en a donné un à ses traders, fait 3,6 milliards de bénéfices et proclame que "la crise est une période bénie pour les entreprises" ou encore Guillaume Sarkozy – le frère – qui déclare que pour financer les retraites, il faudra que "les vieux travaillent", ce que Laurence Parisot confirme en exigeant pour 2010 un nouveau report de l'âge de départ.
Reprise du chômage
Cette reprise des profits, c'est le sang et les larmes des travailleurs qu'on licencie ou qu'on épuise et brise au travail comme ces 22 salariés de France Télécom qui se sont suicidés depuis février 2008. Six cents mille chômeurs de plus sont prévus pour 2009, 1,5 million au chômage partiel, 60 000 PME menacées de fermeture et de l'autre côté, des cadences infernales, le travail du samedi banalisé, le travail du dimanche autorisé, des salaires bloqués et une majorité de jeunes salariés condamnés à la précarité et au chômage avec un taux de 23,9% pour les 15-24 ans, en progression de 5,2% sur un an.
Qu’on est loin également, dans les entreprises et les quartiers, de l'UMP qui n'a d'autre souci que de remplacer la taxe professionnelle payée par les patrons par une taxe carbone payée par tous, mais aussi du PS et du Modem qui en cette rentrée affichent comme seule préoccupation les présidentielles de 2012 !
Rentrée des luttes
Alors, faisons notre rentrée en nous saisissant de l'appel des fédérations CGT chimie et métallurgie à manifester le 17 septembre. Donnons à cette journée plus de force à l'exemple des ouvriers des entreprises en lutte les plus emblématiques, de Continental à Goodyear, qui y appellent également, pour aller vers une coordination des mobilisations et faire de la rue l'université d'été pour l'unité de tous ceux qui ne veulent pas payer la crise.
NON à la TAXE CARBONE !
Au point que des responsables politiques des Verts et d'Europe écologie, au nom d'une soi-disant fiscalité écologique, se retrouvent contraints de témoigner en faveur de Sarkozy à l'issue de leur réception à l'Elysée.
Autant, il est juste d'avoir une politique pour lutter contre le réchauffement climatique et donc de prendre des décisions, autant la taxe carbone, telle qu'elle est envisagée aujourd'hui par le gouvernement, et quelle que soit la valeur attribuée à la tonne de CO2 est irrecevable.
Pour le NPA, mais aussi pour d'autres partis ou associations de consommateurs, il s'agit d'un hold-up fiscal qui ne dit pas son nom et qui va taxer uniquement les consommateurs, leur rendre encore plus onéreux l'accès à l'énergie et permettre au gouvernement de liquider la taxe professionnelle.
Madame Parisot, la présidente du MEDEF, a le culot, aujourd'hui, de réclamer un chèque vert pour les entreprises alors que beaucoup d'entre elles fortement émettrices de CO2 seront exclues de cette fiscalité au titre de la compétitivité économique. Elles continueront à bénéficier du droit à polluer.
A qui fera-t-on croire que les salariés, les consommateurs de ce pays, exclus des choix économiques, ont vraiment le choix du mode transport que ce soit en milieu rural, en zone urbaine ou péri-urbaine alors que des lignes de chemins de fer sont fermées en régions, que les transports en bus ou en car sont notoirement insuffisants et inconfortables.
La taxe carbone, impôt supplémentaire pour les salariés et les consommateurs, ne doit pas voir le jour. Cette taxe carbone, non seulement est injuste socialement, mais de plus elle est
inefficace car elle ne s'attaque pas à l'organisation capitaliste de la production et de la société, cause principale du réchauffement climatique.
LA LUTTE DES CLASSES N'A PAS PRIS DE VACANCES !
Malheureusement, c’est du côté des patrons et du gouvernement que l’activité a été la plus
intense. De Molex à Chaffoteaux, les annonces de licenciements et de fermetures d’entreprises ont redoublé. Malgré les déclarations sur la « reprise », la crise économique n’est pas
finie et, surtout, les patrons n’ont pas fini de la faire payer aux salariés tout en continuant à s'en mettre plein les poches comme l'ont montré les milliards promis aux traders de la BNP.
Après les intérimaires et les précaires, premières victimes des suppressions d’emploi, ce sont tous les salariés qui sont en danger.
La répression non plus n’a pas fait de pause avec les licenciements de grévistes d’Edf-Gdf ou l’intervention des CRS pour évacuer 3 salariés à l’usine Legré-Mante à Marseille. Dans les quartiers populaires, le harcèlement policier s’ajoute aux ravages de la précarité et du chômage.
Le gouvernement a poursuivi ses attaques contre les droits des salariés. Alors que les services publics, de la Poste aux hôpitaux en passant par l’Education Nationale, sont détruits par la privatisation et les suppressions d’emplois, la loi de mobilité dans la fonction publique menace directement les fonctionnaires de licenciement et permet le recours à l’intérim. La loi autorisant le travail du dimanche dégrade les conditions de vie et de travail.
Le cynisme de ce gouvernement n’a pas de limite.
C’est au nom de l’égalité que le gouvernement veut réduire le niveau des retraites pour les femmes salariées. Alors que les retraitées sont nombreuses à finir leurs jours dans la misère, il s’en prend à une compensation accordée aux mères qui était déjà loin de combler les inégalités vécues par les femmes.
C’est au nom de l’écologie qu’il nous prépare, avec l’aide de l’ancien premier ministre socialiste Michel Rocard, une taxe carbone aussi socialement injuste qu’écologiquement inefficace. Ce qu’il prend d’une main aux plus modestes qui n’ont d’autre choix que d’utiliser leur voiture pour aller travailler ou de consommer de l’énergie pour chauffer leurs logements mal isolés, il le redistribuera aux patrons grâce à la suppression de la taxe professionnelle elle aussi à l’ordre du jour.
Heureusement, l’été a aussi été marqué par la résistance grâce aux salariés de Molex lockoutés par leur patron voyou, à la manifestation le 30 juillet à Châtellerault réunissant autour des New Fabris de nombreuses délégations solidaires, aux petits paysans et producteurs de fruits et de légumes…
Le mois de septembre débute par une provocation, la condamnation à des peines de trois à cinq mois de prison avec sursis contre six ouvriers de l'usine Continental de Clairoix, poursuivis pour le saccage de la sous-préfecture de Compiègne en avril, alors qu’ils luttaient pour sauver leurs emplois.
Plus que jamais l’heure est à l’unité dans et pour les mobilisations, à la coordination des luttes pour donner à ce gouvernement la réponse qu’il mérite.
MOLEX DOIT ETRE REQUISITIONNE !
Les travailleuses et travailleurs de Molex en grève depuis le 7 juillet seraient-ils en passe de gagner leur pari : mettre legouvernement Fillon devant ses responsabilités et le contraindre à faire pression sur les actionnaires de la multinationale états-unienne pour qu’ils cèdent à l’exigence des grévistes de la poursuite de la production sur le site de Villemur-sur-Tarn et du maintien de tous les emplois, les « 283 Molex » et la trentaine d’intérimaires ?Il y a quelques semaines, la révélation que la banque nord-américaine Goldman Sachs allait verser des faramineux bonus à ses «traders» avait fait scandale.
Certains mauvais esprits n'avaient d'ailleurs pas manqué de faire remarquer que cette banque n'hésitait pas à consacrer à ses professionnels de la spéculation une somme équivalente à ce que l'ensemble des pays du G20 s'étaient résignés à consacrer à la lutte contre la pauvreté et la faim dans le monde...
En France, les dirigeants politiques – à commencer par C. Lagarde, ministre de l'Economie – avaient alors rivalisé de déclarations vertueuses, indignées... et parfaitement hypocrites !
Car cette semaine, c'est BNP Paribas qui est prise la main dans le sac. Et là, les premières déclarations gouvernementales sont pour le moins évasives !
Le scénario à l'œuvre est pourtant lumineux.
Acte 1 : portée à son paroxysme par le système des bonus, la spéculation boursière – comme les autres banques, BNP Paribas y participe allégrement - déclenche une crise économique mondiale sans précédent.
Acte 2 : les Etats volent au secours des principaux banquiers, en garantissant leurs activités et en injectant des sommes considérables d'argent public. Sans aucune contrepartie. BNP bénéficie ainsi de 5 milliards d'euros.
Acte 3 : dirigeants et traders de BNP Paribas - mais ceux des autres banques devraient suivre - se sucrent grâce à un nouveau plan de bonus à hauteur d'un milliard d'euros. Aux frais des contribuables, donc...
Le cynisme et l'arrogance des banquiers illustrent une nouvelle fois le caractère grotesque des déclarations sur la «régulation» ou la «moralisation» du capitalisme.
Le NPA rappelle qu'une issue à la crise favorable au monde du travail et aux couches populaires passe par la nationalisation sans indemnisation des banques privées et la constitution d'un service public assurant le monopole de la distribution du crédit.
| Décembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||